Le documentaire qui éclaire les relations secrètes d’Emmanuel Macron avec l’Algérie

« On dit souvent que les routes de l’Élysée passent par Alger ». Le groupe indépendant « Off Investigation » présenter en avant-première son prochain documentaire : « Macron l’algérien, en marche…vers le cash ? ». Une enquête signée Jean-Baptiste Rivoire et Yanis Mhamdi.

En février 2017, en pleine campagne présidentielle, Emmanuel Macron se rend à Alger. Mais au lieu de rencontrer des représentants de la société civile, il se contente de voir des officiels et, plus discrètement, des affairistes proches du pouvoir. Dès lors, il va constamment soutenir le régime, même au plus fort du « Hirak », quand treize millions d’algériens défilaient dans toute l’Algérie contre un cinquième mandat du vieux président Abdelaziz Bouteflika. Emmanuel Macron a-t-il offert sa protection à un régime militaire corrompu et discrédité, en échange de soutien financier?
 
À travers des témoignages inédits tels que : Xavier Driencourt (ancien ambassadeur de France à Alger), Bernard Cheynel (ancien vendeur d’armes français décédé début 2022), Jean-Pierre Mignard (membre de la délégation d’Emmanuel Macron à Alger en 2017) ou encore des sources proches du pouvoir algérien. Mais aussi le travail des journalistes et écrivain : Omar Benderra (Algeria Watch), Marc Endeweld (journaliste),  Nicolas Beau (Mondafrique.com), Abdou Semmar (journaliste algérien réfugié politique en France), et Antton Rouget (Mediapart), Off Investigation lève le voile sur cette face sombre de la Françalgérie.
 
 

2 COMMENTS

  1. Off Investigation, un groupe de journalistes français indépendants, a diffusé ce soir sur leur site, le documentaire « Macron, l’Algérien, en route pour le cash ». Une enquête très instructive qui permet de comprendre pourquoi Macron ne faillit jamais dans son soutien et sa compréhension du pouvoir d’Alger. Contrairement à d’autres sujets où il dit tout et son contraire, selon les préceptes du « en même temps ».
    Comme Mitterrand, Chirac, qui ont été cherché de l’argent en Algérie pour financer leur campagne, comme Sarkozy (lui, c’était chez Kadhafi), le candidat Macron, accompagné de Benalla, a donc traversé la Méditerranée en février 2017, pour trouver les fonds. Une démarche que Djouhri, l’artisan de ce voyage, a résumé ainsi dans un livre: « Macron, c’est un pote. Je lui ai filé 18 millions d’euros. » Et qu’il ne confirme pas aujourd’hui car après son arrestation et sa condamnation par la justice française pour l’ensemble de son oeuvre, il a bénéficié, heureux hasard, d’une libération conditionnelle qui lui permet de couler des jours heureux en Suisse. Le documentaire, s’il n’apporte pas de preuves irréfutables, liste une série d’indices graves et concordants qui auraient pu intéresser la justice. Mais le directeur du CNAPS, une police administrative qui avait enquêté sur cette affaire, l’a classée sans suite. Logique, en 2018, Macron avait nommé un nouveau patron de ce service. Ce financement explique donc l’appui sans faille du président français au pouvoir des Généraux, même quand 13 millions d’Algériens étaient dans la rue, ses déclarations sur la guerre d’Algérie « crime contre l’humanité ». Une seule fois dans son quinquennat, Macron a failli dans son soutien face à un public de jeunes. Ce qui lui a valu une vive réaction d’Alger marquée par le rappel de l’ambassadeur. Et ce commentaire du ministre algérien des Affaires Etrangères, qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd: « Il n’y a pas d’offrandes à sens unique! » On retiendra aussi de ce documentaire la précocité de Macron à se livrer à des actes aussi tordus (on peut aussi dire, la prédisposition), car Mitterrand, Sarkozy ou Chirac étaient beaucoup plus âgés et expérimentés quand ils ont emprunté le même chemin.

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