Le bras droit du Président Tebboune mouillé dans une affaire de corruption

Le général-major Abdelkader Lachkhem, l’ex-puissant patron des Transmissions du Ministère de la Défense Nationale, qui sous Gaïd Salah avait été l’homme clé de l’élection d’Abdelmadjid Tebboune, est finalement placé en détention, entrainant dans sa chute le bras droit du Président algérien, Boualem Boualem
 
Les épurations qui se succèdent au sein de l’armé algérienne fragilisent le pouvoi
 
Le général Lachkam, le haut gradé qui avait obtenu que le site Mondafrique soit censuré en Algérie, jouait un rôle éminent auprès de l’ancien Chef d’Etat Major, Gaïd Salah, aujourd’hui décédé. C’est lui qui imposa en décembre 2019 la candidature d’Abdelmadjid Tebboune et assura son élection grâce à sa mainmise sur la transmission des résultats du scrutin dans out le pays.
Dans l’épuration qui succéda à la disparition de Gaïd Salah,le général Lachkam fut limogé en juillet 2920, mais il fut relativement épargné. C’est qu’il bénéfcia alors  auprès d’un Tebboune qu’il avait fait élire, de sérieux appuis. Le général Lackhem,  poids lourds du clan Gaid Salah, est l’allié et l’ami intime de Boualem Boualem, bras droit du président algérien.
Boualem Boualem est nommé au Palais Présidentiel d’El-Mouradia par décret présidentiel du 20 janvier 2020, conseiller chargé des affaires juridiques et judiciaires. Un poste qui lui permet de se réunir régulièrement avec Abdelmadjd Tebboune. Cette proximité se renforcera de jour en jour au point où le discret Boualem Boualem, dont il n’existe pratiquement aucune photo, est devenu le conseiller le plus proche d’Abdelmadjid Tebboune.
 
Le bras droit de Tebboune menacé
 
La nouvelle, la voci: Boualem Boualem est cité désormais dans le gros dossier de dilapidation de deniers publics et de corruption qui permet à la Cour militaire de Blida, de metre en cause le général Lachkhem.
 
Les deux hommes sont liés depuis toujours. C’est le haut gradé qui, dans un premier temps,  a permis à Boualem Boualem de survivre à la purge au sein du clan Bouteflika alors que ce dernier gérait les services des écoutes du pouvoir algérien. C’est ensuite Boualem Boualem qui, nommé aux cotés de Tebboune président, est intervenu à maintes reprises auprès de son patron pour qu’il demande aun nouveau chef d’état major, le général Chengriha, d’épargner Lachkhem lors de la grande purge qui démarra à l’hiver 2020 contre le clan Gaid Salah. 
 
Et c’est ainsi que le général-major Lachkhem a pu échapper à une incarcération à la fin du mois d’avril 2020 alors que Wassini Bouazza, ex-patron de la DGSI algérienne, avait été placé en détention à la suite d’une enquête de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA).
 
Mais l’influence de Boualem Boualem de bénéficier a singulièrement diminué depuis la maladie et l’hospitalisation de Tebboine en Allemagne. La DCSA (services secrets de l’armée) a pu avancer dans son enquête en trouvant des éléments concrets contre le général-major Lackhem qui a fini par être incarcéré au début de ce mois de mars. Maintenant, la DCSA s’intéresse de près à Boualem Boualem et prépare tout un dossier d’inculpation.
 
Le clan Tebboune vacille plus que jamais. Comment un président élu grâce au soutien de l’ex patron de l’armée, Gaïd Salah, aujourd’hui décédé, peut-il survivre à l’épuration qui jette en prison tous ceux qui ont été proches du général en chef?