L’attaque d’un groupe rebelle dans le nord du Niger

Le fondateur de l'Union des Forces Patriotiques pour la Refondation de la République

Un gendarme a été tué et trois autres blessés, dans la nuit du 14 au 15 juin, par un groupe armé dirigé par Mahmoud Sallah, ancien syndicaliste étudiant, dans la région désertique du Djado à l’extrême nord du Niger. 

« L’Union des forces patriotiques pour la Refondation de la République », qui rassemble essentiellement des combattants de l’ethnie toubou, est née il y a deux ans à la frontière entre le Niger et la Libye. Elle avait surgi dans le débat politique avant les élections présidentielles de 2021.

L’appel aux forces de sécurité

Son jeune fondateur Mahmoud Sallah, ancien syndicaliste étudiant et ancien militant de l’opposition, a qualifié cette attaque d’avertissement à l’endroit des forces de sécurité du Niger. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux où on le voit en treillis, au milieu d’un groupe d’une dizaine d’hommes armés, il demande aux forces de défense et de sécurité du Niger de « prendre leurs responsabilités » contre le régime au pouvoir.

« Les forces de défense et de sécurité ne sont pas notre ennemi. Nous n’avons rien contre les forces de défense et de sécurité. Seulement, ils doivent faire le travail qui est le leur. De tous temps au Niger, depuis les indépendances, ils sont toujours intervenus pour rétablir l’ordre. Et l’ordre n’a jamais été menacé à ce point dans le pays. Alors ils doivent s’assumer et prendre leurs responsabilités pour nous éviter une guerre inutile et fratricide. Ou ils seront derrière ce régime corrompu, ce régime de prédation et nous les traiterons comme une milice progouvernementale », a déclaré Mahmoud Sallah à la caméra.

«L’opération du Djado est un avertissement. Il y aura des opérations et nous continuerons à nous battre pour la dignité du peuple nigérien. La résignation ne résoudra rien et nous refusons la servitude que veulent nous imposer Mahamadou Issoufou, ses alliés et ses partisans », a-t-il poursuivi.

Après une année d’observation du successeur et héritier de Mahamadou Issoufou, Mohamed Bazoum, élu au printemps 2021, le leader de l’UFPR a décidé de reprendre l’offensive. Les gendarmes ont été pris pour cibles en raison de la proximité de leur corps avec le parti au pouvoir, semble-t-il.

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