‘L’Algérie et la Régence ottomane’, ce jeudi soir à l’IMA

La régence d'Alger en 1650.
Province sous la régence ottomane de 1587 jusqu’à 1830, l’Algérie a toujours bénéficié d’une grande autonomie. Dans ce vaste territoire vivaient des populations diverses, généralement affiliées à des tribus et encadrées par des confréries religieuses. C’est au sein de ces dernières que naîtra la résistance à la colonisation française, avec un chef inattendu à sa tête : Abdelkader ibn Muhieddine, savant soufi qui devient chef militaire. La table ronde inaugurale de ce cycle se propose de (re)découvrir cette période fondamentale, bien que souvent méconnue, de l’histoire algérienne.

Programmé dans le cadre des Jeudis de l’IMA et confié à l’auteur, traducteur et chercheur Victor Salama, « le cycle « L’Algérie par-delà la période coloniale » propose de redécouvrir l’histoire de l’Algérie avant l’invasion de la France en 1830, mais aussi de se familiariser avec la société postcoloniale algérienne dans toute sa diversité. Une exploration en cinq rendez-vous des dynamiques parfois méconnues de la société algérienne d’avant et après la période coloniale, de sa diversité culturelle et politique et des grands enjeux contemporains.

Intervenants

Alain Messaoudi
Alain Messaoudi est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Nantes, membre du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA). Ses travaux portent sur les échanges entre le monde arabe et l’Europe depuis le XIXe siècle, en matière de savoirs (Les arabisants et la France coloniale (1780-1930). Savants, interprètes, médiateurs, Lyon, ENS Éditions, 2015) et dans le domaine de l’imaginaire et de la culture visuelle.

Allain Messouadi

Salma Warscheid Hargal
Salma Hargal est chercheuse au sein de l’équipe ERC Slavevoices de M’hamed Oualdi à Sciences Po. Ses travaux portent sur l’histoire sociale de l’Empire ottoman qu’elle étudie à travers des sources en turc ottoman, en arabe et dans les langues occidentales. Auteure d’une thèse consacrée aux communautés algériennes dans l’Empire ottoman entre 1830 et 1918, elle travaille actuellement sur l’abolition de l’esclavage dans la Libye du XIXe siècle.

Salma Warscheid Hargal.

M’hamed Oualdi
M’hamed Oualdi est professeur d’histoire du Maghreb moderne et contemporain à Sciences Po (Centre d’Histoire). Il conduit un projet de recherches collectif sur les fins des esclavages au Maghreb, financé par le Conseil européens de la recherche (ERC). Son dernier livre, A Slave Between Empires. A Transimperial History of North Africa est paru chez Columbia University Press en 2021.

M’hamed Oualdi. Photo:Nordine Chakri.

Ahmed Bouyerdene
Ahmed Bouyerdene est chercheur en histoire, auteur et docteur en études méditerranéennes et orientales de l’Université de Strasbourg. Il est également diplômé de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (DNSEP, 1994). Chercheur associé à l’IREMAM, membre de la chaire Unesco « Emir Abdelkader pour les Droits de l’Homme et la Culture de Paix », il a été le conseiller scientifique de l’exposition « Abd el-Kader » du Mucem. Son dernier ouvrage est Abd el-Kader, fragments d’un portrait (Albouraq, 2022).

Ahmed Bouyerdene. Photo: Nordine Chakri.

Modératrice

Modéré par Nathalie Funès, journaliste à l’Obs depuis vingt ans. Elle est l’auteure de deux ouvrages sur l’Algérie coloniale, « Mon oncle d’Algérie » (Stock, 2010), « Le camp de Lodi » (Stock, 2012), et co-auteure de « L’affaire Maurice Audin, réparer l’injustice » (IFJD, 2019).

Renseignements

Institut du Monde Arabe, jeudi 29 septembre 2022, 19h: https://www.imarabe.org/fr/rencontres-debats/l-algerie-et-la-regence-ottomane

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

2 COMMENTS

  1. Les Turques (ottomans) étaient des pirates européens reconvertis à l’islam qui écumaient la mer méditerranée. Pour se défendre contre l’attaque des Espagnols, les kabyles de Jijel firent appel à leur service de mercenaires (comme l’actuel Wagner au Mali). Ils n’étaient pas des envahisseurs proprement dits venus intentionnellement occuper le pays kabyle (je dis bien kabyle parce que les Français n’avaient pas encore envahi l' »Algérie » pour l’inventer et la moderniser). Avec le temps, les pirates turques « amis » prirent gout à dominer les autochtones et, à leur tour, comme les Français d’après, devinrent des colonisateurs. Quant à l’émir Abdelkader, il est devenu, aujourd’hui dans l’Algérie actuelle, le personnage historique, victime de la plus grande manipulation de Boumediene alias Boukharrouba qui en fit un mythe fondateur de l’Algérie. C’était un religieux soufi, membre maçonnique de loge d’orient, qui se disait originaire d’orient et qu’il n’était pas du pays « barbaresque ». D’ailleurs, c’était lui qui avait demandé à Napoléon de l’autoriser à mourir et à y être enterré dans son pays, la Syrie, qu’il aimait tant, et non en « Algérie » pays des indigènes. Autrement, il n’aurait jamais abandonné au colon français sa « patrie barbaresque ». Hélas pour lui, ultime entorse, ses os ont été déplacer vers le cimetière d’… Al Alia à Alger.

  2. C’était une autorité religieuse seulement
    Aucun turcs a envahit l’Algérie
    Au contraire ils ont combattu contre l’Espagne

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