« Ni Bouteflika, ni Said », réclament des milliers d’Algériens

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Des milliers d’Algériens, sont descendus ce vendredi dans les rues de la plupart des villes algériennes aux cris de « Bouteflika dégage! ».

Euphoriques face à cette libération de la parole qui s’est répandue, ce vendredi, comme une trainée de poudre dans toute l’Algérie, certains dirigeants de l’opposition évoquent, un peu vite, une « Révolution des oeillets » à l’algérienne et en appellent à' »une fraternisation » entre le peuple et l’armée.

Des provocations toujours possibles

A peine rentré des Emirats, le chef d’état major, Gaïd Salah a appelé au calme entre les militaires et la population, laissant entendre que l’Armée n’était pas prêts à rétablir l’ordre brutalement. Pas question pour l’institution militaire, colonne vertébrale du pays, de sauver un pouvoir finissant comme elle a du le faire, contrainte, lors des émeutes d’octobre 1988 qui s’étaient soldées par quelques 500 mors.

Il reste que les services algériens, dont le chef, le général tartag, roule pour la Présidence, pourraient se livrer à quelques provocations? C’est en effet le seul moyen pour le régime finissant du clan Bouteflika de retrouver l’initiative en décrétant par un état de siège ou en interdisant toute manifestation. Après tout dans la soirée de jeudi, veille des manifestations, les réseaux sociaux ont été largement neutralisés en Algérie pour priver les citoyens de leur capacité de mobilisation sur Internet.

« L’élection d’un mort »

Au niveau de la Présidence algérienne, on annonce simplement, ce vendredi, qu’Abdelaziz Bouteflika devrait être hospitalisé à Genève dimanche prochain pour « des soins de rééducation ». Les services du chef de l’état ne précisent pas pour autant que « Boutef » était était en Suisse voici dix jours. Personne à Alger pour douter que le président algérien se trouve dans un état très grave. « Le pouvoir est capable de tout, explique un diplomate, même de faire élire un mort ».

L’absence du pays du chef de l’état, alors que le peuple réclame son départ du pouvoir, ressemble en tout cas à une fuite en avant. D’autant que certaines voix généralement bien informée annoncent que Said Bouteflika, le frère du Président et l’homme fort du régime jusqu’à aujourd’hui, se trouverait, lui, aux Etats-Unis, et également pour cause de soins.

La reproduction des grenouilles

Le pouvoir est-il à prendre? Certains, dans les rangs de l’opposition, veulent y croire et évoquent l’écroulement inévitable de l’édifice institutionnel. Au profit de qui? Personne aujourd’hui ne peut répondre à la question

Seule réaction, officielle, la TV nationale Algérienne a diffusé un documentaire sur la reproduction des grenouilles…

https://oumma.com/algerie-les-marches-populaires-contre-le-5-eme-mandat-de-bouteflika-se-multiplient-dans-plusieurs-regions/

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MERABET
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MERABET

ILS SONT ENTRAIN DE NOUS REJOUER LA MORT DE BOMEDIENNE MIS EN HIBERNATION PENDANT DIX JOURS LHOPIAL MAILLOT SERVICE CHIRUGIE 3EMME ETAGE AVANT DANNONCER SA MORT OFFICIELMAIS CETTE FOIS SI BOUTEFLIKA MEUERT AOOEL DE TOUS LALGERIENS DE NE PAS ASSISSTER A CES FUNERAILLES

Slogman
Invité
Slogman

Navré de donner l’impression D’un procès en sorcelleries ! Ce n’est pas mon intention. Je m’interroge seulement sur le rôle du journaliste. Faut – il qu’il soit engagé ou non ? Faut-il qu’il soit juste l’écrivain de l’analphabète en enjolivant les pensées et les intentions ? La réalité est cruelle et il ne sert à rien de faire croire le paradigme du journalisme propre …. même en ces temps où l’ecologie des pensées nous conduit tous sur la même voie : celle prônée par les puissants ! Nous ne sommes plus à l’info.1 ni même à l’info.2 mais bien à l’ère de l’information Continue sur -digérée par des stratèges en communication …. qui travaillent sûrement d’après vous pour l’interet commun ? Quels naïfs de croire que ce n’est pas l’heure de la réflexion sur ce sujet en Algérie ou ailleurs ! L’admettre c’est accepter que quand c’est pas l’heure, et… Lire la suite »

Mohend
Invité
Mohend

Je ne suis pas ici pour défendre M. Beau, je ne le connais même pas, nous appartenons à des univers et milieux différents, il est mieux armé pour le faire, toutefois, je trouve très exagéré le procès en sorcellerie que certains lui font à chaque article, il a le droit de rêver, il à le droit d’informer ou de désinformer, la manipulation moderne de l’information date de l’époque de walter lippmann avec son fameux « public opinion », c’est le grand Winston Churchill qui à eu l’idée géniallissime du ministère de l’information pour justement convaincre l’oncle SAM de prendre part à la seconde guerre mondiale, lui dont la maman est américaine, donc il connais à peu près bien les mécanismes et les affects de l’oncle SAM, à charge pour chacun d’apporter des preuves, pour le reste, je crois que Monsieur Beau comme les journalistes d’El Magharibia, rêvent en couleur et en plein… Lire la suite »

Slogman
Invité
Slogman

La magie, y croyez – vous ? Avec des mots, on baratine les pauvres mecs, fatigués, et occupés à courir pour leur survivance. Les journalistes seraient – ils des baratineurs …. toujours à l’affut de « l’information » ! La jouissance quoi, d’avoir su et dit avant les autres ce que beaucoup savent déjà dans leur chair et leur être. Et, l’information est un fil précieux avec lequel on brode une version, une histoire, qui servira aussi et souvent à couvrir les tout-puissants …. en Algérie ou ailleurs. Oh oui, il y a eu des journalistes dont l’ethique Était irréprochable … ils ont fini mal, très mal …. parfois sous-Terre. Le rôle du journaliste n’est pas de baratiner ! Il a avant tout un rôle pédagogique pour un premier principe : le respect inconditionnel de la vie de chaque terrien. Le magicien a une agilité de manœuvrer y compris par le verbe,… Lire la suite »

Nicolas Beau
Éditeur

Cela s’appelle du journalisme, cher « Denni

Denni
Invité
Denni

Vous allez vite en besogne! vous avez consulté des diplomates (sic!) vous avez parlé de partis de l’opposition (sic!), vous avez sondé des jeunes chômeurs en rupture avec le programme national d’aide à l’emploi, mais qu’en est il de l’Algérie profonde, à l’abri des contingences alimentaires et médicales qui valent consensus? C’est vrai qu’il y a des rentiers en perte de vitesse ou d’influence, des candidats rentiers qui aiguisent leurs couteaux, une faune qui comme en 1988, a fait le buzz. Mais on renouera vite avec les  »affaires » as usual!