La Tunisie, passoire pour l’argent du terrorisme.

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L’Union Européenne vient d’établir une liste de six pays africains menacés par l’argent sale, dont la Libye et la Tunisie.

Cela tombe mal pour le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, venu plaider les 13 et 14 janvier à Paris, y compris dans un entretien avec Emmanuel Macron, que tout allait de mieux en mieux en Tunisie. Hélas, les faits sont têtus. L’Union Européenne vient d’établir une liste de six pays en Afrique, dont la Tunisie et la Libye, qui représentaient un risque en matière d’argent sale et de lutte contre le terrorisme. Pour la Libye, rien d’éttonnant. Mais hélas, la Tunisie elle aussi, gangrenée par pa corruption, reste une base arrière idéale pour les groupes armés qui se disputent le pouvoir dans la Libye toute proche

La Tunisie encore et toujours

La Tunisie figurait déjà dans une liste de pays considérés comme des paradis fiscaux et publiée en début 2018 par les ministres des Finances de l’Europe, ce qui avait valu à Ayari Chedly sa place à la tête de la banque centrale de Tunisie.

A peine sortie de cette liste, la Tunisie est à nouveau inscrite en Juillet 2018 dans la liste de pays à haut risque pour le blanchiment de capitaux. En cause, la difficulté pour le système bancaire tunisien à retracer l’origine des fonds pouvant servir pour des activités criminelles comme le terrorisme.

La Tunisie fait d’autant plus peur à l’Europe qu’elel fourni la plus grosse part du contingent de terroristes, on parle de plusieurs milliers de personnes, de 3000 à 5000 selon les estimations, sévissant dans les zones de conflits du Maghreb et du Moyen-Orient (Libye, Irak et Syrie).

Un système bancaire fragilisé

La décision de maintenir la Tunisie dans la liste des pays à haut risque, pour le blanchiment de capitaux et le financement de terrorisme, tombe au plus mal pour Tunis qui se prépare également aux présidentielles prévues en fin d’année 2019.

Le pays, qui dépend largement de financements extérieurs pour équilibrer son budget, risque de subir le contrecoup de la décision européenne, les investisseurs étrangers hésitant désormais à transférer leur argent dans un pays au système bancaire déclaré peu fiable par l’union européenne.

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