La crise existentielle du Conseil présidentiel pour l’Afrique

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Un peu moins de deux ans après sa création, le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) cherche toujours son positionnement.

C’est peu de dire que le Conseil présidentiel pour l’Afrique est à la recherche d’un deuxième souffle. Il n’est pas certain qu’il ait jamais eu un vrai rôle depuis sa création à l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée.

Les membres du Conseil avaient fait valoir récemment dans un rapport cau chef de l’Etat et à son conseiller Afrique, Frank Paris, les effets désastreux auprès des opinions publiques africaines du renchérissement des droits d’inscription dans les universités françaises pour les étudiants non européens. C’est peu dire que l’Elysée et le gouvernement n’ont tenu aucun compte de cette mise en garde. Pire, les conseillers élyséens n’hésitaient pas à affirmer, un an après le discours d’Emmanuel Macron au Burkina-Faso, que le premier objectif de la politique africaine de la France restait la formation et l’éducation

Le conseil privé de son chef

Le Conseil Présidentiel pour l’Afrique devrait néanmoins être reconstitué après le départ de plusieurs de ses dix membres, originaires d’Afrique et venant de la société civile. Le coordonnateur, le franco-béninois Jules-Armand Aniambossou, est aussi en partance. Ce promotionnaire d’Emmanuel Macron à l’ENA et ancien ambassadeur du Bénin à Paris ( 2013-2016) vient d’être nommé ambassadeur en Ouganda, en remplacement de Stéphanie Rivoal, chargée de préparer le Sommet France-Afrique de Bordeaux, au printemps 2020.

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