La cour de la Haye au secours de Teodorin Obiang

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L’immeuble à Paris de Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale est-il un bien diplomatique? La Cour international de Justice s’est saisie de cette question épineuse.
Dans un arrêt du 6 juin 2018, la Cour internationale de justice de La Haye s’est déclarée compétente pour juger la légalité de la confiscation par la justice française de l’immeuble parisien de Teodorin Obiang Nguema, vice-président de Guinee Equatoriale, de 2835 m2, situé avenue Foch, des oeuvres d’art et des dix-huit voitures de luxe. La question du statut diplomatique de ces biens est donc posée.
Un feuilleton judiciaire
Accusé de biens mal acquis en France, le fils du président équatoguinéqen a fait appel du jugement du 27 octobre 2017, le condamnant à 3 ans de prison avec sursis et 30 millions d’amende avec sursis. Le feuilleton judiciaire entamé en 2010 est loin d’être terminé.
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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)