La Banque Mondiale sous influence de Donald Trump

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La démission surprise, le 7 janvier 2019, du Président de la Banque Mondiale, le Sud-Coréen originaire de la Corée du Nord, Jim Yong Kim, est un coup de tonnerre qui risque fort d’ébranler l’institution créée en 1945 et dont le siège est à Washington DC.

Nommé par le président Obama, en 2012, Jim Yong Kim sera remplacé après son départ effectif le 1er février 2019. Il est de tradition que le poste de Président de la Banque mondiale revienne à un citoyen américain, comme celui de directeur général  du FMI est confié à un Européen, aujourd’hui la Française Christine Lagarde.

Stupeur dans les chancelleries

Il reviendra donc au Président Trump de proposer la candidature d’une personnalité américaine au Conseil des administrateurs de la Banque Mondiale qui procédera très probablement à sa nomination, avec les pressions bien connues du locataire de la Maison Blanche.
Le nouveau président sera élu pour cinq ans. On devine la stupeur dans les chancelleries et l’effroi des États qui bénéficient de l’aide financière de cette institution.

Le multilatéralisme en danger

 
Le multilatéralisme risque fort de prendre un coup qui pourrait être irréparable, avec la politique étrangère de Donald Trump de l » América first ». Après le retrait, le 1er janvier 2019, des Etats-Unis d »Amérique de l’Unesco, la Banque Mondiale pourrait bien subir les foudres de Donald Trump qui voit en la démission brutale et à la motivation peu convaincante de Jim Yong Kim, une divine surprise. 

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