Gabon, des fins de mois difficiles

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Alors que la dette publique du Gabon a déjà atteint des sommets vertigineux, un conseil des ministres présidé hier par Ali Bongo, a à nouveau entériné un double emprunt de 468,7 millions d’euros (soit 308,14 milliards de FCFA). Cette fois, auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de la Banque africaine de développement (BAD).
Pour rappel, la dette du Gabon a déjà passé le cap des 4110 milliards de FCFA au premier semestre 2017, selon les chiffres communiqués dernièrement par le ministère de l’Economie. Un montant faramineux qui ne semble pas freiner l’ardeur des autorités gabonaises à en contracter d’avantage. Jeudi 16 novembre, en Conseil des ministres au palais de la Présidence de la République, un nouvel emprunt a à nouveau été validé.
Crise de trésorerie
Des montants qui montrent l’ampleur de la crise de trésorerie qui traverse le pays. L’obligeant malgré les assurances affichées par le gouvernement d’Ali Bongo, à maintenir le cap dans la course à l’endettement qui a déjà valu la dégradation de la note du pays par plusieurs agences de notation.
De plus, le communiqué des autorités gabonaises ne précise aucunement à quoi va servir cette manne. Une longue série d’emprunts à répétition témoin de la fébrilité de l’économie gabonaise.
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