Mondafrique https://mondafrique.com/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Sun, 22 Mar 2026 18:24:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg Mondafrique https://mondafrique.com/ 32 32 Nouvel album et nouveau clip pour Tinariwen https://mondafrique.com/international/nouvel-album-et-nouveau-clip-pour-tinariwen/ https://mondafrique.com/international/nouvel-album-et-nouveau-clip-pour-tinariwen/#respond Sun, 22 Mar 2026 18:24:20 +0000 https://mondafrique.com/?p=149262 En exil dans le sud de l’Algérie, le mythique groupe touareg malien signe un nouvel album, « Hoggar », le dixième de sa discographie, enregistré en Algérie. Ci-dessus, le clip réalisé par Alex Digoix pour l’un des 11 titres, la chanson Erghad Afewo. De nouvelles voix font leur apparition dans  la formation quadragénaire : la chanteuse soudanaise Sulafa […]

Cet article Nouvel album et nouveau clip pour Tinariwen est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
En exil dans le sud de l’Algérie, le mythique groupe touareg malien signe un nouvel album, « Hoggar », le dixième de sa discographie, enregistré en Algérie.

Ci-dessus, le clip réalisé par Alex Digoix pour l’un des 11 titres, la chanson Erghad Afewo. De nouvelles voix font leur apparition dans  la formation quadragénaire : la chanteuse soudanaise Sulafa Elyas, le chanteur algérien Iyad Moussa Ben Abderahmane, dit “Sadam” et le Suédois José González. Tournée en France au printemps. 

« Le désert est en feu. Seul l’ennemi est là-bas maintenant. Avec les enfants orphelins et les carcasses des troupeaux qui pourrissent. Les hommes ont trahi le peuple. L’ont échangé contre de la nourriture et des provisions. Ils nous mentent puis viennent nous voir en compagnie de nos ennemis. » 

Cet article Nouvel album et nouveau clip pour Tinariwen est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/international/nouvel-album-et-nouveau-clip-pour-tinariwen/feed/ 0
« Fatal Seduction » : la mécanique du désir sur Netflix https://mondafrique.com/loisirs-culture/fatal-seduction-la-mecanique-du-desir-sur-netflix/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/fatal-seduction-la-mecanique-du-desir-sur-netflix/#respond Sun, 22 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=149229 Avec sa troisième saison mise en ligne le 13 mars 2026, Fatal Seduction confirme son positionnement dans le paysage des productions africaines diffusées à l’international. La série sud-africaine poursuit une trajectoire claire : proposer un récit accessible, fondé sur des ressorts narratifs éprouvés, capable de maintenir une tension constante. Le point de départ reste simple. Nandi Mahlati, […]

Cet article « Fatal Seduction » : la mécanique du désir sur Netflix est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Avec sa troisième saison mise en ligne le 13 mars 2026, Fatal Seduction confirme son positionnement dans le paysage des productions africaines diffusées à l’international. La série sud-africaine poursuit une trajectoire claire : proposer un récit accessible, fondé sur des ressorts narratifs éprouvés, capable de maintenir une tension constante.

Le point de départ reste simple. Nandi Mahlati, professeure mariée, voit sa vie basculer après une relation extraconjugale. Très vite, l’intrigue dépasse le cadre intime pour s’installer dans un registre plus instable, où se mêlent secrets, manipulations et tensions familiales. Le récit s’élargit progressivement, introduisant une dimension criminelle et psychologique plus marquée.

Cette troisième saison se situe dans un temps décalé par rapport aux précédentes. Elle explore les conséquences des événements passés plutôt que de relancer entièrement l’histoire. Les relations se recomposent, les conflits s’intensifient et les enjeux deviennent plus diffus. La série avance par accumulation de tensions, plus que par rupture.

Le dispositif repose sur un mélange assumé de registres. Thriller, drame familial et érotisme coexistent sans hiérarchie nette. Les scènes intimes occupent une place importante et participent directement aux rapports de pouvoir entre les personnages. Le désir n’est pas seulement un moteur narratif, il devient un outil de contrôle, un levier de domination.

Le personnage de Nandi, interprété par Kgomotso Christopher, concentre ces tensions. Elle évolue dans un environnement où chaque choix produit des effets durables. Autour d’elle, les figures masculines structurent le récit à travers des logiques de rivalité, de manipulation et de pression. L’ensemble privilégie une intensité constante, parfois au détriment de la nuance.

Une série calibrée pour circuler

Fatal Seduction s’inscrit dans une logique de production propre aux plateformes. Le récit repose sur des codes immédiatement lisibles : intrigue linéaire, suspense progressif, rebondissements réguliers. L’objectif est de capter rapidement l’attention et de la maintenir.

Les thèmes — désir, trahison, culpabilité — sont traités de manière universelle, sans ancrage culturel trop spécifique. Ce choix facilite la circulation de la série à l’international. Elle peut être regardée sans effort d’adaptation, quel que soit le contexte du spectateur.

Cette accessibilité a un revers. La série privilégie l’efficacité à la complexité. Certaines critiques pointent une écriture inégale et une tendance à accumuler les effets plutôt qu’à construire une véritable progression dramatique. Le rythme, soutenu, compense en partie ces limites.

La série remplit néanmoins sa fonction. Elle propose un contenu cohérent, identifiable, qui s’inscrit dans les attentes du public des plateformes. Elle ne cherche pas à renouveler le genre, mais à en maîtriser les codes.

Au-delà de son intrigue, Fatal Seduction illustre une évolution plus large. Les productions africaines gagnent en visibilité, mais s’inscrivent de plus en plus dans des formats standardisés. La série témoigne de cet équilibre entre exposition internationale et adaptation aux logiques du streaming.

Sans ambition démonstrative, elle avance sur une ligne claire : efficacité, continuité, lisibilité. Une mécanique bien huilée, pensée pour durer.

Informations pratiques
Titre : Fatal Seduction – Saison Origine : Afrique du Sud
Sortie : 13 mars 2026 (Netflix)
Avec : Kgomotso Christopher, Prince Grootboom, Thapelo Mokoena
Genre : thriller, drame, érotique
Plateforme : Netflix

Cet article « Fatal Seduction » : la mécanique du désir sur Netflix est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/fatal-seduction-la-mecanique-du-desir-sur-netflix/feed/ 0
21 mars 19h: JT Liban et Moyen-Orient sur Mondafrique https://mondafrique.com/video/21-mars-19h-jt-liban-et-moyen-orient-sur-mondafrique/ https://mondafrique.com/video/21-mars-19h-jt-liban-et-moyen-orient-sur-mondafrique/#respond Sat, 21 Mar 2026 18:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=149223 Pour suivre l’évolution rapide de la situation au Liban et au Moyen-Orient, Mondafrique reprend désormais chaque soir à 19h00 le journal télévisé du média francophone Ici Beyrouth, média partenaire. Dans un contexte marqué par la guerre, les tensions régionales et une instabilité croissante, ce rendez-vous quotidien permet de faire le point sur les développements militaires, les dynamiques politiques […]

Cet article 21 mars 19h: JT Liban et Moyen-Orient sur Mondafrique est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Pour suivre l’évolution rapide de la situation au Liban et au Moyen-Orient, Mondafrique reprend désormais chaque soir à 19h00 le journal télévisé du média francophone Ici Beyrouth, média partenaire.

Dans un contexte marqué par la guerre, les tensions régionales et une instabilité croissante, ce rendez-vous quotidien permet de faire le point sur les développements militaires, les dynamiques politiques et les répercussions sur les populations. Analyses, décryptages, reportages et informations de terrain éclairent une région où les équilibres évoluent jour après jour.

Cet article 21 mars 19h: JT Liban et Moyen-Orient sur Mondafrique est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/video/21-mars-19h-jt-liban-et-moyen-orient-sur-mondafrique/feed/ 0
Le brouillard de guerre que Washington s’est infligé https://mondafrique.com/libre-opinion/le-brouillard-de-guerre-que-washington-sest-inflige/ https://mondafrique.com/libre-opinion/le-brouillard-de-guerre-que-washington-sest-inflige/#respond Sat, 21 Mar 2026 11:17:06 +0000 https://mondafrique.com/?p=149204 En croyant pouvoir fragmenter l’Iran par la pression militaire et politique, Washington a surtout révélé une erreur fondamentale de lecture. Loin de fissurer le régime, la guerre a renforcé sa cohésion interne, transformant l’incertitude du champ de bataille en brouillard stratégique produit par une incompréhension profonde de la République islamique. L’erreur la plus profonde de […]

Cet article Le brouillard de guerre que Washington s’est infligé est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
En croyant pouvoir fragmenter l’Iran par la pression militaire et politique, Washington a surtout révélé une erreur fondamentale de lecture. Loin de fissurer le régime, la guerre a renforcé sa cohésion interne, transformant l’incertitude du champ de bataille en brouillard stratégique produit par une incompréhension profonde de la République islamique.


L’erreur la plus profonde de Washington dans cette guerre fut d’ordre conceptuel. L’administration Trump a mal compris la nature même de la République islamique. Elle a traité l’Iran comme s’il s’agissait, au fond, d’un État autoritaire classique dont la direction pouvait être décapitée, dont les organes de sécurité pouvaient être poussés à la fragmentation, et dont la population, sous une pression suffisante, pourrait se séparer du régime en nombre politiquement décisif. Cette erreur de lecture n’a pas simplement accompagné la guerre. Elle a contribué à produire son brouillard. L’incertitude n’est pas née du seul champ de bataille. Elle est née d’une carte erronée de l’État que l’on bombardait.

La République islamique n’est pas simplement un État dur doté d’une armée puissante et de services de renseignement efficaces. Elle n’est pas non plus susceptible, si elle survit, d’évoluer vers quelque chose qui ressemblerait à la Turquie, au Pakistan ou à l’Égypte, où l’establishment militaire ou sécuritaire peut dominer l’État tandis que la religion sert surtout de langage politique, de légitimité symbolique ou d’atmosphère sociale. L’Iran repose sur une autre formule. Son noyau durable est le mariage entre le bureau du Guide suprême, la doctrine de la Wilayat al-Faqih, généralement traduite en anglais par guardianship of the jurist ou en français par « la tutelle du juriste-théologien », et le Corps des gardiens de la révolution islamique. Le bureau du Guide suprême constitue le sommet constitutionnel et religieux. La Wilayat al-Faqih fournit à cette suprématie son principe de légitimation. Les Gardiens de la révolution apportent la force, la portée et la discipline nécessaires à sa défense. Cette relation est structurelle, non ornementale.

C’est précisément ce que tant d’analystes extérieurs continuent d’aplatir. Ils écrivent souvent comme si l’Iran pouvait un jour être réduit aux Gardiens plus la coercition, comme si le principe clérical était secondaire et pouvait s’effacer une fois l’État sécuritaire devenu assez puissant. Or les Gardiens n’ont pas été créés simplement pour défendre des frontières ou des institutions dans l’abstrait. Leur mission principale était de défendre la révolution et le principe qui la gouverne. Leur signification est inséparable de la Wilayat al-Faqih. Le Guide suprême sacralise la mission des Gardiens, et les Gardiens défendent la souveraineté du Guide suprême. L’un donne à la force une chaîne de commandement sacrée, l’autre rend cette chaîne de commandement effective. Le système ne peut donc pas être compris comme une république militaire ordinaire ornée de clergé. Il s’agit d’une théologie politique armée de gardiens.

Une profondeur religieuse et institutionnelle que Washington a sous-estimée

C’est ici qu’intervient aussi la dimension spécifiquement iranienne de la pensée politique chiite. Les savants du régime n’acceptent pas l’idée selon laquelle le chiisme en Iran ne serait qu’un instrument ou une construction politique tardive apparue à travers la compétition dynastique. Leur point de vue est que l’attachement chiite en Iran est plus ancien, plus profond, et plus enraciné dans la géographie sacrée, la mémoire historique et la vie sociale que ne l’admettent nombre de récits extérieurs. Dans cette lecture, il existe une longue continuité entre le sol iranien et la présence chiite, plus ancienne que la consolidation safavide et plus profonde que le récit académique habituel. L’importance de cet argument n’est pas antiquaire. Elle est décisive parce qu’elle révèle la manière dont le régime se comprend lui-même. Il ne voit pas le chiisme comme détachable de la légitimité politique iranienne. Il voit la République islamique comme la forme politique contemporaine d’un héritage civilisationnel et religieux beaucoup plus ancien. Cette conviction aide à expliquer pourquoi l’État, sous une pression extrême, est plus susceptible de se durcir autour de la Wilayat al-Faqih que de l’abandonner.

Les vagues de protestation des deux dernières décennies n’ont pas infirmé cette structure. Elles l’ont mise à l’épreuve, en ont exposé les limites et ont révélé à la fois une grave crise de légitimité et une fatigue du régime plus large dans des secteurs importants de la société. Mais elles ne l’ont pas encore brisée. Les manifestations répétées ont montré un déclin de la confiance dans la République islamique tout en restant en deçà de la coordination nationale, du leadership et de la cohésion nécessaires à un renversement révolutionnaire. Cela importe davantage que toute tentative chimérique d’établir un inventaire exact des citoyens pro-régime et anti-régime. La question n’est pas de savoir si chaque segment de la société soutient la République islamique. La vraie question est de savoir si l’État repose encore sur une base sociale, idéologique et institutionnelle suffisamment large pour empêcher un point de bascule. Jusqu’à présent, l’opposition n’a pas atteint la masse critique nécessaire pour renverser la structure dirigeante du régime.

Cette assise n’est pas négligeable. Elle comprend l’État lui-même : le secteur public, les services de sécurité, les forces armées régulières, les Gardiens de la révolution, les Bassidji, ainsi que les réseaux plus larges de patronage, de dépendance et de loyauté idéologique qui les accompagnent. Elle inclut aussi une composante chiite conservatrice socialement significative pour laquelle la piété, l’ordre, l’endurance et la mémoire du martyre demeurent politiquement puissants. Cela ne revient pas à dire que le régime jouit d’une affection universelle, ni même d’une majorité incontestée. Cela signifie quelque chose de plus étroit, mais de plus important : la République islamique repose encore sur une assise institutionnelle et sociale suffisamment vaste pour empêcher le type de rupture qu’avaient imaginé les planificateurs de guerre.

Une guerre qui a resserré le régime au lieu de le fissurer

Selon la lecture propre au régime, deux évolutions n’ont fait que renforcer cette solidité. La première est l’intervention d’agences et de réseaux extérieurs. Téhéran affirme depuis longtemps que les services de renseignement étrangers cherchent à exploiter les troubles internes à travers des groupes séparatistes, exilés et militants, y compris des groupes qui ne sont pas enracinés dans la base sociale chiite du régime. Dans la lecture du régime, ce sont là les éléments malveillants qui cherchent à transformer la dissidence en désintégration. Cette catégorie ne se limite pas aux mouvements séparatistes ou aux organisations d’exilés. Elle s’étend aussi, dans la vision du régime, aux populations migrantes vulnérables, en particulier à certains réfugiés afghans que Téhéran soupçonne d’avoir été exploités par des services de renseignement étrangers à des fins de surveillance, de ciblage et d’infiltration. Que chacune de ces accusations soit vraie dans tous les cas importe moins ici. Ce qui compte, c’est que l’État interprète l’infiltration et les troubles à travers le prisme d’une fracture rendue possible par l’étranger, et non comme une simple dissidence intérieure. Cette perception renforce l’État sécuritaire et justifie une fusion plus étroite avec le bureau du Guide suprême.

Le second facteur est l’assaut américano-israélien lui-même. Ici, Washington semble avoir produit exactement l’inverse de ce qu’attendaient certains de ses planificateurs. Les bombardements massifs des infrastructures, des réseaux de commandement et des zones civiles n’ont pas déclenché de soulèvement anti-régime décisif. Ils ont au contraire renforcé le récit du régime sur le siège, le sacrifice et la résistance. Une société qui peut être fragmentée dans des conditions normales ne se comporte pas de la même manière sous une attaque extérieure prolongée. Le bureau du Guide suprême devient le symbole de la continuité et du commandement sacré. Les Gardiens de la révolution deviennent l’instrument de l’endurance et de la riposte. L’idiome chiite conservateur du martyre gagne en force au lieu de s’affaiblir, surtout une fois que l’Ayatollah lui-même est présenté comme un martyr. C’est précisément le type de dynamique que les planificateurs américains et israéliens semblent ne pas avoir compris.

C’est aussi ici que la lecture du régime sur la société devient importante. Les autorités ne traitent pas tous les manifestants comme un seul bloc. Elles distinguent entre l’opposition idéologique urbaine, les milieux économiquement éprouvés, les classes moyennes réformistes désillusionnées, et ceux qu’elles considèrent comme guidés de l’extérieur ou malveillants. Beaucoup de ceux qui ont rejoint les vagues de protestation plus récentes l’ont fait moins par engagement révolutionnaire que sous l’effet de l’effondrement du niveau de vie, de la volatilité du taux de change, de l’inflation et du poids de la vie quotidienne. Cette colère est réelle. Mais elle n’a pas encore suffi à briser le lien entre l’État, les Gardiens et ces segments de la société qui continuent à voir dans la République islamique un rempart contre le chaos, la fragmentation et la domination étrangère.

Le brouillard de guerre était d’abord dans la tête des planificateurs

Le caractère auto-infligé du brouillard de guerre de Washington s’est manifesté dans la rhétorique initiale même de Donald Trump. Dans la phase d’ouverture de la guerre, il a semblé osciller simultanément entre trois hypothèses incompatibles : que le peuple iranien se soulèverait, que des éléments des Gardiens de la révolution feraient scission, et qu’une partie suffisante de la structure de pouvoir survivante resterait disponible pour une négociation. Ce n’était pas de la subtilité stratégique. C’était de la confusion se faisant passer pour du levier. Cela reposait sur la conviction que la République islamique n’était qu’un assemblage lâche de centres de pouvoir effrayés, prêts à se détacher les uns des autres sous la pression.

Le brouillard de guerre n’aurait pas pu être mieux illustré que par la croyance naïve de Trump selon laquelle les Gardiens de la révolution pourraient se détacher du régime et qu’un fragment de ceux-ci pourrait ensuite être amené à conclure un accord. Cette attente n’était pas simplement irréaliste. Elle contredisait le principe même sur lequel la République islamique a survécu pendant des décennies. Les Gardiens de la révolution ne constituent pas un appendice extérieur au système. Ils en sont l’un des piliers, fusionnés avec le bureau du Guide suprême à travers la Wilayat al-Faqih et à travers une conception spécifiquement iranienne et chiite de l’autorité, du sacrifice et de l’obéissance. Imaginer que les bombardements pourraient rompre ce lien, c’était révéler à quel point Washington avait mal compris l’Iran. Le brouillard de guerre, dès lors, n’était pas seulement sur le champ de bataille. Il était dans l’esprit de ceux qui avaient planifié la guerre elle-même.

.

Cet article Le brouillard de guerre que Washington s’est infligé est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/libre-opinion/le-brouillard-de-guerre-que-washington-sest-inflige/feed/ 0
La grande illusion des alliances au Moyen-Orient https://mondafrique.com/moyen-orient/la-grande-illusion-des-alliances-au-moyen-orient/ https://mondafrique.com/moyen-orient/la-grande-illusion-des-alliances-au-moyen-orient/#respond Sat, 21 Mar 2026 08:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=149170 Les alliances au Moyen-Orient ne disparaissent pas, elles se transforment. Derrière les discours officiels, elles perdent leur fonction structurante et laissent place à des logiques mouvantes, où dépendances, intérêts divergents et stratégies opportunistes redessinent un système instable, dans lequel la puissance ne garantit plus ni cohérence ni contrôle durable. Une chronique de Roula Merhej, née […]

Cet article La grande illusion des alliances au Moyen-Orient est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Les alliances au Moyen-Orient ne disparaissent pas, elles se transforment. Derrière les discours officiels, elles perdent leur fonction structurante et laissent place à des logiques mouvantes, où dépendances, intérêts divergents et stratégies opportunistes redessinent un système instable, dans lequel la puissance ne garantit plus ni cohérence ni contrôle durable.

Une chronique de Roula Merhej, née à Hama et exilée en France sous le régime d’Hafez el-Assad, spécialiste des dynamiques géopolitiques du Moyen-Orient.

Roula Merhj

Le monde se trouve aujourd’hui surpris de la tournure des choses. Les discours se multiplient pour dénoncer un droit international piétiné, des institutions comme les Nations unies décrédibilisées, incapables d’influencer le cours des événements. Pourtant, ces violations ne datent pas d’hier. Entre 1999 et 2000, la Russie menait en Tchétchénie une campagne marquée par des violations massives sans conséquences décisives. En 2008, elle redessinait par la force les frontières en Géorgie. En 2016, la Chine rejetait une décision juridique internationale sur la mer de Chine méridionale sans en subir de contrainte. Le droit international n’a jamais été un garde-fou absolu. Il a toujours été conditionné par le rapport de force. Ce qui change aujourd’hui n’est pas son affaiblissement, mais la disparition du cadre qui en contenait les effets. Les violations ne sont plus des écarts dans un ordre global ; elles s’inscrivent dans un système qui ne parvient plus à se structurer.

Les rapports de force se fragmentent, les lignes d’alliance se brouillent, et même entre partenaires historiques, la coordination devient incertaine, chacun cherchant son propre intérêt. L’attaque israélienne contre une infrastructure gazière stratégique en Iran, suivie d’une prise de distance publique de Washington, en donne une illustration directe : l’alliance ne garantit plus nécessairement ni cohérence politique, ni maîtrise du tempo militaire. Ce désalignement ne traduit cependant pas un affaiblissement américain. En privilégiant des stratégies plus flexibles, en acceptant des zones d’ambiguïté et en laissant leurs partenaires agir avec une plus grande autonomie, les États-Unis ont contribué à un environnement où la cohérence collective n’est plus la priorité. La puissance ne s’exerce plus uniquement par la structuration d’un ordre, mais aussi par la capacité à évoluer dans un système devenu plus instable, et en partie produit par ces choix.

La riposte iranienne confirme ce basculement. En visant des intérêts liés au Qatar et à l’Arabie saoudite, Téhéran élargit volontairement le périmètre du conflit et envoie un signal clair : aucun espace ne sera sanctuarisé. La guerre cesse d’être contenue, elle devient extensible, et donc plus difficilement contrôlable. Pendant des décennies, le Moyen-Orient a été lu à travers une grille simple opposant alliés occidentaux et « axe de la résistance ». Cette lecture ne suffit plus. Les alliances n’ont pas disparu, mais elles ont perdu leur fonction structurante, traversées par des intérêts contradictoires qui les fragilisent et les rendent incapables de produire un ordre stable.

Cette transformation se lit concrètement dans les dynamiques actuelles. À la mi-mars 2026, le Hamas a appelé l’Iran à ne pas frapper les pays du Golfe. Ce positionnement ne constitue pas une rupture avec Téhéran, mais révèle un désalignement. Alors que l’Iran a longtemps été un soutien structurant pour le mouvement, la dynamique actuelle acte un glissement. Engagé dans une logique de confrontation directe et de survie, Téhéran ne peut plus accorder au dossier palestinien la même centralité stratégique. Parallèlement, dépendant du Qatar pour sa survie politique et financière, le Hamas ne peut plus s’aligner pleinement. Ce n’est pas la fin de la relation. C’est la fin de sa cohérence.

La fin de la cohérence stratégique

Ce qui émerge n’est plus une alliance, mais une dépendance croisée qui empêche toute ligne stratégique stable. Le Qatar, au cœur de ce système, incarne lui-même cette ambiguïté : sa capacité à dialoguer avec tous les acteurs a longtemps fait sa force ; elle devient aujourd’hui un facteur d’exposition. Cette imbrication dépasse le seul champ politique et se prolonge dans les logiques économiques. Alors même que l’Iran frappe ou menace des infrastructures dans le Golfe, Dubaï demeure un centre majeur pour les capitaux iraniens. Des estimations largement reprises évoquent des montants de plusieurs centaines de milliards de dollars investis ou transitant dans l’émirat depuis des années. Confrontation militaire et interdépendance financière coexistent ainsi dans un même espace, et les circuits financiers liés à des acteurs sous sanctions ont été tolérés parce qu’ils participent à des équilibres que personne ne souhaite réellement remettre en cause. L’affrontement ne supprime pas les intérêts ; il les rend plus vulnérables et plus visibles.

Les relais régionaux de l’Iran se sont parallèlement affaiblis. Le Hamas est quasiment neutralisé, le Hezbollah fortement fragilisé. L’Iran ne dispose plus de la même capacité de projection indirecte et agit désormais dans une logique de survie, où la dissuasion passe par la capacité de destruction. En Irak, les milices chiites proches de l’Iran illustrent cette mutation : elles ne relèvent ni pleinement de l’État, ni totalement d’un camp identifiable, et permettent à Téhéran de projeter de la puissance sans confrontation directe, tout en contribuant à fragmenter davantage le rapport de force. Ce ne sont plus les alliances qui structurent la guerre, mais des réseaux d’acteurs opérant dans des zones grises où la responsabilité devient diffuse. Lorsque l’équilibre externe ne peut plus être maîtrisé, l’instabilité interne devient un levier, comme en témoigne l’attention portée aux zones périphériques iraniennes, notamment kurdes, au risque d’ouvrir des dynamiques difficilement contrôlables pour l’ensemble de la région.

Les États du Golfe se retrouvent ainsi en première ligne. Leur sécurité repose toujours sur le parapluie de défense américain, qu’ils continuent de financer massivement, comme en témoignent les récents accords d’armement de plus de 16 milliards de dollars conclus avec Washington. Mais cette protection a un prix : celui d’une dépendance stratégique qui réduit leur autonomie dans un environnement qu’ils ne maîtrisent plus entièrement. Leur marge de retrait se rétrécit. Dans ce même mouvement, Israël ne se contente plus de contenir ses adversaires ; il redéfinit les lignes de force régionales. L’affaiblissement du Hamas, la fragilisation du Hezbollah et la pression directe exercée sur l’Iran marquent un tournant. Mais faut-il aller jusqu’au bout d’une stratégie d’affaiblissement, au risque d’un embrasement plus large, ou s’arrêter à mi-chemin en laissant intact un acteur qui a démontré sa capacité de résilience et de nuisance ? L’histoire montre qu’un adversaire affaibli mais non neutralisé ne disparaît pas. Il renaît souvent plus dangereux.

Dans ce contexte, l’initiative européenne visant à sécuriser le détroit d’Ormuz illustre elle aussi cette transformation. Elle ne traduit pas un retour structurant dans le jeu stratégique, mais une réaction à une vulnérabilité immédiate : celle des flux énergétiques. L’Europe ne redéfinit pas l’équilibre régional ; elle cherche à en contenir les effets.

Dès lors, les questions essentielles demeurent. Jusqu’où aller ? Qui décide réellement des lignes infranchissables dans un système où les alliances ne structurent plus les rapports de force ? Et surtout, que vaut encore une alliance lorsque, au moment décisif, elle ne protège pas mais contraint ? C’est peut-être là que se situe la véritable rupture. Non pas dans la disparition des alliances, mais dans l’illusion qu’elles continuent d’organiser le monde.

Cet article La grande illusion des alliances au Moyen-Orient est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/moyen-orient/la-grande-illusion-des-alliances-au-moyen-orient/feed/ 0
Les Amazones d’Afrique à La Merise le 21 mars https://mondafrique.com/loisirs-culture/les-amazones-dafrique-a-la-merise-le-21-mars/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/les-amazones-dafrique-a-la-merise-le-21-mars/#respond Sat, 21 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=149194 Le 21 mars 2026, La Merise accueille Les Amazones d’Afrique pour une soirée engagée au croisement de la musique et du militantisme. Porté par trois grandes voix maliennes, l’événement célèbre la culture africaine et les luttes contemporaines pour les droits des femmes. Il y a des concerts qui dépassent le simple cadre musical pour devenir […]

Cet article Les Amazones d’Afrique à La Merise le 21 mars est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Le 21 mars 2026, La Merise accueille Les Amazones d’Afrique pour une soirée engagée au croisement de la musique et du militantisme. Porté par trois grandes voix maliennes, l’événement célèbre la culture africaine et les luttes contemporaines pour les droits des femmes.

Les Amazones d’Afrique

Il y a des concerts qui dépassent le simple cadre musical pour devenir des prises de parole. La soirée consacrée aux Amazones d’Afrique, organisée le samedi 21 mars 2026 à La Merise dans le cadre du Mois des droits des femmes, appartient à cette catégorie. Plus qu’un événement culturel, elle s’inscrit dans une dynamique politique et symbolique où la scène devient un espace d’expression, de transmission et d’engagement.

Créé comme un collectif panafricain, Les Amazones d’Afrique rassemble des artistes qui placent la musique au cœur d’un combat : celui des droits des femmes sur le continent africain et au-delà. Pour cette soirée exceptionnelle, trois figures majeures de la scène malienne incarnent cette parole : Mamani Keïta, Oumou Sangaré et Mariam Doumbia. Trois voix singulières, trois trajectoires puissantes, réunies par une même volonté de faire de la musique un levier de transformation sociale.

Leur répertoire navigue entre traditions mandingues, sonorités contemporaines et influences électro, mais c’est surtout la dimension politique de leur démarche qui frappe. Les textes abordent des questions centrales : violences faites aux femmes, autonomie, dignité, liberté de choisir sa vie. Loin d’un discours abstrait, ces thématiques s’ancrent dans des réalités concrètes, portées par des artistes qui, chacune à leur manière, ont fait de leur carrière un espace de résistance.

La soirée s’ouvre pourtant bien avant le concert. Dès 17 heures, le conte « Le guerrier d’ébène » installe une première couche narrative, inscrivant l’événement dans une tradition orale africaine où les récits participent à la construction des imaginaires collectifs. À 18h30, les élèves du Conservatoire prennent le relais, accompagnés du Natangué Project, dans une séquence qui met en lumière la transmission et la circulation des savoirs artistiques entre générations et territoires.

Cette articulation entre différentes formes d’expression – conte, musique, performance – n’est pas anodine. Elle reflète une conception élargie de la culture, où l’art ne se limite pas à une production esthétique mais participe à une dynamique sociale plus large. La présence d’une restauration proposée par Fedde Amaadu Hampaate Bah à partir de 19h30 prolonge cette logique en inscrivant l’événement dans une expérience sensorielle complète, où la convivialité joue un rôle essentiel.

Mais c’est à 20h30 que la soirée atteint son point culminant avec le concert des Amazones d’Afrique. Sur scène, les voix se répondent, se croisent, se superposent. Elles racontent des histoires individuelles et collectives, des parcours marqués par les obstacles mais aussi par une énergie de résistance et de transformation. La musique devient alors un espace de circulation des émotions, mais aussi des idées.

Dans un contexte où les questions de genre occupent une place croissante dans les débats publics, la présence de telles artistes sur scène revêt une dimension particulière. Elles ne se contentent pas de représenter une culture : elles la mettent en mouvement, la questionnent, la politisent. Leur engagement dépasse les frontières nationales et s’inscrit dans une perspective globale, où les luttes locales résonnent avec des enjeux universels.

Organisée en partenariat avec le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, cette soirée s’inscrit ainsi dans une programmation qui cherche à faire dialoguer les publics, les disciplines et les territoires. Elle rappelle aussi que la scène culturelle française constitue aujourd’hui un espace important pour les expressions artistiques africaines et diasporiques, non pas comme simples objets d’exotisme, mais comme forces actives de création et de réflexion.

À La Merise, le 21 mars, la musique ne sera donc pas seulement un spectacle. Elle sera une parole. Une parole portée par des femmes qui, depuis des années, transforment leurs voix en instruments de lutte, et leurs chansons en espaces de liberté.

Informations pratiques

Lieu : La Merise, Trappes
Date : Samedi 21 mars 2026
Programme :
– 17h–18h : Conte « Le guerrier d’ébène »
– 18h30–19h30 : Conservatoire & Natangué Project
– À partir de 19h30 : Restauration (Fedde Amaadu Hampaate Bah)
–  20h30 : Concert Les Amazones d’Afrique
Artistes : Mamani Keïta, Oumou Sangaré, Mariam Doumbia
Réservation conseillée

En partenariat avec le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines

Cet article Les Amazones d’Afrique à La Merise le 21 mars est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/les-amazones-dafrique-a-la-merise-le-21-mars/feed/ 0
Bolloré sera jugé en décembre pour une affaire de corruption au Togo https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/bollore-sera-juge-en-decembre-pour-une-affaire-de-corruption-au-togo/ https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/bollore-sera-juge-en-decembre-pour-une-affaire-de-corruption-au-togo/#respond Sat, 21 Mar 2026 05:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=149155 Après 13 ans d’enquête et de procédures, Vincent Bolloré et deux anciens cadres de son groupe ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits de corruption liés à l’attribution de la concession du port de Lomé, au Togo. Un procès devrait se tenir en décembre 2026. Dans un communiqué, l’association Anticor […]

Cet article Bolloré sera jugé en décembre pour une affaire de corruption au Togo est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Après 13 ans d’enquête et de procédures, Vincent Bolloré et deux anciens cadres de son groupe ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits de corruption liés à l’attribution de la concession du port de Lomé, au Togo. Un procès devrait se tenir en décembre 2026.

Dans un communiqué, l’association Anticor a rappelé que les faits remontaient à la période 2009-2010. La société de communication Havas, contrôlée à l’époque par le groupe Bolloré, aurait fourni des prestations de conseil électoral « très largement sous-facturées » à Faure Gnassingbé, candidat à sa réélection à la présidence togolaise, en contrepartie de l’obtention de conditions avantageuses pour la gestion du port de Lomé via Bolloré Africa Logistics.

En 2022, en cours de procédure, les associations Sherpa et Anticor se sont constituées parties civiles. « Leur objectif commun : rappeler l’importance de la tenue de débats publics en matière de corruption transnationale et faire reconnaître la place des victimes dans ces procédures, notamment les citoyen·nes dont les droits démocratiques et économiques ont été compromis. »

Contradictions judiciaires

Et Anticor de faire état de l’accord antérieur conclu entre le groupe Bolloré et le parquet national financier à travers une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) « pour les mêmes faits« , par laquelle le groupe du milliardaire breton « a accepté de verser une amende de 12 millions d’euros, reconnaissant ainsi sa responsabilité dans des pratiques de corruption au Togo et en Guinée. » C’est ainsi que « dans le prolongement de cette CJIP, Vincent Bolloré et deux autres cadres de Bolloré SE ont bénéficié d’une procédure alternative au procès public : une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).« 

Problème : le tribunal judiciaire de Paris a refusé d’homologuer cette procédure, « estimant que les faits étaient trop graves et nécessitaient un jugement public. » C’est ainsi que la justice est revenue à une procédure plus classique, qui vient donc de conduire au renvoi devant le tribunal de Vincent Bolloré et deux de ses cadres. 

Sherpa et Anticor considèrent que « ce procès permettra de mettre en lumière les mécanismes d’ingérence économique mis en œuvre par certaines entreprises multinationales dans des contextes politiques fragiles, et d’interroger la capacité du droit à sanctionner ces stratégies d’influence. » Elles espèrent aussi que seront établies les responsabilités individuelles et reconnu l’impact concret de ces pratiques sur les populations togolaises pour ouvrir la voie « à des formes de réparation adaptées ».

Cet article Bolloré sera jugé en décembre pour une affaire de corruption au Togo est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/bollore-sera-juge-en-decembre-pour-une-affaire-de-corruption-au-togo/feed/ 0
20 mars 19h: JT Liban et Moyen-Orient sur Mondafrique https://mondafrique.com/video/20-mars-19h-jt-liban-et-moyen-orient-sur-mondafrique/ https://mondafrique.com/video/20-mars-19h-jt-liban-et-moyen-orient-sur-mondafrique/#respond Fri, 20 Mar 2026 18:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=149188 Pour suivre l’évolution rapide de la situation au Liban et au Moyen-Orient, Mondafrique reprend désormais chaque soir à 19h00 le journal télévisé du média francophone Ici Beyrouth, média partenaire. Dans un contexte marqué par la guerre, les tensions régionales et une instabilité croissante, ce rendez-vous quotidien permet de faire le point sur les développements militaires, les dynamiques politiques […]

Cet article 20 mars 19h: JT Liban et Moyen-Orient sur Mondafrique est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Pour suivre l’évolution rapide de la situation au Liban et au Moyen-Orient, Mondafrique reprend désormais chaque soir à 19h00 le journal télévisé du média francophone Ici Beyrouth, média partenaire.

Dans un contexte marqué par la guerre, les tensions régionales et une instabilité croissante, ce rendez-vous quotidien permet de faire le point sur les développements militaires, les dynamiques politiques et les répercussions sur les populations. Analyses, décryptages, reportages et informations de terrain éclairent une région où les équilibres évoluent jour après jour.

Cet article 20 mars 19h: JT Liban et Moyen-Orient sur Mondafrique est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/video/20-mars-19h-jt-liban-et-moyen-orient-sur-mondafrique/feed/ 0
Depuis Tunis, l’Iran veut rassurer les pays arabes https://mondafrique.com/international/depuis-tunis-liran-veut-rassurer-les-pays-arabes/ https://mondafrique.com/international/depuis-tunis-liran-veut-rassurer-les-pays-arabes/#respond Fri, 20 Mar 2026 13:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=149149 Lors d’une conférence de presse, l’ambassadeur iranien à Tunis, Masoud Hosseinian a tenté d’apaiser la tension avec les pays du Golfe. Face à un plan de déstabilisation régionale, « la sécurité de la région est entre nos mains », a-t-il assuré. Par Selim Jaziri Téhéran a choisi Tunis pour adresser un message aux pays arabes […]

Cet article Depuis Tunis, l’Iran veut rassurer les pays arabes est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Lors d’une conférence de presse, l’ambassadeur iranien à Tunis, Masoud Hosseinian a tenté d’apaiser la tension avec les pays du Golfe. Face à un plan de déstabilisation régionale, « la sécurité de la région est entre nos mains », a-t-il assuré.

Par Selim Jaziri

Téhéran a choisi Tunis pour adresser un message aux pays arabes par la voix de son ambassadeur, Masoud Hosseinian, alors que plusieurs États du Golfe sont la cible des missiles iraniens depuis le déclenchement de la guerre par Israël et les États-Unis le 28 février. Lors d’une conférence de presse le 12 mars dernier, le diplomate a commencé par rappeler que les États-Unis avaient violé le droit international et les usages diplomatiques les plus élémentaires en se joignant à Israël pour bombarder l’Iran, alors que les négociations en cours sous l’égide du
sultanat d’Oman progressaient de manière encourageante. L’Iran, en effet, s’apprêtait à se plier à l’essentiel des exigences américaines sur le transfert de ses stocks d’uranium et le plafonnement de son enrichissement à un seuil beaucoup plus bas que dans l’accord de 2015.

« Notre priorité est la protection du territoire »

Dès le premier jour, « nous avons prévenu les États de la région qui abritent des bases militaires américaines que celles-ci seraient des cibles prioritaires en cas d’attaque de la République islamique. Nous leur avons conseillé de prendre exemple sur l’Espagne » (qui a refusé que ses installations militaires servent de point de départ à des actions militaires contre l’Iran).

Les installations de la flotte américaine au Bahreïn, les systèmes radar au Qatar, les bases militaires au Koweit, à Abu Dhabi, en Arabie saoudite ont été frappées dès les premiers jours, pour paralyser les capacités de projection et d’interception des forces américaines et israéliennes. Des infrastructures civiles, ports, aéroports, ont également été sérieusement endommagées aux Émirats arabes unis, particulièrement visés en raison de leur forte intégration dans les dispositifs militaires américains et israéliens.

L’ambassadeur iranien s’est adressé aux pays arabes depuis Tunis pour tenter d’apaiser la tension que ces frappes suscitent avec les pays visés. « L’Iran n’a jamais agressé personne au cours de son histoire », mais pour le moment, a-t-il insisté, « notre priorité est la protection du territoire et la préservation de la souveraineté iranienne ».

L’Iran n’est que le début

L’essentiel du message consistait à démontrer que l’agression israélo-américaine obéissait à un plan dont l’Iran n’était que la première étape et qui visait à affaiblir, à remodeler et à soumettre toute la région. Notamment à lui imposer la normalisation avec Israël au moment où les ambitions expansionnistes de ce dernier se matérialisent à la faveur de l’instabilité régionale. Les États qui espèrent infléchir la position des États-Unis en se montrant accommodants font un mauvais calcul, a expliqué en substance le diplomate. En d’autres termes, face aux ambitions américaines et israéliennes, les intérêts iraniens et arabes sont solidaires, et l’Iran veut faire savoir que sa
résistance s’exerce au bénéfice de toute la région.

« Nous voulons affirmer, a martelé Masoud Hosseinian, que nous n’avons aucune envie de porter atteinte aux intérêts des musulmans dans la région. Depuis des siècles, l’Iran assure la sécurité du détroit d’Ormuz. Tous les navires ont toujours pu circuler sans rencontrer de problème de notre part. La sécurité alimentaire et la stabilité économique des pays arabes sont de notre intérêt. Mais nous voulons dire à nos frères arabes que la sécurité de la région est entre nos mains. »

Tunis, une porte d’entrée pour l’Iran

Le choix de Tunis pour s’adresser ainsi aux pays arabes n’a rien d’anodin. Certes, la réaction de la Tunisie au déclenchement de la guerre était pour le moins tempérée. Son communiqué du 1er mars évitait soigneusement de nommer l’agresseur, en appelait sagement à une désescalade et assurait les pays arabes de sa « pleine solidarité », au nom de la « fraternité arabe et islamique », sans expliciter les raisons pour lesquelles leur territoire avait été pris pour cible par des tirs iraniens.

Néanmoins, Tunis et Téhéran ont sensiblement renforcé leurs relations ces deux dernières années, même si elles demeurent à un niveau modeste. Lors d’une interview à la radio nationale suite à sa conférence de presse, l’ambassadeur iranien à Tunis en a rappelé la motivation essentielle : «  Les relations avec la Tunisie sont très importantes pour nous, parce que la Tunisie est la porte de l’Afrique et du Sud de l’Europe. » Tunis, et la circonstance vient de la démontrer, est une porte d’entrée utile pour un pays qui cherche à sortir de son isolement international.

Escalade

Toutefois, il n’est pas certain que les explications iraniennes suffisent à les rassurer. La tension s’est considérablement accrue après les bombardements par l’Iran d’installations énergétiques, notamment le site de production de gaz naturel liquéfié au Qatar, en représailles de l’attaque israélo-américaine du principal gisement iranien d’extraction de gaz de South Pars, au large du Qatar.

Les pays du Golfe, fortement vulnérables aux perturbations du commerce maritime et régional, ont tout à perdre dans l’escalade du conflit. Ils importent 85 % de leur alimentation et leurs stocks stratégiques ne leur garantissent que quelques semaines d’approvisionnement. Les restrictions de circulation sur le détroit d’Ormuz vont peser gravement sur leurs capacités d’exportation, en particulier pour le Koweït. Les dommages causés aux aéroports et les fermetures d’espace aérien diminuent les capacités du fret aérien. L’instabilité régionale va dissuader les investisseurs. Lors d’une réunion à Riyad mercredi, les ministres des Affaires étrangères des États du Golfe ont affirmé leur droit à se défendre. Il faudra sans doute davantage qu’une conférence de presse à Tunis pour les convaincre de faire cause commune avec Téhéran. 

Cet article Depuis Tunis, l’Iran veut rassurer les pays arabes est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/international/depuis-tunis-liran-veut-rassurer-les-pays-arabes/feed/ 0
« Évasion simulée » de deux otages maliens selon RFI https://mondafrique.com/decryptage/rfi-revele-la-fausse-evasion-de-deux-soldats-maliens-detenus-par-les-djihadistes/ https://mondafrique.com/decryptage/rfi-revele-la-fausse-evasion-de-deux-soldats-maliens-detenus-par-les-djihadistes/#respond Fri, 20 Mar 2026 11:29:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=149161 Selon RFI, les deux soldats maliens prétendument évadés d’un camp de réfugiés en Mauritanie ont, en réalité, été libérés contre rançon puis relâchés à la frontière entre les deux pays. Après une vive passe d’arme, Nouakchott et Bamako déclarent vouloir « renforcer » leur « coopération bilatérale ». Provoquant la colère de Nouakchott, les forces armées maliennes avaient […]

Cet article « Évasion simulée » de deux otages maliens selon RFI est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Selon RFI, les deux soldats maliens prétendument évadés d’un camp de réfugiés en Mauritanie ont, en réalité, été libérés contre rançon puis relâchés à la frontière entre les deux pays. Après une vive passe d’arme, Nouakchott et Bamako déclarent vouloir « renforcer » leur « coopération bilatérale ».

Provoquant la colère de Nouakchott, les forces armées maliennes avaient annoncé, le 16 mars, que deux militaires retenus en otages depuis octobre 2025 par un groupe terroriste avaient réussi à s’échapper deux jours plus tôt d’un camp de réfugiés sur le sol mauritanien. Or, selon l’enquête de la radio internationale, ils étaient détenus au Mali par les jihadistes du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) dans la forêt du Wagadou, à une trentaine de kilomètres de la frontière, un fief bien connu du groupe djihadiste.

RFI s’appuie sur des sources sécuritaires anonymes et des « notabilités locales de part et d’autre de la frontière » pour affirmer qu’une rançon d’un montant de 5 à 15 millions de francs CFA (7600 à 22 800 euros) a été versée pour les deux soldats et le préfet de Dioila, libéré au même moment.

Les deux militaires auraient ensuite été « conduits à proximité de L’Mahale, non loin du poste-frontière de Fassala, côté mauritanien, une zone qui accueille de nombreux réfugiés maliens », avant d’être récupérés par un « facilitateur » à moto qui les a remis à l’armée malienne à Goundam, dans la région de Tombouctou.

Passe d’arme virulente entre le Mali et la Mauritanie

Cet article « Évasion simulée » de deux otages maliens selon RFI est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/decryptage/rfi-revele-la-fausse-evasion-de-deux-soldats-maliens-detenus-par-les-djihadistes/feed/ 0