Emeutes libanaises, à qui profite le crime?

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Les spéculations sur les fauteurs des troubles qui ont eu lieu pendant quatre jours à Tripoli vont bon train à Beyrouth.

Si les manifestants qui ont mis le feu au tribunal chérié sunnite et à la municipalité de Tripoli (dont le bâtiment date du 19e siècle) ne sont pas originaires de Tripoli, comme beaucoup le pensent, la grande question que nombre de Libanais se posaient, ce samedi, est de savoir quelle est la faction « infiltrée » qui s’est livrée à ces actes de vandalisme.

Le Hezbollah, premier suspect

Certains activistes n’hésitent pas à pointer du doigt, sur les réseaux sociaux, le Hezbollah pro-iranien qui aurait fomenté les troubles par le biais de groupuscules présents sur le terrain qui lui sont inféodés. Le but recherché par le parti chiite pro-iranien à cet égard serait, si cette thèse se confirme, de « rappeler » sa capacité de nuisance à l’Occident, et plus particulièrement aux Etats-Unis à la veille d’une possible relance du dialogue entre Téhéran et la nouvelle administration Biden.

D’autres observateurs font assumer la responsabilité de ces actes à l’homme d’affaires Bahaa Hariri, frère mais néanmoins rival politique du Premier ministre désigné Saad Hariri. Certains analystes soulignent pour leur part que les événements de Tripoli sont le fruit du bras de fer entre le chef de l’Etat Michel Aoun et ce dernierau sujet de la formation du nouveau gouvernement.

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