Des masques anti Covid dessinés par des artistes arabes

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En partenariat avec la Fondation Kinda (Riyad, Arabie saoudite), l’Institut du monde arabe propose une série limitée de masques, dessinés par six artistes contemporains du monde arabe.


Ces masques grand public, au prix unitaire de 19,90 €, sont confectionnés 100% en coton et lavables par les irakiens Dia Al Azzawi et Mohammed El Shammari, l’égyptien Adel El Siwi, l’émirienne Fatma Lootah, le marocain MohamedMorabiti et le saoudien Fahad Al Naymah proposent.

Mohamed Morabiti (né en 1968 à Marrakech, Maroc) est un artiste autodidacte qui, au sortir du lycée pour travailler, s’est astreint
à un emploi du temps lui permettant d’apprendre la peinture, avant de s’y adonner pleinement. Outre la peinture, il pratique le collage, le dessin et la sculpture ; son style dépouillé traque la vulnérabilité de ce qui l’entoure. En 2008, il effectue un séjour à la Cité
internationale des arts, à Paris, puis retourne au Maroc Il est également un acteur culturel de premier plan, avec la fondation d’un
lieu de rencontres culturelles et de résidence d’artistes à Tahannaout, Al Maqam, où il y a son atelier.

Adel El Siwi (né en 1952 à Beheira, Egypte) étudie la médecine au Caire avant de gagner l’Europe puis les Etats-Unis. De retour dans
son pays natal en 1978, il abandonne sa pratique de la psychiatrie pour la peinture, conjuguant l’informel et le figuratif pour dénoncer les injustices. Son art devient plus intimiste dans sa transcription des émotions et des souvenirs, sans pour autant renoncer à ladénonciation de la corruption et de la censure politiques. Il a également traduit en arabe le Traité sur la peinture de Leonard de Vinci.


Dia Al-Azzawi (né en 1939 à Bagdad, Iraq) est diplômé en archéologie. Il puise son inspiration dans le répertoire antique mésopotamien et dans la civilisation arabo-islamique pour mieux tendre vers la modernité, et tisser ainsi un lien entre mémoire et actualité.
L’épopée de Gilgamesh, les odes bédouines antéislamiques, la poésie classique arabe et les contes, dont les Mille et une nuits, nourrissent une œuvre à la palette éclatante, soulignant ce que le monde arabe a apporté à la civilisation universelle. Etabli à Londres en
1976, il est un indéfectible soutien à la cause palestinienne.

Mohammed Al-Shammari (né en 1962 à Bagdad, Iraq) vit et travaille à Houston, au Texas. Il pratique la peinture, la photographie, la
sérigraphie, la sculpture et l’art du livre. Son œuvre trouve souvent son inspiration dans la littérature, et notamment la poésie soufie
de Rûmi, celle du palestinien Mahmoud Darwish ainsi que l’épopée de Gilgamesh. Il cultive un style nourri par le répertoire formel
des arts de l’Islam ; calligraphie et arabesque sont au cœur de ses compositions.

Fahad Al-Naymah (né en 1978 à Riyad, Arabie saoudite) commence sa carrière à l’âge de 20 ans, d’abord avec de simples croquis et
dessins représentant la vie dans le désert avec ses dromadaires, moutons, palmiers et Bédouins. Ses portraits de dromadaires, à la
frontière de l’abstraction, donnent corps au patrimoine nomade qui demeure prégnant dans l’imaginaire des habitants de la péninsule Arabique. Bien qu’autodidacte, il maîtrise parfaitement les techniques de la peinture.

Fatma Lootah (née à Dubai en 1955) étudie à l’Académie des Arts de Bagdad, puis à Washington DC. Elle s’installe en 1984 à Vérone,
en Italie. Performances et peinture abstraite sont d’abord ses moyens d’expression avant un retour à la figuration pour célébrer la
vie et l’imaginaire des Emirats, recourant à une palette de couleurs vives. Ce dont témoigne sa première exposition monographique
à Dubaï en 2009, intitulée « Desert and The People of the Reddish Dune ».

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