Des affrontements et des arrestations à Nouakchott

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Selon les candidats de l’opposition mauritanienne à l’élection présidentielle du 22 juin, des militants politiques ont été arrêtés et les locaux de plusieurs partis saccagés

En début de soirée le lundi 24 juin, des échauffourées ont opposé des militants des candidats de l’opposition et des unités de la police anti-émeute, dans plusieurs quartiers de Nouakchott.

Les quatre candidats de l’opposition accusent des éléments de la police d’avoir procédé à une série d’arrestations parmi leurs militants avant de saccager les sièges de Biram dah Abeid et de Kane Hamidou Baba. 

Joint par RFI, Biram dah Abeid dénonce les faits : « Nous dénonçons les attaques contre les sièges de Kane Hamidou Baba et de Biram dah Abeid. Nous dénonçons aussi le fait qu’il y a eu des arrestations massives injustes et injustifiées. Nous dénonçons qu’il y a beaucoup de blessés et que les personnes arrêtées sont dans une situation de torture. »

Cafouillages chez les opposants

Au lendemain de la victoire du candidat du pouvoir, Mohamed Ould Ghazouani, au premier tour de la présidentielle, les quatre candidats de l’opposition font encore front commun pour contester les résultats. Après une courte nuit, passée d’abord au ministère de l’Intérieur où ils avaient été convoqués, puis en conférence de presse commune, les quatre candidats de l’opposition se sont réunis au QG de l’un d’entre eux, Biram dah Abeid pour, au final, décider de reporter la marche de protestation.

Toujours selon RFI, la première raison de ce report est le match d’entrée des Mourabitounes pour leur première sélection à la Coupe d’Afrique des Nations. Mais, plus en creux, c’est l’absence d’organisation réelle de cette marche qui semble expliquer ce report.

Dans le camp de Biram, on reconnaît que cette annulation s’est faite tardivement alors qu’environ deux cents jeunes attendaient à côté de son QG pour marcher vers la Céni, l’organisme de controle du processus électoral qui a validé l’élection au premier tour du candidat du pouvoir..

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)