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« Évasion simulée » de deux otages maliens selon RFI

Remise d'une installation d'eau par MSF à la commune de Fassala, à la frontière Mauritanie-Mali, février 2026.

Selon RFI, les deux soldats maliens prétendument évadés d’un camp de réfugiés en Mauritanie ont, en réalité, été libérés contre rançon puis relâchés à la frontière entre les deux pays. Après une vive passe d’arme, Nouakchott et Bamako déclarent vouloir « renforcer » leur « coopération bilatérale ».

Provoquant la colère de Nouakchott, les forces armées maliennes avaient annoncé, le 16 mars, que deux militaires retenus en otages depuis octobre 2025 par un groupe terroriste avaient réussi à s’échapper deux jours plus tôt d’un camp de réfugiés sur le sol mauritanien. Or, selon l’enquête de la radio internationale, ils étaient détenus au Mali par les jihadistes du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) dans la forêt du Wagadou, à une trentaine de kilomètres de la frontière, un fief bien connu du groupe djihadiste.

RFI s’appuie sur des sources sécuritaires anonymes et des « notabilités locales de part et d’autre de la frontière » pour affirmer qu’une rançon d’un montant de 5 à 15 millions de francs CFA (7600 à 22 800 euros) a été versée pour les deux soldats et le préfet de Dioila, libéré au même moment.

Les deux militaires auraient ensuite été « conduits à proximité de L’Mahale, non loin du poste-frontière de Fassala, côté mauritanien, une zone qui accueille de nombreux réfugiés maliens », avant d’être récupérés par un « facilitateur » à moto qui les a remis à l’armée malienne à Goundam, dans la région de Tombouctou.

Passe d’arme virulente entre le Mali et la Mauritanie