De la Tunisie à Monaco, Olivier Poivre d’Arvor le dilettante

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Après avoir brillé par une activité mondaine dans une Tunisie en proie à une crise sans précédent, Olivier Poivre d’Arvor a été nommé ambassadeur des Pôles, où il surprend déja par des initiatives un peu décalées.

Le poste était vacant depuis près d’un an et le débarquement de Ségolène Royal. Le diplomate et écrivain Olivier Poivre d’Arvor a été nommé mercredi 25 novembre « ambassadeur des pôles et des enjeux maritimes », un poste occupé par Ségolène Royal, congédiée par Emmanuel Macron qui la soupçonnait d’avoir transformé ses fonctions au Quai d’Orsay. en une sinécure. Ce qui n’était pas forcément tout à fait erroné.

Ambassadeur en Tunisie où il avait multiplié les fêtes et les initiatives culturelles, L’ami Poivre d’Arvor avait été fort critiqué pour ses apparitions incessantes sur les réseaux sociaux et un désintérèt marqué pour les questions géopolitiques, juste décisives dans un pays voisin de la Libye et de l’Algérie..

Pourquoi Macron et Le Drian l’ont maintenu si longtemps dans ce poste hautement sensible ? Le mystère reste entier.

Qu’on se rassure, Olivier Poivre d’Arvor semble vouloir dans ses nouvelles fonctions se recentrer sur l’essentiel en se rendant…à la Principauté de Monaco.

Chemins de traverse

Dans un message sur Face Book qui se veut rassurant sur sa haute conscience professionnelle, le nouvel ambassadeur des Pôles met en valeur son dernier déplacement. « Grâce à l’engagement du souverain sur la question environnementale, mais plus précisément des pôles et des espaces maritimes, nos deux pays ont désormais pour les années à venir un ambitieux programme de coopération ». Face à la fonte des glaces qui s’accentue, il y a avait urgence à rendre visite à ce « souverain » dont l’engagement sera évidemment décisif

Les chemins de traverse d’Olivier Poivre d’Arvor ne manqueront jamais de nous surprendre rout comme sa capacité de rebond à des hauts postes de la diplomatie française;

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)