Côte d’Ivoire, les journalistes sous pression pour les présidentielles

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« Tous aux urnes demain ! » titre ce samedi 24 octobre le quotidien officiel de l’Etat ivoirien « Fraternité Matin ». Dans les points de vente de presse d’Abidjan, les journaux affiliés au RDR, le parti présidentiel, lancent un dernier appel à voter demain pour le premier tour d’une présidentielle dont la grande inconnue reste pour l’instant le taux de participation. En célèbrant d’ores et déjà le triomphe attendu du président sortant Alassane Ouattara, la presse officielle en oublie quelques fondamentaux de la liberté d’expression. Depuis deux jours, trois journaux de l’opposition (imprimés en couleur bleu) sont interdits de parution. Seul le quotidien de soutien au candidat du FPI, Affi N’Guessan, critiqué dans son propre camps comme étant « inféodé » au clan Ouattara a encore voix au chapitre dans les kiosques. En cause notamment, la volonté de censurer l’ex candidat en lice Mamadou Koulibaly qui souhaitait lancer une appel au boycott du scrutin dans ce journaux. Le bandeau préparé par l’opposant n’est désormais plus accessible que sur le site internet d’opposition « connectioninvoirienne.net ». Parmi les journalistes ivoiriens, bon nombre dénoncent les pressions et l’achat de conscience systématique qui a accompagné la campagne présidentielle.

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