Coronavirus, la communauté juive marocaine durement touchée

Partages

13 membres de la communauté juive au Maroc, tous de Casablanca, sont morts des suites du virus Covid-19, rapporte le quotidien israélien Hareetz.

Les juifs représentaient, jusqu’à peu, 10 % des décès de l’ensemble des des victimes du coronavirus au royaume, ajoute le journal, qui impute la forte propagation du virus dans la communauté hébraïque serait due à plusieurs ressortissants juifs français infectés qui avaient assistés à un mariage dans la ville d’Agadir. Certains d’entre eux ont ensuite célébré la fête du Pourim à Casablanca.

D’après Hareetz, les responsables israéliens, qui suivent les développements dans la communauté juive marocaine estimée à quelques 1 500 personnes, n’ont pas été en mesure de fournir de détails sur le nombre de personnes de confession juive infectées par le Coronavirus ou hospitalisées.

Parmi les victimes de cette pandémie, figurent 3 proches du leader du parti travailliste israélien, Amir Peretz. Il s’agit de l’homme d’affaires Emil Peretz, de sa femme Simone et de son fils Ari. Le célèbre rabbin Sholom Eidelman, émissaire de longue date du mouvement orthodoxe de sensibilisation « Chabad » à Casablanca où il avait fondé un kollel (institution d’apprentissage juif pour les adultes) fait partie de ceux que le Covid-19 a fauché.

D’ailleurs, sur sa page facebook, Ami Peretz a affirmé que des membres de la famille royale ainsi que des responsables du gouvernement marocain lui avait exprimé leurs condoléances.

Enfin Hareetz nous apprend qu’une dizaine de juifs marocains de nationalité israélienne ont tenté en vain de quitter le pays pour Israël. La proposition du ministère des Affaires étrangères israélien de les faires rapatrier n’a pas obtenu le feu vert des autorités marocaines. Une initiative financée par des fonds privés qui le ferait transiter par les Etats-Unis serait aujourd’hui à l’étude, croit savoir Hareetz.

Partages
Previous articleBurkina Faso, 31 détenus exécutés par l’armée
Next articleNiger, la mobilisation en faveur du journaliste Moussa Aksar
Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)