Congo-Brazzaville, les arrestations continuent

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Les membres du mouvement citoyen « Ras-le-bol » dans le collimateur de la direction de la surveillance du territoire (DST, service des renseignements). Quatre membres de cette association ont été arrêtés le 9 mai à Poto-Poto, un arrondissement du centre de Brazzaville.

Parmi les personnes interpellées, Franck Nzila et Luce Gangoué, respectivement coordonnateur principal et caissière du mouvement.

D’après Brazzanews, ces arrestations seraient liées aux manifestations que ces jeunes organisent pour dénoncer les procès en cours de plusieurs acteurs politiques et militaires dont le général Jean Marie-Michel Mokoko, poursuivi depuis 2016 pour « atteinte à la sûreté de l‘État et détention illégale d’armes et munitions de guerre ».

Information confirmée par Charlin Kinouani, coordonateur adjoint de Ras-le-bol. Lequel explique que ses camarades auraient été interpellés au moment où ils plaçaient des affiches « Libérez les prisonniers politiques ». Le jeune Kinouani dit aussi ignorer la destination à laquelle ses collègues ont été conduits.

S’il est pour l’instant difficile de vérifier l’information auprès des autorités, des témoins indiquent que la direction de la police a annulé un atelier des ONG sur « l‘évaluation des risques de corruption dans le domaine de REDD+ » que devait organiser ce 9 mai à Pointe-Noire la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH) en collaboration avec Transparency International.

La police aurait évoqué l’absence d’autorisation préalable pour justifier la décision. Des observateurs ont quant à eux établi un lien avec le procès Mokoko. « Ils craignent que la société civile puisse parler de l’affaire Mokoko. Mais ils se sont littéralement trompés, car nous devrions parler que des changements climatiques, une question qui n’a rien à voir avec cette affaire politico-judiciaire », a déploré un journaliste sous-couvert d’anonymat.

« Ras-le-bol » se présente comme un mouvement « citoyen pacifique et non-violent qui milite pour le progrès social par l‘éveil de la conscience citoyenne des jeunes ».

Congo-Brazzaville, arrestations arbitraires

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