Congo-Brazaville, le procès du général Dabira

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Le procès pour atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat du général Norbert Dabira, un ex-dignitaire du régime du président congolais Denis Sassou Nguesso, s’est ouvert devant la Cour criminelle de Brazzaville où l’accusé a qualifié de « mensonge » les faits qui lui sont reprochés.

Avant l’ouverture du procès devant la Cour criminelle de Brazzaville, le général Dabira a fait son entrée dans la salle d’audience, souriant, derrière ses lunettes claires, avant de saluer ses avocats et l’un de ses proches.

« Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés (…) Je suis devant la barre à cause d’un mensonge », a déclaré le général Dabira.

Ancien inspecteur des Forces armées congolaises (FAC) et ancien haut-commissaire à la réinsertion des anciens combattants, le général Dabira est accusé d' »atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Cet homme de 68 ans est aussi accusé d’avoir voulu « recruter au moins deux tireurs d’élite pour abattre l’avion du président Denis Sassou Nguesso au décollage ou à l’atterrissage », selon l’acte d’accusation qui évoque des conversations téléphoniques en novembre 2017 entre les généraux Dabira et Nianga Ngatsé Mbouala.

Ancien commandant de la garde républicaine – unité d’élite chargé de la protection du président du Congo-Brazzaville -, le général Nianga Ngatsé Mbouala est cité dans cette affaire en qualité de témoin.

Lors de cette audience, la défense a évoqué l’immunité juridictionnelle de son client qui a été élevé au rang de « dignitaire » en 2001. La Cour a rejeté cette demande et s’est déclarée compétente pour juger le général.

Originaire de la région de la Cuvette (nord), comme le président Sassou Nguesso, le général Dabira avait été arrêté en janvier 2018.

Son procès intervient quatre jours après celui du général Jean-Marie Michel Mokoko, 71 ans, ancien chef d’état-major et ancien conseiller du président Sassou Nguesso qui a été condamné à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité de l’État ». Il a défié Sassou Nguesso à la présidentielle de mars 2016 et avait refusé de reconnaître la réélection contestée du président congolais.

La défense de Mokoko a annoncé lundi son intention de saisir les juridictions internationales contre cette condamnation.

Un autre candidat à la présidentielle de 2016, André Okombi Salissa, arrêté en janvier 2017 également pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » attend la date de son procès.

avec l’AFP

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