Josep Borell, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, fut interpellé par plusieurs députés européens sur les arrestations, les intimidations, et les abus dont sont victimes les militants algériens du Hirak.
La reprise des mobilisations populaires du Hirak, vendredi dernier, a mis le pouvoir d’Alger dans tous ses états d’alertes. Les Eurodéputés, toute tendance confondue, ont rappelé le caractère pacifiste des manifestants et ont exprimé leurs inquiétudes à la la régression du droit à la liberté d’expression dans le pays.
Une lettre rédigée par les eurodéputés s’appuie sur des rapports d’ONG nationales et internationales et des militants des droits de l’homme qui « font état d’une répression continue des militants pacifiques ».
Vers une enquête indépendante !
L’affaire Walid Nekkiche, qui a défrayé la chronique au mois de février, a mis les services de sécurité dans un état d’instabilité. Des cas de tortures sont évoqués par des militants des droits de l’homme mais aussi par des avocats.
La répression opérée contre la marche des étudiants, mardi dernier, est venue corroborer le choix de l’institution militaire en faveur de l’option répressive. .
L’action des eurodéputés ne s’arrête pas aux dénonciations, ils demandent que ces exactions fassent « l’objet d’une enquête indépendante afin d’identifier les responsables ». Ils s’appuient sur la récente résolution du parlement Européen sur « la détérioration de la situation des droits humains en Algérie » en demandant à la commission européenne ainsi que le service d’actions extérieures de l’UE d’exercer « des pressions sur les autorités algériennes pour mettre fin aux violations massives des droits de l’homme dans leur pays ». Ils rappellent les engagements internationaux pris par l’Algérie dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen.

