Dix mois après la réconciliation diplomatique entre le Maroc et l’Espagne, résultat du changement diplomatique radical de Madrid au sujet du Sahara Occidental, leurs dirigeants se retrouvent le 1er et 2 février à Rabat pour un sommet bilatéral.
Souvenons nous quand l’Espagne avait accueilli et soigné du Covid-19, dans la plus grande discrétion, Brahim Ghali, le chef du Front Polisario, en provoquant la colère des Marocains. Ces temps là sont bel et bien révolus. Sous la houlette du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, l’Espagne a retourné sa veste brutalement. À une alliance d’hier avec Alger, Madrid préfère aujourd’hui un axe fort avec Rabat qu’est venu sceller les 1er et 2 février un sommet entre les deux pays. Du coup, l’Algérie a rappelé son ambassadeur et stoppé toute relation avec l’Espagne à l’exception des livraisons de gaz, le quart de la consommation espagnole renégociées à la hausse.
Les véritables raisons de ce changement diplomatique radical rcondamné par l’ensemble de la classe politique espagnole, les socialsites du PSOE exceptés, restent mystérieuses.
Dans le cadre d’un forum économique organisé mercredi, le Premier ministre espagnol a loué la bonne entente entre les deux voisins. « Notre objectif commun est de lancer une nouvelle étape qui nous permettra de tirer parti de tout le potentiel offert par les relations entre nos deux pays, sur une base renouvelée de confiance et de respect des accords, de respect et de compréhension mutuels. Nous allons signer 24 accords.« , a déclaré Pedro Sanchez.
De nombreux accords signés
Outre des partenariats sur les investissements espagnols au Maroc, ces accords concernent le transport ferroviaire, la désalinisation de l’eau, la culture et l’éducation.
Accompagné d’une douzaines de ses ministres, le chef du gouvernement espagnol doit s’entretenir avec les responsables marocains ce jeudi. L’immigration clandestine et la lutte contre l’extrémisme devraient être évoquée.
Des clandestins en chute libre
Les effets de cette réconciliations entre Rabat et Madrid sont tangibles. Les échanges commerciaux ont bondi. Les frontières terrestres de Ceuta et Mellila, fermées depuis 2920, ont été ouvertes à nouveau. Et surtout les arrivées massives d’immigrés illégaux ont chuté de 31% en direction des iles Canaries et de 21% vers la Péninsule.
L’époque est révolue où l’Espagne expulsait vers Alger, au détriment des règles humanitaires les plus élémentaires, des opposants algériens qui risquaient pourtant, une fois arrivés, la torture et la mort. Voir l’article ci dessous
L’entretien de Mondafrique avec l’opposant algérien, Mohamed Benhalima, expulsé par l’Espagne

