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Le Royaume-Uni met la pression sur le Rwanda

Brexit oblige, Londres est redevenue autonome diplomatiquement. Et le gouvernement du Premier ministre Keir Starmer est la première nation occidentale à décider de mesures de rétorsion contre le Rwanda, qui se cache si peu de soutenir la rébellion du M23 à l’est de la République démocratique du Congo.

Tout en annonçant une augmentation de l’aide humanitaire aux réfugiés congolais de 14,6 millions de livres, Downing Street a exigé, le 25 février,  le retrait des forces de Kigali. Un ensemble de mesures a été décidé:

« 1- Cesser d’assister à des événements de haut niveau organisés par le gouvernement rwandais.

2- Limiter les activités de promotion commerciale avec le Rwanda.

3- Suspendre l’aide financière bilatérale directe au gouvernement rwandais, à l’exclusion de l’aide aux plus pauvres et aux plus vulnérables.

4- Coordonner avec les partenaires les nouvelles désignations de sanctions potentielles.

5- Suspendre l’aide future à la formation en matière de défense au Rwanda.»

La réaction de Paul Kagame

Des mesures « punitives» a dénoncé le gouvernement du président rwandais Paul Kagame, quelques jours après que le chef de l’Etat a péroré dans Jeune Afrique que « personne ne m’intimidera avec des menaces de sanctions».

Le Royaume Uni verse une quarantaine de millions de livres sterling en aide bilatérale chaque année à Kigali. Le gouvernement travailliste, sitôt arrivé au pouvoir en juillet 2024, avait déjà renoncé au projet de faire sous-traiter le traitement (et la déportation) des demandeurs d’asile au Rwanda, un accord négocié par le précédent gouvernement conservateur, mais sans récupérer les 240 millions de livres déjà versés.

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