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La faillite économique tunisienne

L’ancien patron de l’Agence française de Développement, le bras armé financier de la diplomatie française, Dov Zerav, souligne dans une chronique sur le site Atlantico que la Tunisie est au bord de la faillite  

Depuis le départ le 14 janvier 2011 de l’ancien président Ben Ali, la situation économique n’a cessé de se détériorer. Voici quelques chiffres qui en témoignent de façon dramatique

Une lente dégringolade qui caractérise l’appauvrissement collectif. Le sous-investissement tant public que privé, les interminables grèves, la fuite des capitaux, la contrebande, le développement des exportations illégales, la diffusion de la corruption à tous les échelons de la société, le développement du secteur informel, les attentats terroristes …, ce sont les maux qui rongent la Tunisie.
 

Une alarmante crise sanitaire.

Avec une moyenne de 150 morts par jour et un système sanitaire complétement dépassé, la Tunisie est un des pays d’Afrique les plus touchés par la pandémie ; la baisse du PIB de 9,1 % sur 2021, selon le FMI, ne va pas améliorer les choses et va accentuer les nombreuses fractures qui fragilisent la société tunisienne. La crise sanitaire a fait passer le taux de pauvreté de 15 à 25 % d’une population de plus de 12 millions d’habitants.

Mi-août, la température à Tunis a atteint un record, 48°, dépassant le précèdent de 1982, 46,8°. Au-delà des effets négatifs sur l’agriculture, un récent rapport de la Banque mondiale a présenté les effets du changement climatique sur les pays du Maghreb. Sur une population qui passerait de 195 millions d’habitants à 230 en 2050, 4,5 à 13 millions de personnes quitteraient les campagnes et viendraient accentuer la pression sur les systèmes urbains, sans oublier que ce seraient des candidats potentiels à l’émigration

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