La présidence algérienne a annoncé, à travers un communiqué, que le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu un appel téléphonique de son homologue Français Emmanuelle Macron sur « des questions relatives aux relations bilatérales et sur la politique de coopération entre les deux pays », dont la situation en Libye, et au Sahel.
Les appels téléphoniques entre les deux présidents sont fréquents depuis la dernière visite du mois d’août à Alger d’Emmanuel Macron. Or, cet appel est venu pour apaiser les critiques de la presse d’Alger sur les déclarations de la cheffe du Quai d’Orsay au Maroc relatives au dossier du Sahara Occidentale. Si Macron a réussi à normaliser sa relation avec Alger après la tempête soulevée par ses propos sur un « régime politico-militaire qui vit sur la rente mémorielle », sa ministre des affaires étrangères tend à sortir les relations entre Paris et Rabat de sa phase glaciale.
« L’autonomie » qui fâche
Lors de la conférence de presse avec son homologue marocain Nacer Bourita, Catherine Collona a évoqué la proposition marocaine d’autonomie tout en appelant à l »a poursuite des négociations entre toutes les parties du conflit pour un dénouement juste et réaliste ».
Bien que la ministre insiste sur le soutien de la France « aux efforts de l’émissaire onusien pour le Sahara occidentale », le fait qu’elle évoque la notion d’autonomie dans le dossier du Sahara a suscité l’ire de la presse algérienne.
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