- Mondafrique https://mondafrique.com/confidentiels/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Thu, 19 Feb 2026 16:59:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg - Mondafrique https://mondafrique.com/confidentiels/ 32 32 Côte d’Ivoire : un faux communiqué sur l’affaire Epstein https://mondafrique.com/confidentiels/cote-divoire-un-faux-communique-plus-vrai-que-nature/ https://mondafrique.com/confidentiels/cote-divoire-un-faux-communique-plus-vrai-que-nature/#respond Thu, 19 Feb 2026 13:28:35 +0000 https://mondafrique.com/?p=147346 Le 17 février 2026, un communiqué attribué au procureur de la République de Côte d’Ivoire a fait le tour des réseaux sociaux ivoiriens à la vitesse de la lumière. Dans ce document, la justice somme les citoyens de ne pas s’exprimer sur l’affaire Epstein, sous peine de poursuites judiciaires. Hormis, le manque de logo et […]

Cet article Côte d’Ivoire : un faux communiqué sur l’affaire Epstein est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Le 17 février 2026, un communiqué attribué au procureur de la République de Côte d’Ivoire a fait le tour des réseaux sociaux ivoiriens à la vitesse de la lumière. Dans ce document, la justice somme les citoyens de ne pas s’exprimer sur l’affaire Epstein, sous peine de poursuites judiciaires. Hormis, le manque de logo et de signature, tout y est : ton solennel, formulation officielle… Sauf que le document est un faux et le ministère de la Justice le dément illico. L’auteur est un compte Facebook de 24 000 abonnés.

Avec ce communiqué inventé de toutes pièces, le faussaire anonyme a réussi en quelques heures à jeter une lumière crue sur l’état de la liberté d’expression en Côte d’Ivoire. Aucun Ivoirien n’a douté, aucun n’a remis en cause le document, tant le gouvernement ivoirien a institué un contrôle sur les citoyens. C’est bien d’ailleurs ce que démontre l’affaire Epstein dans ce pays. Comme le révélait notre article « Les amis du milliardaire à Abidjan », le délinquant sexuel et financier a été un facilitateur entre les entreprises de sécurité israéliennes et le pouvoir d’Abidjan pour organiser la cyber surveillance, centraliser le renseignement, intercepter les communications, verrouillant ainsi la liberté d’expression.

Le communiqué était faux. Le silence, lui, est certifié d’origine.

Cet article Côte d’Ivoire : un faux communiqué sur l’affaire Epstein est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/confidentiels/cote-divoire-un-faux-communique-plus-vrai-que-nature/feed/ 0
Deux attaques contre des convois militaires dans le nord du Mali https://mondafrique.com/limage-du-jour/deux-attaques-contre-des-convois-militaires-dans-le-nord-du-mali/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/deux-attaques-contre-des-convois-militaires-dans-le-nord-du-mali/#respond Thu, 19 Feb 2026 05:10:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=147330 Au premier jour du Ramadan mercredi, le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a revendiqué une attaque de drones kamikazes dans le nord du Mali, contre un convoi de l’armée malienne et de ses alliés russes d’AfricaCorps circulant entre Anefis et Kidal. Le même jour, les djihadistes du Groupe de Soutien à l’Islam et aux […]

Cet article Deux attaques contre des convois militaires dans le nord du Mali est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Au premier jour du Ramadan mercredi, le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a revendiqué une attaque de drones kamikazes dans le nord du Mali, contre un convoi de l’armée malienne et de ses alliés russes d’AfricaCorps circulant entre Anefis et Kidal. Le même jour, les djihadistes du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) ont également revendiqué une attaque à l’engin explosif improvisé contre un autre convoi près d’Aguelhoc.

Les deux opérations n’étaient pas coordonnées, a assuré le FLA à Mondafrique

Les bilans sont contrastés. Le GSIM dit avoir tué 6 hommes, des Touaregs partisans du général Elhadj Gamou, le gouverneur de Kidal, qui guidaient le convoi. Le FLA revendique des dégâts et des victimes mais sans précision de bilan.

En revanche, on sait que deux combattants du FLA ont été tués par une mauvaise manipulation de leur drone. Et pas n’importe qui, puisqu’il s’agit du fils d’Alghabass Ag Intallah, Mohamed, et du plus jeune frère de Fahad Ag Almahmoud, Alyazid Ag Matafa. Alghabass est le chef du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA) et Fahad, tué par une frappe de drone il y a quelques mois, était le chef du Groupe auto-défense touareg imghrad et alliés (GATIA), longtemps associé au général Gamou. Fahad avait rejoint la rébellion après l’abandon par Bamako de l’accord de paix d’Alger. Il a été tué par une frappe de drone le 1er décembre 2024. 

Cet article Deux attaques contre des convois militaires dans le nord du Mali est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/limage-du-jour/deux-attaques-contre-des-convois-militaires-dans-le-nord-du-mali/feed/ 0
Chrétiens kabyles, droit de réponse du pasteur Nourredine Benzid https://mondafrique.com/politique/chretiens-kabyles-droit-de-reponse-du-pasteur-nourredine-benzid/ https://mondafrique.com/politique/chretiens-kabyles-droit-de-reponse-du-pasteur-nourredine-benzid/#respond Tue, 17 Feb 2026 01:44:40 +0000 https://mondafrique.com/?p=147281 Suite à notre article du 31 janvier consacré à la persécution des chrétiens kabyles, de Charlotte Touati, le pasteur Nourredine Benzid nous a adressé le droit de réponse suivant, que nous publions ici. Voici ce que nous écrivions à son sujet :  Le 13 janvier 2026 le pasteur Nourredine Benzid était auditionné par la United […]

Cet article Chrétiens kabyles, droit de réponse du pasteur Nourredine Benzid est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Suite à notre article du 31 janvier consacré à la persécution des chrétiens kabyles, de Charlotte Touati, le pasteur Nourredine Benzid nous a adressé le droit de réponse suivant, que nous publions ici.

Voici ce que nous écrivions à son sujet : 

Le 13 janvier 2026 le pasteur Nourredine Benzid était auditionné par la United States Commission on International Religious Freedom à Washington sur la situation des chrétiens en Algérie. Pour la première fois, un pasteur kabyle exposait directement la situation devant une institution fédérale américaine : fermetures d’églises, arrestations, pressions au quotidien.

La trajectoire du pasteur Benzid est emblématique. Converti durant la décennie noire – « Ma vie a dramatiquement changé en 1993, lorsque j’ai rencontré Jésus », dit-il – il fonde en 2004 l’église évangélique de Makouda dans la wilaya de Tizi Ouzou, rassemblant entre 600 et 700 fidèles, soit l’une des plus grandes communautés chrétiennes du pays. En octobre 2019, l’église est fermée définitivement sur décision administrative confirmée par le tribunal administratif de Tizi Ouzou. Le pasteur Benzid affirme avoir déposé tous les dossiers réclamés par l’administration dès 2018. Mais l’église est bouclée sans préavis en 2019, les autorités disant n’avoir rien reçu. Le pasteur décrit aussi le chantage à l’article 87 bis du Code pénal algérien concernant les « actes terroristes et subversifs », qui sert à criminaliser les opposants, parmi lesquels les chrétiens et les Kabyles.

Le pasteur Nourredine Benzid souhaite faire la mise au point suivante :

« Ma position est claire :

  • Mon engagement concerne tous les chrétiens en Algérie, sans distinction régionale ou ethnique.
  • Je ne fais pas de politique et je ne soutiens aucun parti ; mon unique combat est de défendre la liberté de foi et le respect des croyants dans tout le pays.

Je condamne toute interprétation qui limiterait mon action à un seul groupe. Il est crucial que la vérité soit rétablie et que mes positions soient présentées avec exactitude. La Foi Et La Liberté Religieuse Ne Connaissent Ni Frontières Ni Ethnies, Et Mon Travail Reflète Cette Réalité. »

Cet article Chrétiens kabyles, droit de réponse du pasteur Nourredine Benzid est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/politique/chretiens-kabyles-droit-de-reponse-du-pasteur-nourredine-benzid/feed/ 0
Le fils de Mohamed Bazoum fait condamner la télévision nationale https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/le-fils-de-mohamed-bazoum-fait-condamner-la-television-nationale/ https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/le-fils-de-mohamed-bazoum-fait-condamner-la-television-nationale/#respond Wed, 11 Feb 2026 05:19:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=146970 Salem Bazoum, le fils du président Mohamed Bazoum, a fait condamner pour diffamation le directeur général de la télévision publique du Niger par le tribunal correctionnel de Niamey.  Le tribunal a estimé que le directeur général de la radio et télévision du Niger, Abdoulaye Coulibaly, et son témoin, Yacouba Kourma alias Madaki, membre « repenti » du […]

Cet article Le fils de Mohamed Bazoum fait condamner la télévision nationale est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Salem Bazoum, le fils du président Mohamed Bazoum, a fait condamner pour diffamation le directeur général de la télévision publique du Niger par le tribunal correctionnel de Niamey. 

Le tribunal a estimé que le directeur général de la radio et télévision du Niger, Abdoulaye Coulibaly, et son témoin, Yacouba Kourma alias Madaki, membre « repenti » du Front patriotique de libération (FLP), avaient diffamé le jeune homme en l’accusant de financer le groupe rebelle qui attaque régulièrement l’oléoduc reliant le site pétrolier d’Agadem au Bénin.

Le jugement prononcé mardi 10 février condamne les deux prévenus à lui verser 10 millions de francs CFA de dommages et intérêts et à s’acquitter chacun de 200 000 francs CFA d’amende (la peine minimale prévue par les textes). Au lendemain du coup d’État du 26 juillet 2023, Salem Bazoum a passé plusieurs mois avec ses parents, détenu avec eux dans une pièce de la résidence qu’ils occupaient au Palais présidentiel, avant d’être libéré suite à une intervention du président togolais. 

Cet article Le fils de Mohamed Bazoum fait condamner la télévision nationale est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/le-fils-de-mohamed-bazoum-fait-condamner-la-television-nationale/feed/ 0
Meurtre des journalistes au Mali : demande de levée du secret défense https://mondafrique.com/limage-du-jour/meurtre-des-journalistes-au-mali-demande-de-levee-du-secret-defense/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/meurtre-des-journalistes-au-mali-demande-de-levee-du-secret-defense/#respond Tue, 10 Feb 2026 05:07:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=146903 Le juge d’instruction antiterroriste chargé du dossier de l’enquête sur l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon en novembre 2013 à Kidal a demandé au ministère des Armées français de déclassifier des documents secrets défense concernant plusieurs acteurs du crime, qui avait été revendiqué par Al Qaïda au Maghreb islamique.  Selon l’Agence France Presse, la […]

Cet article Meurtre des journalistes au Mali : demande de levée du secret défense est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Le juge d’instruction antiterroriste chargé du dossier de l’enquête sur l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon en novembre 2013 à Kidal a demandé au ministère des Armées français de déclassifier des documents secrets défense concernant plusieurs acteurs du crime, qui avait été revendiqué par Al Qaïda au Maghreb islamique. 

Second tour des élections présidentielles à Kidal, août 2013 (Photo MINUSMA).

Selon l’Agence France Presse, la requête du juge, envoyée le 13 janvier, vise l’un des deux commanditaires présumée, Seidane Ag Hita, bras droit du parrain du djihadisme malien Iyad Ag Ghali, ainsi que le dernier membre vivant du commando, Hamadi Ag Mohamed, qui serait toujours actif dans une katiba du nord du Mali.

Le magistrat a également demandé des renseignements sur un ancien très proche d’Iyad Ag Ghali, Cheikh Ag Haoussa, que l’équipe de RFI avait rencontré quelques jours avant son enlèvement le 2 novembre 2013. Cheikh Ag Haoussa, personnage ambigu tué dans un attentat le 8 octobre 2016 à Kidal, était un informateur de la force des Nations unies – la MINUSMA – et de la force Serval, en tant qu’influent acteur politico-militaire du nord. Ancien bras droit d’Iyad Ag Ghali à Ansar Dine – le groupe armé de celui qui est devenu plus tard le chef de la nébuleuse Al Qaida au Sahel – Cheikh Ag Haoussa était revenu à Kidal après l’entrée en guerre de Serval, en 2013, sous la nouvelle étiquette « blanchie » du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad, organisation qui avait recyclé beaucoup de combattants touareg d’Ansar Dine. Cheikh Ag Haoussa a été vu dans son véhicule, le jour de l’enlèvement, avec le chef du commando, Baye Ag Bakabo. La justice s’interroge sur le rôle qu’il aurait pu jouer dans toute cette affaire. 

Plus de soldats français au Mali donc plus de sources à protéger

Le juge a également relayé une interrogation persistante des parties civiles sur l’absence de rapport écrit des forces spéciales françaises sur le drame et demandé la déclassification de « tout document » attestant qu’un commanditaire de l’enlèvement « aurait contacté après les faits » un membre du commando « pour lui reprocher d’avoir ‘gâché la marchandise' ». François Hollande avait publiquement révélé ces propos qu’il a contestés par la suite devant le juge. 

Les corps avaient été découverts, tués par balles, à quelques mètres du véhicule en panne qui avait servi au rapt, à une dizaine de kilomètres de la sortie de Kidal, par un convoi de militaires français. L’alerte avait été donné dès l’enlèvement par Ambery Ag Ghissa, la personnalité touareg devant le domicile duquel a eu lieu l’enlèvement. Toute l’opération, avortée à cause de la panne moteur du 4×4 des ravisseurs, avait duré moins d’une heure.

Danièle Gonod, la présidente de l’Association des amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a expliqué à l’AFP que les déclassifications accordées aux magistrats instructeurs successifs ont jusqu’ici été « limitées, avec des documents caviardés ». « On nous a opposé le secret défense en nous disant que cela relevait de la protection des sources au Mali mais aujourd’hui, il n’y a plus un seul soldat français au Mali donc plus de source à protéger », a-t-elle dit. L’enquête conduite ces dernières années à partir de la téléphonie a révélé, a précisé Danièle Gonod, « un vrai réseau djihadiste, politique et organisé, avec des liens en Algérie. » 

Un contexte très trouble

Lors de l’enlèvement, en novembre 2013, l’armée française et la MINUSMA étaient déployées à Kidal, après la reconquête du nord du Mali engagée en janvier de la même année par la force Serval. En 2012, le bastion rebelle était passé sous le contrôle des djihadistes alors qu’un groupe indépendantiste touareg, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et plusieurs groupes djihadistes se disputaient le pouvoir, après avoir chassé l’armée malienne de toutes les régions du nord. Les indépendantistes du MNLA étaient, au moment de l’enlèvement, en position de force dans la ville où ils collaboraient avec l’armée française dans la traque des djihadistes. Mais une grande partie des hommes d’Iyad Ag Ghali, alors en fuite, étaient aussi de retour, prétendument « rangés » du djihad et recyclés à l’intérieur d’un nouveau groupe, officiellement allié du MNLA. De ce fait, alors que la ville pouvait sembler reconquise, les forces hostiles continuaient d’agir clandestinement. Pour Al Qaïda au Maghreb islamique, l’enlèvement de Ghislaine Dupont et Claude Verlon a pu être considéré comme une action d’éclat destinée à démontrer la faiblesse de leurs rivaux locaux et étrangers sur le terrain, au-delà d’une opportunité d’empocher une grosse rançon. 

Mali, Iyad Ag Ghali serait bien le commanditaire de l’assassinat des journalistes de RFI

 

 

Cet article Meurtre des journalistes au Mali : demande de levée du secret défense est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/limage-du-jour/meurtre-des-journalistes-au-mali-demande-de-levee-du-secret-defense/feed/ 0
Algériens et Marocains négocient l’avenir du Sahara occidental https://mondafrique.com/confidentiels/algeriens-et-marocains-negocient-lavenir-du-sahara-occidental/ https://mondafrique.com/confidentiels/algeriens-et-marocains-negocient-lavenir-du-sahara-occidental/#respond Mon, 09 Feb 2026 08:31:37 +0000 https://mondafrique.com/?p=146863 Dans son édition du samedi 7 février, le journal El Confidencial affirme que des négociations se sont tenues à Madrid sur l’avenir du Sahara occidental le dimanche 8 et le lundi 9 février. Organisés sous les auspices des États-Unis, les pourparlers devaient réunir des délégations du Maroc, du Front Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie […]

Cet article Algériens et Marocains négocient l’avenir du Sahara occidental est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Dans son édition du samedi 7 février, le journal El Confidencial affirme que des négociations se sont tenues à Madrid sur l’avenir du Sahara occidental le dimanche 8 et le lundi 9 février. Organisés sous les auspices des États-Unis, les pourparlers devaient réunir des délégations du Maroc, du Front Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie dans les locaux de l’ambassade des États-Unis en Espagne. Ils sont aussi considérés comme la deuxième étape du processus qui s’est ouvert à Washington à la fin du mois de janvier.

À la manœuvre : Massad Boulos, le conseiller spécial pour l’Afrique de Donald Trump. Alors que celui-ci a récemment indiqué que le règlement du conflit était une « priorité absolue pour les États-Unis », il a réussi à convaincre toutes les parties, qui seront représentées par leurs ministres des Affaires étrangères respectifs, à se mettre autour de la table.

Selon le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, le cadre des discussions est fixé par la résolution 2797 du conseil de sécurité de l’ONU qui stipule que la proposition d’autonomie marocaine est « la seule qui peut permettre une solution définitive et juste », même si les États-Unis ont apparemment demandé au Maroc de revoir totalement sa proposition d’autonomie. Un document de 40 pages – alors qu’il en faisait trois seulement au départ – a ainsi été élaboré pour ces négociations. De leur côté, l’Algérie et le Front Polisario continuent toujours de demander l’application de l’accord d’autodétermination conclu il y a 35 ans, et ce en dépit des pressions de Washington.

Cet article Algériens et Marocains négocient l’avenir du Sahara occidental est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/confidentiels/algeriens-et-marocains-negocient-lavenir-du-sahara-occidental/feed/ 0
Mali : hommage à Saïf al-Islam du fils de Moussa Traoré https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/mali-hommage-a-saif-al-islam-du-fils-de-moussa-traore/ Wed, 04 Feb 2026 19:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=146497 Cheick Boucadry Traoré a réagi dans nos colonnes à la mort de Saïf al-Islam qu’il qualifie, ainsi que Mouammar Kadhafi, de « véritables amis du Mali ». Nous publions ici son texte.  C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Saïf al-Islam. Le peuple libyen a perdu un dirigeant précieux en la personne […]

Cet article Mali : hommage à Saïf al-Islam du fils de Moussa Traoré est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Cheick Boucadry Traoré a réagi dans nos colonnes à la mort de Saïf al-Islam qu’il qualifie, ainsi que Mouammar Kadhafi, de « véritables amis du Mali ». Nous publions ici son texte. 

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Saïf al-Islam. Le peuple libyen a perdu un dirigeant précieux en la personne de Saïf et a besoin de force morale pour surmonter cette tragédie.

Il était un homme politique exceptionnel dont toute la vie a été consacrée au service de sa nation. Lui et son père étaient de véritables amis du Mali et ont déployé de nombreux efforts pour améliorer les relations bilatérales et hisser les deux nations au niveau d’un partenariat stratégique.

Nous garderons un souvenir précieux de cet homme remarquable. Nous exprimons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses amis. Nous leur souhaitons, ainsi qu’à tout le peuple libyen, le courage nécessaire pour faire face à cette perte difficile et irréparable.

Cet article Mali : hommage à Saïf al-Islam du fils de Moussa Traoré est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Paris tente une médiation entre les frères ennemis libyens https://mondafrique.com/limage-du-jour/paris-tente-une-mediation-entre-les-freres-ennemis-libyens/ Fri, 30 Jan 2026 08:30:35 +0000 https://mondafrique.com/?p=146168 Ainsi, selon des sources françaises de haut niveau, une rencontre secrète a eu lieu à Paris sous le parrainage conjoint de la France et des États-Unis, réunissant deux délégations libyennes.

Cet article Paris tente une médiation entre les frères ennemis libyens est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
C’est parfois dans le secret des salons du pouvoir que la diplomatie avance. Ainsi, selon des sources françaises de haut niveau, une rencontre secrète a eu lieu à Paris sous le parrainage conjoint de la France et des États-Unis, réunissant deux délégations libyennes représentant des camps traditionnellement opposés. L’une de ces équipes était dirigée par Saddam Khalifa Haftar, le vice-commandant de l’État-Major général, l’autre « team » ayant à sa tête Ibrahim Dbeibah, le conseiller du Gouvernement d’unité nationale.

Christophe Moncel.

Le but de cette tentative de conciliation était de relancer différents processus politiques capables d’unifier les institutions de l’État libyen, puis de former un gouvernement unifié.

Selon des sources françaises de Mondafrique, la rencontre s’inscrit bel et bien dans des démarches diplomatiques menées de concert par le couple américano-français. Ce qui montre que Paris et Washington continuent parfois de travailler en commun, ici pour trouver un consensus libyen. L’effort porte donc sur la nécessité d’établir ce fameux consensus entre les parties libyennes. Le travail diplomatique s’est concentré sur l’avenir et la nature des futures institutions politiques et l’attribution de leurs pouvoirs, l’objectif final étant d’examiner des options qui permettent de former un gouvernement unifié de nature à réduire la division entre l’Est (le commandant Haftar et ses partisans) et l’Ouest (les institutions loyales à Dbeibah).

Aguila Saleh sur le banc de touche

Cette rencontre parisienne a conduit à des progrès mais aussi laissé des désaccords. Ainsi les deux parties se sont entendues pour « mettre fin au rôle du président de la Chambre des représentants, Aguila Saleh, et l’écarter complètement dans le cadre d’un nouveau processus politique de transition nationale ». Sur ce point un calendrier a été établi.

Par ailleurs il a été convenu de réduire le rôle du Conseil présidentiel, et même de le limiter définitivement, avec la possibilité de le remplacer par un organe commun aux deux camps, ou, à défaut, de changer le président du Conseil et ses deux vice-présidents.

L’accord entre les deux parties indique, nous dit notre source, qu’il est maintenant possible d’examiner l’adoption de l’accord maritime conclu entre la Libye et la Turquie « dans le cadre d’un règlement politique englobant les intérêts des différentes parties ». En effet, jusqu’à présent, l’accord de 2019 entre le Gouvernement d’Entente Nationale et la Turquie, demeure, en Libye, un sujet de controverse interne quant à sa légitimité et à la nécessité de son approbation par le Parlement.

Restent certains points cruciaux évoqués lors de cette rencontre secrète. Selon nos informations, Saddam Haftar aurait refusé d’accepter une condition portant sur la fin de la présence de certaines personnalités au sein de grandes institutions souveraines de l’État (exigence posée par le parti de l’Ouest), comme préalable à l’approbation de tout accord politique. Ce refus refléterait la persistance du principal désaccord entre les parties, à savoir l’identité des personnalités appelées à diriger la prochaine phase de transition. Par ailleurs, selon la même source, Saddam Haftar exigerait l’obtention des deux-tiers des postes du futur gouvernement, y compris les ministères des Affaires étrangères, des Finances, de l’Intérieur et de la Défense, ainsi que la présidence et la direction des institutions de la Banque centrale, du secteur pétrolier et de l’investissement, le tout comme condition essentielle pour avancer vers toute solution politique globale.

 

 

Cet article Paris tente une médiation entre les frères ennemis libyens est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Burkina: une purge dans une armée à bout de souffle https://mondafrique.com/limage-du-jour/burkina-faso-nouvelle-purge-dans-une-armee-a-bout-de-souffle/ Thu, 29 Jan 2026 05:42:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=146034 Depuis l’extradition de l’ancien président et putschiste Paul-Henri Sandaogo Damiba, le 17 janvier, une vague d’arrestations ciblées a éclairci les rangs des officiers. Cette purge vient affaiblir un peu plus une armée déjà épuisée par dix années de guerre contre les groupes armés djihadistes. La purge L’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba, soupçonné d’être l’instigateur d’un […]

Cet article Burkina: une purge dans une armée à bout de souffle est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Depuis l’extradition de l’ancien président et putschiste Paul-Henri Sandaogo Damiba, le 17 janvier, une vague d’arrestations ciblées a éclairci les rangs des officiers. Cette purge vient affaiblir un peu plus une armée déjà épuisée par dix années de guerre contre les groupes armés djihadistes.

La purge

L’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba, soupçonné d’être l’instigateur d’un complot visant à renverser son successeur à la fin de l’année 2025, a agi comme un détonateur. Dans les jours qui ont suivi, plusieurs sources ont évoqué une série d’arrestations et d’enlèvements visant des officiers soupçonnés de proximité avec l’ancien chef de la transition. Dans un post publié sous le pseudonyme Henri Segbo, nom de plume en hommage au journaliste d’investigation Norbert Zongo, assassiné en 1998, l’auteur évoque « une purge méthodique déclenchée par l’extradition de Damiba, ciblant ses proches et anciens collaborateurs dans un climat d’omerta».

Selon plusieurs sources burkinabè, cette traque aurait déjà touché des figures de premier plan, dont le commandant Abdoul Aziz Korogo, ancien numéro deux du Régiment de sécurité présidentielle, et le lieutenant-colonel Mahamadi Bonkoungou, ex-directeur général de l’Agence nationale de renseignement. Plus récemment, le capitaine Thomas d’Aquin Ilboudo, commandant du centre d’instruction régional de la 4ᵉ région militaire de Dori et proche de Damiba en 2022, aurait été enlevé à son domicile par un commando venu de Ouagadougou. Autant d’opérations qui renforcent l’idée d’une épuration ciblée au sein de l’institution militaire.

Un climat de suspicion permanent

Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022, les tentatives de coups d’État, réelles ou supposées, se sont multipliées. Toutes ont été déjouées par les services de sécurité dirigés par le capitaine Oumarou Yabré. Après chaque annonce de complot avorté, de nombreuses arrestations dans les rangs de l’armée ont suivi. Résultat : une institution progressivement décapitée de ses meilleurs éléments. La peur de la dénonciation, l’autocensure et la méfiance mutuelle se sont installées durablement dans les casernes.  

Cette nouvelle crise interne survient dans une armée déjà à bout de souffle. Plus de dix années de lutte contre les groupes armés djihadistes ont laissé des traces profondes : pertes humaines importantes, fatigue extrême des troupes, syndromes post-traumatiques largement ignorés, sentiment d’abandon sur le terrain.

Un calme trompeur

Si depuis quelques mois, l’armée burkinabè connaît une relative accalmie sur le front, cela ne saurait être interprété comme un tournant décisif dans la guerre. Le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) dirigé par Iyad Ag Ghaly a choisi de concentrer l’essentiel de ses forces sur le théâtre malien. Selon une source sécuritaire burkinabè, « il est vrai que depuis trois mois, le front s’est calmé : il n’y a plus de grosses attaques, mais presque quotidiennement des accrochages de faible intensité, notamment contre des postes de Volontaires pour la défense de la patrie (supplétifs de l’armée),  avec un ou deux morts à chaque fois ». Mais pour ce contact de Mondafrique, ce n’est pas la seule explication : «Les FDS ne sortent plus de leur base. Il y a une sorte d’accord  tacite : tant que personne ne provoque l’autre, chacun évite l’affrontement ». Une attitude qui s’explique par la lassitude et le découragement des militaires.

Dans ce contexte, les purges actuelles risquent d’achever de fragiliser une armée déjà éprouvée, au moment même où elle aurait le plus besoin d’unité, de confiance et de stabilité pour faire face à une menace qui, elle, n’a pas disparu.

Cet article Burkina: une purge dans une armée à bout de souffle est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
La diaspora soudanaise s’indigne de la réception d’Hamdok à Paris https://mondafrique.com/confidentiels-monde/la-diaspora-soudanaise-sindigne-de-la-reception-dhamdok-a-paris/ Fri, 23 Jan 2026 11:05:46 +0000 https://mondafrique.com/?p=145787 La réception au Quai d’Orsay, le 20 janvier, de l’ancien Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok, a suscité la vive indignation de plusieurs collectifs de la société civile soudanaise. Ces organisations ont dénoncé la « reconnaissance politique dangereuse » d’une personnalité accusée de soutenir les Forces de soutien rapide (RSF) responsables de nombreuses exactions et crimes […]

Cet article La diaspora soudanaise s’indigne de la réception d’Hamdok à Paris est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
La réception au Quai d’Orsay, le 20 janvier, de l’ancien Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok, a suscité la vive indignation de plusieurs collectifs de la société civile soudanaise.

Ces organisations ont dénoncé la « reconnaissance politique dangereuse » d’une personnalité accusée de soutenir les Forces de soutien rapide (RSF) responsables de nombreuses exactions et crimes contre l’humanité au Soudan et soutenues par les Émirats arabes unis.

Le peuple soudanais interprète l’accueil d’Hamdok par des cercles officiels comme une « trahison morale et politique », écrivent les signataires. Ils rappellent que l’ancien Premier ministre, initialement soutenu lors du soulèvement populaire de 2019 contre la dictature d’Omar el-Béchir, est accusé d’avoir failli à ses responsabilités par son silence et son inaction, contribuant à l’effondrement du processus démocratique et à l’exposition des civils à une violence extrême. Ils exigent la fin immédiate de toute légitimation politique de Hamdok et une prise de position publique claire des autorités françaises sur les crimes commis contre les civils.

Le soir même, des manifestants soudanais se sont rassemblés devant le Hyatt Regency Paris Étoile où séjournait Hamdok et l’ont conspué à sa sortie en le traitant d’agent des janjawid, cette milice du Darfour de sinistre mémoire à laquelle les FSR sont assimilées, en l’interpellant par ces mots : « Combien de fois tu as vendu notre sang ? »

Cet épisode contribue à alimenter la défiance envers une diplomatie française déjà largement contestée sur le continent africain.

Cet article La diaspora soudanaise s’indigne de la réception d’Hamdok à Paris est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>