Le 17 février 2026, un communiqué attribué au procureur de la République de Côte d’Ivoire a fait le tour des réseaux sociaux ivoiriens à la vitesse de la lumière. Dans ce document, la justice somme les citoyens de ne pas s’exprimer sur l’affaire Epstein, sous peine de poursuites judiciaires. Hormis, le manque de logo et de signature, tout y est : ton solennel, formulation officielle… Sauf que le document est un faux et le ministère de la Justice le dément illico. L’auteur est un compte Facebook de 24 000 abonnés.
Avec ce communiqué inventé de toutes pièces, le faussaire anonyme a réussi en quelques heures à jeter une lumière crue sur l’état de la liberté d’expression en Côte d’Ivoire. Aucun Ivoirien n’a douté, aucun n’a remis en cause le document, tant le gouvernement ivoirien a institué un contrôle sur les citoyens. C’est bien d’ailleurs ce que démontre l’affaire Epstein dans ce pays. Comme le révélait notre article « Les amis du milliardaire à Abidjan », le délinquant sexuel et financier a été un facilitateur entre les entreprises de sécurité israéliennes et le pouvoir d’Abidjan pour organiser la cyber surveillance, centraliser le renseignement, intercepter les communications, verrouillant ainsi la liberté d’expression.
Le communiqué était faux. Le silence, lui, est certifié d’origine.






























