Les deux journalistes Mohamed Abderrahmane Semmar, dit Abdou Semmar et Merouane Boudiab, son collaborateur, ont été arrêtés dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 octobre par la gendarmerie.
Les deux animateurs du site internet « AlgeriePart » ont été interrogés dans les locaux de la gendarmerie, le mardi 23 dans la soirée, affirment leurs proches. Depuis, Merouane Boudiab a été relâché mercredi matin et Abdou Semmar maintenu en détention.
Les deux journalistes devraient, d’après certains médias, être jugés très prochainement dans une affaire de « menaces, diffamation et atteinte à la vie privée », dont auraient été victimes plusieurs personnalités, dont le wali (préfet) d’Alger Abdelkader Zoukh.
Un journaliste en vue
Le journaliste et rédacteur en chef d’Algérie Part Abdou Semmarainsi que son collaborateur Merouane Boudiab ont été arrêtés le 23 octobre à Alger par la gendarmerie nationale. Le directeur des médias en ligne Algérie Direct et Dzair Presse Adlène Mellah a quant à lui été interpellé au soir du lundi 22 octobre 2018.
Selon les sources de RSF, ces arrestations font suite à un dépôt de plainte en diffamation par Anis Rahmani le directeur d’Ennahar TVpour des articles qu’il a jugés diffamatoires parus il y a quelques semaines dans Algérie Part et Dzair Presse. Abdou Semmar et Adlene Mellah sont depuis détenus par la brigade de gendarmerie de Ben El Jedid à Alger et Merouane Boudiab a quant à lui été relaché. Ils comparaissent aujourd’hui devant le tribunal pénal de Said Hamdine et le tribunal correctionnel Abane Remdane. Les avocats des journalistes ont été jusque-là interdits de les voir.
“Aucun journaliste ne devrait se retrouver en prison pour des faits de diffamation, déclare Souhaieb Khayati directeur du bureau Afrique du Nord de RSF. Est ce comme cela que les autorités célèbrent la journée nationale de la presse ? En arrêtant les journalistes ? Leur interpellation est une grave atteinte à la liberté de l’information. RSF demande leur libération immédiate.
Adlene Mellah et son rédacteur en chef Khelaf Benhadda ont déjà été arrêtés et détenus en juin dernier pour avoir couvert l’affaire de la saisie de 700 kg de cocaïne, ils sont toujours sous contrôle judiciaire.
L’Algérie est 136e au Classement mondial de la liberté de la presse 2018.

