
C’est que son ami et mentor de toujours, le chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, qui est parvenu à enterrer son dossier judiciaire pour « vice de forme », caresse plus que jamais l’espoir de le voir lui succéder. C’est du moins ce qu’affirment des sources dignes de confiance à Mondafrique.
Protections américaines
Les atouts de Chakib Khelil sont d’abord du coté américain. Lui qui s’était réfugié durant ses ennuis judiciaires aux Etats Unis jusqu’en 2016, bénéficie de nombreux appuis outre atlantique. De plus, ses réseaux existent également à Alger. Le nouveau Premier ministre et ancien conseiller à la Présidence, Ahmed Ouyahia, a pris sa défense, le 25 octobre, à la télévision publique algérienne. »Ce qui a été fait contre Chakib Khelil, renvoie à beaucoup d’injustices commises », a estimé le Premier ministre à propos de l’ancien patron du secteur de l’Energie entre 1999 et 2010. Et peu importe que sa propre épouse aie bénéficié de virements de près de 1,5 million de dollars sur se comptes off shore d’après les révélations des Panama Papers.
(Ir)résistible ascension
Cette sortie publique n’est pas passée inaperçue. Un axe Khelil-Ouyahia pourrait se dessiner en vue du processus de succession. Ce qui en inquiète plus d’un, notamment au sein du clan des oligarques et des haut cadres de l’administration favorables aux ambitions présidentielles du frère du Président, Said Bouteflika.
Vers un cinquième mandat !!!
Pour renforcer encore l’opacité du processus de succession du chef de l’Etat, certaines voix non autorisées brouillent encore les pistes en appelant à un cinquième mandat d’un Président Bouteflika. Ainsi l’avocat Farouk Ksentini, fidèle parmi les fidèles de Bouteflika mais criblé de dettes, rencontrait au cours du mois de novembre le Président algérien. A la sortie, il laissait entendre que son ami avait « le désir » de briguer un 5e mandat à la tête du pays. Ce qui a provoqué immédiatement un démenti de la Présidence.
Pourquoi une telle déclaration? A quelle partie de billards jouait l’ami du président? Autant de questions qui témoignent à quel point le pouvoir algérien reste une boite noire.
Une certitude, le président Bouteflika est totalement affaibliet gravement malade, toujours privé de l’usage de la parole, comme l’a constaté l’ensemble de l’opinion publique lors de sa dernière apparition publique pour les élections locales.

