- Mondafrique https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Fri, 30 Jan 2026 10:07:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg - Mondafrique https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/ 32 32 Paris tente une médiation entre les frères ennemis libyens https://mondafrique.com/limage-du-jour/paris-tente-une-mediation-entre-les-freres-ennemis-libyens/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/paris-tente-une-mediation-entre-les-freres-ennemis-libyens/#respond Fri, 30 Jan 2026 08:30:35 +0000 https://mondafrique.com/?p=146168 Ainsi, selon des sources françaises de haut niveau, une rencontre secrète a eu lieu à Paris sous le parrainage conjoint de la France et des États-Unis, réunissant deux délégations libyennes.

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C’est parfois dans le secret des salons du pouvoir que la diplomatie avance. Ainsi, selon des sources françaises de haut niveau, une rencontre secrète a eu lieu à Paris sous le parrainage conjoint de la France et des États-Unis, réunissant deux délégations libyennes représentant des camps traditionnellement opposés. L’une de ces équipes était dirigée par Saddam Khalifa Haftar, le vice-commandant de l’État-Major général, l’autre « team » ayant à sa tête Ibrahim Dbeibah, le conseiller du Gouvernement d’unité nationale.

Christophe Moncel.

Le but de cette tentative de conciliation était de relancer différents processus politiques capables d’unifier les institutions de l’État libyen, puis de former un gouvernement unifié.

Selon des sources françaises de Mondafrique, la rencontre s’inscrit bel et bien dans des démarches diplomatiques menées de concert par le couple américano-français. Ce qui montre que Paris et Washington continuent parfois de travailler en commun, ici pour trouver un consensus libyen. L’effort porte donc sur la nécessité d’établir ce fameux consensus entre les parties libyennes. Le travail diplomatique s’est concentré sur l’avenir et la nature des futures institutions politiques et l’attribution de leurs pouvoirs, l’objectif final étant d’examiner des options qui permettent de former un gouvernement unifié de nature à réduire la division entre l’Est (le commandant Haftar et ses partisans) et l’Ouest (les institutions loyales à Dbeibah).

Aguila Saleh sur le banc de touche

Cette rencontre parisienne a conduit à des progrès mais aussi laissé des désaccords. Ainsi les deux parties se sont entendues pour « mettre fin au rôle du président de la Chambre des représentants, Aguila Saleh, et l’écarter complètement dans le cadre d’un nouveau processus politique de transition nationale ». Sur ce point un calendrier a été établi.

Par ailleurs il a été convenu de réduire le rôle du Conseil présidentiel, et même de le limiter définitivement, avec la possibilité de le remplacer par un organe commun aux deux camps, ou, à défaut, de changer le président du Conseil et ses deux vice-présidents.

L’accord entre les deux parties indique, nous dit notre source, qu’il est maintenant possible d’examiner l’adoption de l’accord maritime conclu entre la Libye et la Turquie « dans le cadre d’un règlement politique englobant les intérêts des différentes parties ». En effet, jusqu’à présent, l’accord de 2019 entre le Gouvernement d’Entente Nationale et la Turquie, demeure, en Libye, un sujet de controverse interne quant à sa légitimité et à la nécessité de son approbation par le Parlement.

Restent certains points cruciaux évoqués lors de cette rencontre secrète. Selon nos informations, Saddam Haftar aurait refusé d’accepter une condition portant sur la fin de la présence de certaines personnalités au sein de grandes institutions souveraines de l’État (exigence posée par le parti de l’Ouest), comme préalable à l’approbation de tout accord politique. Ce refus refléterait la persistance du principal désaccord entre les parties, à savoir l’identité des personnalités appelées à diriger la prochaine phase de transition. Par ailleurs, selon la même source, Saddam Haftar exigerait l’obtention des deux-tiers des postes du futur gouvernement, y compris les ministères des Affaires étrangères, des Finances, de l’Intérieur et de la Défense, ainsi que la présidence et la direction des institutions de la Banque centrale, du secteur pétrolier et de l’investissement, le tout comme condition essentielle pour avancer vers toute solution politique globale.

 

 

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Burkina: une purge dans une armée à bout de souffle https://mondafrique.com/limage-du-jour/burkina-faso-nouvelle-purge-dans-une-armee-a-bout-de-souffle/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/burkina-faso-nouvelle-purge-dans-une-armee-a-bout-de-souffle/#respond Thu, 29 Jan 2026 05:42:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=146034 Depuis l’extradition de l’ancien président et putschiste Paul-Henri Sandaogo Damiba, le 17 janvier, une vague d’arrestations ciblées a éclairci les rangs des officiers. Cette purge vient affaiblir un peu plus une armée déjà épuisée par dix années de guerre contre les groupes armés djihadistes. La purge L’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba, soupçonné d’être l’instigateur d’un […]

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Depuis l’extradition de l’ancien président et putschiste Paul-Henri Sandaogo Damiba, le 17 janvier, une vague d’arrestations ciblées a éclairci les rangs des officiers. Cette purge vient affaiblir un peu plus une armée déjà épuisée par dix années de guerre contre les groupes armés djihadistes.

La purge

L’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba, soupçonné d’être l’instigateur d’un complot visant à renverser son successeur à la fin de l’année 2025, a agi comme un détonateur. Dans les jours qui ont suivi, plusieurs sources ont évoqué une série d’arrestations et d’enlèvements visant des officiers soupçonnés de proximité avec l’ancien chef de la transition. Dans un post publié sous le pseudonyme Henri Segbo, nom de plume en hommage au journaliste d’investigation Norbert Zongo, assassiné en 1998, l’auteur évoque « une purge méthodique déclenchée par l’extradition de Damiba, ciblant ses proches et anciens collaborateurs dans un climat d’omerta».

Selon plusieurs sources burkinabè, cette traque aurait déjà touché des figures de premier plan, dont le commandant Abdoul Aziz Korogo, ancien numéro deux du Régiment de sécurité présidentielle, et le lieutenant-colonel Mahamadi Bonkoungou, ex-directeur général de l’Agence nationale de renseignement. Plus récemment, le capitaine Thomas d’Aquin Ilboudo, commandant du centre d’instruction régional de la 4ᵉ région militaire de Dori et proche de Damiba en 2022, aurait été enlevé à son domicile par un commando venu de Ouagadougou. Autant d’opérations qui renforcent l’idée d’une épuration ciblée au sein de l’institution militaire.

Un climat de suspicion permanent

Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022, les tentatives de coups d’État, réelles ou supposées, se sont multipliées. Toutes ont été déjouées par les services de sécurité dirigés par le capitaine Oumarou Yabré. Après chaque annonce de complot avorté, de nombreuses arrestations dans les rangs de l’armée ont suivi. Résultat : une institution progressivement décapitée de ses meilleurs éléments. La peur de la dénonciation, l’autocensure et la méfiance mutuelle se sont installées durablement dans les casernes.  

Cette nouvelle crise interne survient dans une armée déjà à bout de souffle. Plus de dix années de lutte contre les groupes armés djihadistes ont laissé des traces profondes : pertes humaines importantes, fatigue extrême des troupes, syndromes post-traumatiques largement ignorés, sentiment d’abandon sur le terrain.

Un calme trompeur

Si depuis quelques mois, l’armée burkinabè connaît une relative accalmie sur le front, cela ne saurait être interprété comme un tournant décisif dans la guerre. Le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) dirigé par Iyad Ag Ghaly a choisi de concentrer l’essentiel de ses forces sur le théâtre malien. Selon une source sécuritaire burkinabè, « il est vrai que depuis trois mois, le front s’est calmé : il n’y a plus de grosses attaques, mais presque quotidiennement des accrochages de faible intensité, notamment contre des postes de Volontaires pour la défense de la patrie (supplétifs de l’armée),  avec un ou deux morts à chaque fois ». Mais pour ce contact de Mondafrique, ce n’est pas la seule explication : «Les FDS ne sortent plus de leur base. Il y a une sorte d’accord  tacite : tant que personne ne provoque l’autre, chacun évite l’affrontement ». Une attitude qui s’explique par la lassitude et le découragement des militaires.

Dans ce contexte, les purges actuelles risquent d’achever de fragiliser une armée déjà éprouvée, au moment même où elle aurait le plus besoin d’unité, de confiance et de stabilité pour faire face à une menace qui, elle, n’a pas disparu.

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La diaspora soudanaise s’indigne de la réception d’Hamdok à Paris https://mondafrique.com/confidentiels-monde/la-diaspora-soudanaise-sindigne-de-la-reception-dhamdok-a-paris/ https://mondafrique.com/confidentiels-monde/la-diaspora-soudanaise-sindigne-de-la-reception-dhamdok-a-paris/#respond Fri, 23 Jan 2026 11:05:46 +0000 https://mondafrique.com/?p=145787 La réception au Quai d’Orsay, le 20 janvier, de l’ancien Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok, a suscité la vive indignation de plusieurs collectifs de la société civile soudanaise. Ces organisations ont dénoncé la « reconnaissance politique dangereuse » d’une personnalité accusée de soutenir les Forces de soutien rapide (RSF) responsables de nombreuses exactions et crimes […]

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La réception au Quai d’Orsay, le 20 janvier, de l’ancien Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok, a suscité la vive indignation de plusieurs collectifs de la société civile soudanaise.

Ces organisations ont dénoncé la « reconnaissance politique dangereuse » d’une personnalité accusée de soutenir les Forces de soutien rapide (RSF) responsables de nombreuses exactions et crimes contre l’humanité au Soudan et soutenues par les Émirats arabes unis.

Le peuple soudanais interprète l’accueil d’Hamdok par des cercles officiels comme une « trahison morale et politique », écrivent les signataires. Ils rappellent que l’ancien Premier ministre, initialement soutenu lors du soulèvement populaire de 2019 contre la dictature d’Omar el-Béchir, est accusé d’avoir failli à ses responsabilités par son silence et son inaction, contribuant à l’effondrement du processus démocratique et à l’exposition des civils à une violence extrême. Ils exigent la fin immédiate de toute légitimation politique de Hamdok et une prise de position publique claire des autorités françaises sur les crimes commis contre les civils.

Le soir même, des manifestants soudanais se sont rassemblés devant le Hyatt Regency Paris Étoile où séjournait Hamdok et l’ont conspué à sa sortie en le traitant d’agent des janjawid, cette milice du Darfour de sinistre mémoire à laquelle les FSR sont assimilées, en l’interpellant par ces mots : « Combien de fois tu as vendu notre sang ? »

Cet épisode contribue à alimenter la défiance envers une diplomatie française déjà largement contestée sur le continent africain.

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L’adieu à Albert Bourgi https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/ladieu-a-albert-bourgi/ Sat, 17 Jan 2026 15:43:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145536 Il y avait foule, ce vendredi 16 septembre, au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, pour rendre hommage au juriste Albert Bourgi. Un lieu de mémoire pour cet homme qui en portait tant, franco-sénégalais d’origine libanaise, authentique « boy Dakar » ayant grandi dans le quartier du Plateau, perclus d’architecture coloniale, centre névralgique et cœur historique […]

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Il y avait foule, ce vendredi 16 septembre, au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, pour rendre hommage au juriste Albert Bourgi. Un lieu de mémoire pour cet homme qui en portait tant, franco-sénégalais d’origine libanaise, authentique « boy Dakar » ayant grandi dans le quartier du Plateau, perclus d’architecture coloniale, centre névralgique et cœur historique du poumon culturel de l’Afrique de l’Ouest.

Frère aîné de Robert Bourgi – l’avocat de la Françafrique, héritier des réseaux Foccart – il avait épousé une trajectoire inverse de celle de son cadet : à Robert, la fidélité au gaullisme, aux réseaux affairistes du RPR puis de l’UMP, de Chirac à Sarkozy ; à Albert, les indéfectibles amitiés issues d’un camp progressiste, parfois sculptées au sein de la Fédération des étudiants d’Afrique noire de France (FEANF), où militait un certain Alpha Condé.

L’ex-président guinéen, aîné putatif de cœur de la fratrie Bourgi, renversé par un coup d’État adoubé par la France et les États-Unis, n’avait pas pu faire le voyage. Pas davantage que ses autres frères d’armes, Laurent Gbagbo, représenté au Père-Lachaise par une délégation menée par son avocate Habiba Touré, ou Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), décédé en janvier 2022 après avoir été, lui aussi, lâché deux ans plus tôt par Paris au profit d’une junte militaire.

Car le combat d’Albert Bourgi, c’était aussi celui-là : se battre au profit d’un partenariat renouvelé, équitable et apaisé entre Paris et ses anciennes colonies, à l’heure où des Don Quichotte d’opérette pointaient du doigt une Françafrique en soins palliatifs, sous curatelle et pavillon américain depuis la chute du mur de Berlin.

Il y avait au Père-Lachaise d’autres vieux compagnons et fidèles d’Albert, entourant de leurs hommages chaleureux son fils Renaud et sa fille Cécile, filleule d’Alpha Condé : parmi eux, le juriste sénégalais Doudou Diène, la journaliste franco-rwandaise Madeleine Mukamabano, sans oublier la famille d’Amath Dansokho, son autre « frère » progressiste, décédé en 2019.

Son fils Alcaly Dansokho avait ramené une bouteille de sable prélevé sur la plage jouxtant l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, afin que ses proches en déposent une poignée symbolique sur son cercueil.

Qu’ainsi la terre lui soit plus légère.

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Ces tirs au but sans Victor Osimhen, le meilleur buteur de la CAN https://mondafrique.com/limage-du-jour/ces-tirs-au-but-qui-ecartent-osimhem-le-meilleur-buteur-de-la-can/ Thu, 15 Jan 2026 18:37:18 +0000 https://mondafrique.com/?p=145348 C’est peut-être la décision tactique la plus critiquée de cette CAN 2025. À seulement cinq minutes du coup d’envoi de la séance fatidique des tirs au but face au Maroc, le sélectionneur nigérian Éric Chelle a décidé à la surprise générale de remplacer son meilleur atout offensif, Victor Osimhen – le buteur phare des Super […]

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C’est peut-être la décision tactique la plus critiquée de cette CAN 2025. À seulement cinq minutes du coup d’envoi de la séance fatidique des tirs au but face au Maroc, le sélectionneur nigérian Éric Chelle a décidé à la surprise générale de remplacer son meilleur atout offensif, Victor Osimhen – le buteur phare des Super Eagles et principal artisan de leurs succès dans le tournoi, même s’il est vrai qu’il n’aura pas brillé dans cette demie finale perdue contre le Maroc.

Jehan Khaled

Alors que le score restait bloqué à 0-0 après 120 minutes de jeu, l’absence du numéro 9 et star du foot, Victor Oshimen, lors d’une séance de penalties tendue, a fait exploser les critiques. Pourquoi sortir l’homme qui a porté l’attaque nigériane tout au long du tournoi ? Selon certains observateurs, Chelle aurait justifié son choix par une légère blessure du joueur après deux heures sur le terrain. 

Victor Osimhen est aujourd’hui un des footballeurs africains les plus riches et les mieux payés du monde — avec des salaires et des contrats de sponsoring très élevés. Par exemple, son transfert vers Galatasaray l’a placé parmi les salaires les plus importants (environ 15 millions € nets par an, plus primes et droits à l’image) pour un joueur de son calibre. Certains fans vont jusqu’à dénoncer une stratégie suspecte soit du joueur, soit de son sélectionneur ou soit de l’équipe toute entière pour « abandonner » tout espoir de qualification en finale.

Les plus complotistes accusent Chelle d’avoir voulu se protéger en cas d’échec. Dépités, d’autres rappellent que le Maroc n’a pas non plus brillé offensivement, mais que le jeu médiocre d’Osimhen, puis son absence aux tirs aux buts auront privé le Nigeria de toute possibilité de menacer la Maroc

Un résultat sans appel

CAN 2025 : Brahim Diaz, le « facteur X » haut débit du Maroc

Sur le terrain, le résultat est sans appel : le Maroc a remporté la séance de tirs au but 4-2 grâce, il faut le dire, arrêts décisifs de Yassine Bounou, et s’est qualifié pour la finale face au Sénégal.  Pour le Nigeria, c’est la douche froide. L’équipe qui abordait cette demi-finale comme l’une des favorites repartira jouer la petite finale contre l’Égypte, avec un moral en berne et une interrogation majeure : le Nigeria s’est-il tiré une balle dans le pied en sortant son meilleur atout avant le moment décisif du match ?

Les critiques ne s’arrêtent pas là. Plusieurs anciens internationaux nigérians estiment que l’attitude d’Osimhen en fin de match – encore frustré après une autre sortie prématurée lors d’un précédent match du tournoi – a pu peser dans la balance.  La question que tout le football africain se pose désormais est claire : le Nigeria peut-il encore croire au podium avec des tensions internes évidentes ?

Le Sénégal en finale, le Maroc tremble 

Le Maroc affrontera le Sénégal en finale de la Coupe d’Afrique des Nations dimanche. Pays hôte et défendant son maillot devant son public, l’équipe marocaine est portée par une organisation défensive solide et une efficacité clinique lors des tirs au but. 

Quant au Sénégal, champion mono étoilé et désormais face à l’adversaire le plus coriace du tournoi, il n’a pas de raison de s’inquiéter outre mesure : le Maroc peut être battu. 

Il reste que les Lions de l’Atlas seront soutenus par plus de 60 000 spectateurs présents au Stade.

 



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CAN 2025 : Brahim Diaz, le « facteur X » haut débit du Maroc https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025-brahim-diaz-le-facteur-x-haut-debit-du-maroc/ Wed, 14 Jan 2026 17:58:50 +0000 https://mondafrique.com/?p=145316 Auteur de 5 buts en autant de matchs depuis le début de la CAN, Brahim Diaz s’est imposé comme l’atout majeur d’un Maroc en quête de son premier titre depuis cinquante ans. Présentation. Par Patrick Juillard Cinq matchs, 5 buts : depuis le début de la CAN 2025, Brahim Diaz affiche une régularité de métronome. […]

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Auteur de 5 buts en autant de matchs depuis le début de la CAN, Brahim Diaz s’est imposé comme l’atout majeur d’un Maroc en quête de son premier titre depuis cinquante ans. Présentation.

Par Patrick Juillard

Cinq matchs, 5 buts : depuis le début de la CAN 2025, Brahim Diaz affiche une régularité de métronome. Aux dires mêmes de son sélectionneur, Walid Regragui, le petit ailier droit au sourire malicieux s’est imposé comme le « facteur X » d’un Maroc qui ne survole pas toujours son sujet. Devenu le premier Marocain à inscrire quatre buts lors d’une même édition, le natif de Malaga est aussi le premier joueur de l’histoire à marquer lors de ses cinq premiers matchs de Coupe d’Afrique. Il faut remonter à la CAN 2010 organisée en Angola pour retrouver la trace d’un joueur, en l’occurrence le supersub égyptien Gedo, futur vainqueur, à avoir pareillement scoré contre cinq nations différentes. En course pour le titre honorifique de meilleur buteur, le joueur du Real Madrid reste talonné par le Nigérian Victor Osimhen et l’Egyptien Mohamed Salah (4 buts chacun).

Un éphémère international espagnol…

Marocain par sa grand-mère maternelle, Brahim Abdelkader Diaz a pourtant d’abord repoussé les appels du Maroc, sous les mandats d’Hervé Renard puis de Vahid Halilhodzic. International espagnol dans toutes les catégories jeunes, celui qui porte à l’adolescence les couleurs de Manchester City se voit alors mener une carrière internationale sous les couleurs de la Roja. Le rêve semble devenir réalité le 6 juin 2021 : désormais joueur du Real Madrid, Brahim Diaz fait ses débuts avec l’Espagne contre la Lituanie, marquant un but (victoire 4-0). Mais cette sélection restera sans lendemain, et ne mettra pas le Maroc hors-course : la rencontre en question étant amicale, la FIFA autorise depuis 2009 l’intéressé à changer de nationalité sportive par la suite, sans limite d’âge.

… devenu le visage souriant du football marocain

Ironie de l’histoire, c’est grâce à cet assouplissement de la réglementation obtenu par… l’Algérie que le Maroc va parvenir à ses fins. Au mois de mars 2023, après avoir attendu en vain une convocation pour le Mondial 2022 au Qatar avec l’Espagne, Brahim Diaz choisit de passer sous pavillon marocain, rejoignant les Lions de l’Atlas tombeurs de… l’Espagne et demi-finalistes. La suite, Brahim Diaz l’écrit à coup de passes décisives et de buts. Sur les murs de la ville, son visage souriant orne des affiches pour une célèbre compagnie de téléphonie mobile et ses offres 5G. La pub, une fois n’est pas coutume, tombe juste : qui mieux que Brahim Diaz pour mettre de la connexion dans le jeu du Maroc ?

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Au Bénin, des élections sous le vernis de la normalité https://mondafrique.com/confidentiels/au-benin-des-elections-sous-le-vernis-de-la-normalite/ Wed, 14 Jan 2026 05:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145257   Le 11 janvier, les Béninois se sont rendus aux urnes pour élire leurs députés et leurs conseillers communaux, dans un pays qui veut afficher un visage apaisé après la tentative de coup d’État du mois dernier. Un épisode brutal, officiellement refermé, mais dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées. Dimanche, pourtant, tout semblait […]

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Le 11 janvier, les Béninois se sont rendus aux urnes pour élire leurs députés et leurs conseillers communaux, dans un pays qui veut afficher un visage apaisé après la tentative de coup d’État du mois dernier. Un épisode brutal, officiellement refermé, mais dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées.

Dimanche, pourtant, tout semblait « normal ». Les bureaux de vote ont ouvert et fermé sans incident notable, dans un climat présenté comme calme et maîtrisé. Près de neuf millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, alors que le chef de l’État, au terme de son second mandat, s’apprête à quitter le pouvoir lors de la présidentielle d’avril. Une démonstration de continuité institutionnelle, après les violents événements du 8 décembre dernier.

De discrets observateurs russes

Lors de ce scrutin, aucune mission de l’Union européenne n’a été signalée, Bruxelles se faisant de plus en plus rare lors des élections en Afrique. En revanche, une présence a été remarquée : celle d’une petite délégation d’observateurs russes. Officiellement saluée par la Commission électorale nationale autonome lors d’un briefing le 9 janvier, cette mission, forte de seulement sept membres, est restée très discrète. Mentionnée aux côtés des délégations du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, de l’Union africaine et de la Cedeao, cette présence symbolique s’inscrit dans la volonté du Bénin de diversifier ses partenariats, à l’image de nombreux pays du continent. Dans ce cadre, en juillet 2025, Moscou et Cotonou ont signé un accord de coopération militaire, permettant notamment l’accès des navires russes aux ports béninois. Pour autant, le Bénin demeure solidement ancré dans le camp occidental : les aides de la France et de la Cedeao reçues lors du putsch manqué en témoignent.

Une sécurité toujours sous tutelle régionale

Autre présence, peu mise en avant mais néanmoins très significative, celle des soldats nigérians et ivoiriens, déployés sous l’égide de la Cedeao et toujours présents sur le sol béninois. Envoyés en renfort après la tentative de renversement de Patrice Talon, ils incarnent une stabilité sous perfusion régionale bien réelle.

Entre affichage de normalité démocratique, présence militaire étrangère et nouveaux observateurs, le Bénin avance comme si tout allait très bien, madame la marquise.

 

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CAN 2025, le cinglant échec des Panthères du Gabon https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025/ Thu, 08 Jan 2026 07:56:57 +0000 https://mondafrique.com/?p=144929 Une affaire de maillots a gâché la CAN du Gabon. Éliminé sèchement dès le premier tour, ce pays fait partie des grandes déceptions de la CAN 2025. Derrière ce cinglant échec sportif se cache un imbroglio contractuel et politique autour de l’équipementier des Panthères. Coup de zoom.   Patrick Juillard   Début novembre, tout semblait […]

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Une affaire de maillots a gâché la CAN du Gabon. Éliminé sèchement dès le premier tour, ce pays fait partie des grandes déceptions de la CAN 2025. Derrière ce cinglant échec sportif se cache un imbroglio contractuel et politique autour de l’équipementier des Panthères. Coup de zoom.
 
Patrick Juillard
 
Début novembre, tout semblait au beau fixe pour les Panthères du Gabon. L’équipe avait terminé les qualifications de la Coupe du monde 2026 à la deuxième place d’une poule dominée par la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique, et s’apprêtait à disputer les barrages africains face au Nigeria. Le 13 novembre à Rabat, les coéquipiers de Pierre-Emerick Aubameyang s’inclinent en prolongation (4-1) face aux Super Eagles. Et c’est alors que tout va dérailler petit à petit, en raison d’un changement annoncé d’équipementier.
 
Le 28 novembre, à trois semaines du coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc, le Gabon annonce officiellement la conclusion d’un partenariat avec la firme marocaine AB Sport, qui prend la succession de l’allemande Puma, qui équipait les Panthères depuis le printemps 2024. Pour parvenir à ce choix, une « consultation restreinte » avait été effectuée. Au cours de cet appel d’offres accéléré, d’autres opérateurs, tels que Locatoni et Macron, avaient également été sollicités, sans que cela n’aboutisse. « Un contrat minimal autorisé d’une durée de six mois sera signé entre les deux parties pour couvrir la période de la compétition et après », avait communiqué l’instance, qui pensait ainsi se sortir in extremis d’une situation délicate.
 
Le chef de l’État intervient…
 
Problème : alors que les discussions paraissaient bouclées dès le mois d’octobre avec l’équipementier basé à Tanger, un coup de pression des joueurs, s’estimant insuffisamment dotés en vêtements de rechange, vont pousser le chef de l’État gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema en personne à se mêler du dossier, via l’Office national du développement du sport et de la culture (ONDSC). Alors que la Fédération pensait avoir réglé le problème de son côté avec AB Sport, un budget spécial de 300 millions de FCFA est débloqué pour trouver une solution rapide, c’est à dire avant les barrages africains de la mi-novembre. L’ONDSC pare d’abord au plus pressé en achetant des maillots génériques à Puma, avant de se lancer dans la fabrication à la va-vite de maillots destinés à l’équipe nationale. L’opération a lieu à Dubaï (Émirats arabes unis).
 
C’est alors que les choses se corsent encore : dans un courrier daté du 19 novembre, la Confédération africaine de football adresse une mise en demeure à la Fegafoot pour défaut de conformité des tenues en question, dont le logo représentant une panthère ressemblait étrangement à celui d’Airness, qui habille les Aigles du Mali. Entre autres irrégularités, la marque en question (Gaboma) n’est répertoriée dans aucun registre officiel d’équipementiers agréés. Sans parler de la qualité des maillots, jugée inférieure aux exigences de la CAF, et surtout de l’amende (150.000 à 300.000 dollars par match) risquée par le Gabon en cas de rencontre jouée avec ces équipements défectueux. Il s’avère en outre, comme l’a démontré le journaliste spécialisé Romain Molina, que les maillots siglés Gaboma ont été produits par la société Gasma, dont le gérant n’est autre que Thierry Mouyouma, autrement dit le sélectionneur de l’équipe nationale du Gabon !

… La Fédération reprend la main
 
Voilà donc pourquoi la Fédération gabonaise de football reprend urgemment la main sur ce dossier et conclut, comme prévu au départ, un accord avec AB Sport. L’incident n’est pas clos. Les Panthères, éliminées par le Nigeria en barrages africains de qualification pour le Mondial, n’entament pas leur préparation de la CAN avec la sérénité requise, ni avec les équipements nécessaires. Repoussée d’une semaine en raison d’un décalage par la FIFA de la période de mise à disposition des joueurs, la préparation du Gabon va subir un autre contretemps fâcheux : attendus pour le lundi 15 décembre, les équipements AB Sport se font attendre. Le stage de préparation commence dans une incertitude qui fait désordre.
 
Le miracle sportif n’a pas lieu ensuite. Le Gabon enchaîne les défaites et effectue son pire parcours à la CAN depuis 2000. Les mêmes causent produisent les mêmes effets : comme l’Azingo national il y a vingt-cinq ans, les Panthères sont dissoutes sur ordre gouvernemental. « Compte tenu de la prestation déshonorante des Panthères à la CAN, le gouvernement décide de la dissolution du staff technique, de la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, et de la mise à l’écart des joueurs Bruno Ecuele Manga et Pierre-Emerick Aubameyang », déclare le ministre des Sports Simplice-Désiré Mamboula, dans un message diffusé à la télévision gabonaise.
 
Le sélectionneur mis au ban
 
Le Gabon se retrouve alors sous la menace d’une suspension par la FIFA pour ingérence gouvernementale dans les affaires du football. Afin d’éviter une telle mise au ban, la Fédération gabonaise entérine la décision gouvernementale, son président, Pierre-Alain Mounguengui, estimant qu’elle « ne porte pas atteinte aux statuts de la CAF et de la FIFA. » Le dirigeant consent ainsi au limogeage du sélectionneur Thierry Mouyouma, qui occupait le poste depuis septembre 2023. Une « faute lourde » (pour conflit d’intérêts) pourrait être invoquée afin d’éviter à la Fegafoot de débourser de copieuses indemnités. A l’occasion d’une audience avec le nouveau ministre des Sports, l’ancien international Paul Kessany, en présence (par visioconférence) du président de la Fédération, sa mise à l’écart lui a été notifiée de vive voix.
Le football gabonais ouvre une nouvelle page après un énième fiasco politico-sportif.
 
 
 

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CAN 2025 : L’Algérie au mieux de sa forme! https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025-lalgerie-au-mieux-de-sa-forme/ Thu, 01 Jan 2026 17:33:44 +0000 https://mondafrique.com/?p=144581 Jamais citée parmi les favoris avant la compétition, l’Algérie a réussi un premier tour impressionnant lors de la CAN 2025. Il n’en fallait pas davantage pour raviver les souvenirs de l’édition 2019, la dernière remportée par les Fennecs.   Patrick Juillard   Deux équipes seulement ont réussi le carton plein à l’occasion du premier tour […]

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Jamais citée parmi les favoris avant la compétition, l’Algérie a réussi un premier tour impressionnant lors de la CAN 2025. Il n’en fallait pas davantage pour raviver les souvenirs de l’édition 2019, la dernière remportée par les Fennecs.
 
Patrick Juillard
 
Deux équipes seulement ont réussi le carton plein à l’occasion du premier tour de la CAN 2025 au Maroc : le Nigeria, finaliste de la précédente édition et désigné parmi les candidats au titre avant le coup d’envoi de la compétition, et l’Algérie, qui n’était généralement pas citée par les pronostiqueurs après deux phases finales complètement ratées. Après trois matchs, les Fennecs ont de quoi bomber le torse : avec trois victoires, sept buts marqués et un seul encaissé, ils ne sont devancés à l’heure des bilans provisoires que sur une ligne statistique, par les Super Eagles, qui ont fait trembler les filets une fois de plus lors de la phase de poules. 
 
Avant de rencontrer la République démocratique du Congo, mardi prochain en huitièmes de finale, les coéquipiers de Riyad Mahrez ont pu partager un moment avec leurs proches pour le passage à la nouvelle année. Dans le vaste hall du Marriott de Rabat, dans le quartier d’Agdal, à quelques encablures du stade El Barid, les supporters aux couleurs d’Elkhedra (littéralement « la verte », surnom de l’équipe nationale algérienne) faisaient des selfies avec les quelques joueurs qu’ils croisaient, parmi lesquels le virevoltant Ilan Kebbal (Paris FC), sous le regard bienveillant des membres de l’encadrement. 
 
Cette proximité retrouvée entre les joueurs et leurs supporters, venus nombreux les encourager, rappelle des bons souvenirs : ceux de la CAN 2019, remportée en Égypte par l’Algérie. Alors dirigée depuis moins d’un an par Djamel Belmadi, l’équipe avait surpris son monde en devançant au premier tour le Sénégal d’un Sadio Mané au sommet de son art avant de l’exécuter de nouveau en finale pour décrocher la deuxième Coupe d’Afrique de l’histoire de l’Algérie. Rebelote cette année, puisque le certes très expérimenté Vladimir Petkovic dispute sa première CAN à la tête de cette équipe dont il tient les rênes depuis le printemps 2024, et la fin du (trop) long règne de… Djamel Belmadi.
 
S’il est encore évidemment trop tôt aux yeux des supporters algériens pour rêver de voir l’histoire se répéter, certains ressemblances s’avèrent néanmoins troublantes : comme en 2019, les Fennecs disputent en territoire nord-africain (lieux de leurs deux sacres) leur première CAN sous les ordres d’un nouveau sélectionneur en rupture avec ses prédécesseurs. Comme en 2019, ils ont terminé la phase de poules en tête de leur groupe, avec trois victoires et une différence de buts de +6. Comme en 2019, l’homme du match de la deuxième rencontre, face à la plus forte équipe du groupe est un jeune milieu de terrain binational prometteur (Ismaël Bennacer puis Ibrahim Maza). Et comme en 2019, l’homme du match de la troisième rencontre, disputée sans la grande majorité des habituels titulaires, est le remplaçant de Riyad Mahrez (Adam Ounas puis Anis Hadj Moussa). Jusqu’où le parallèle va-t-il durer ? Début de réponse mardi (17h00) avec le huitième de finale contre la RD Congo, au stade Moulay Hassan, où l’Algérie a jusqu’alors joué et gagné tous ses matchs.

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CAN 2025, le scandale des stades marocains vides ! https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025-le-scandale-des-stades-marocains-vides/ Tue, 30 Dec 2025 08:39:46 +0000 https://mondafrique.com/?p=144531 Depuis le début de la CAN 2025, les stades marocains ont du mal à afficher complet. La faute à plusieurs facteurs, dont le fonctionnement des consulats à l’étranger, la situation géographique du Maroc ou la situation de crise économique à laquelle sont confrontés les supporters africains. Nous livrons  » un petit témoignage sans colère excessive » […]

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Depuis le début de la CAN 2025, les stades marocains ont du mal à afficher complet. La faute à plusieurs facteurs, dont le fonctionnement des consulats à l’étranger, la situation géographique du Maroc ou la situation de crise économique à laquelle sont confrontés les supporters africains. Nous livrons  » un petit témoignage sans colère excessive » d’un de nos lecteurs français, grand amoureux du Maroc et passionné de football, qui met en cause l’organisation calamiteuse de la CAN 26 pour les touristes étrangers. 

 

Malgré un solide bagage académique, une habitude des démarches internationales et une réelle envie d’assister à la CAN au Maroc, nous avons été incapables de finaliser la demande de visa / autorisation électronique, imposée dans l’urgence à des ressortissants de pays africains pourtant habituellement exemptés.

Résultat, éjectés à l’entrée de l’avion, voyage annulé, argent perdu, foot à la télé.

Manifestement si j’en crois les stades clairsemés nous n’étions pas les seuls.

Le plus intéressant n’est pas l’existence d’un contrôle, mais sa conception kafkaïenne : empilement d’outils numériques, procédures peu lisibles, absence d’assistance humaine. Quand même des profils organisés renoncent, inutile de s’étonner que le supporter “lambda” reste chez lui.

La CAN est une fête populaire africaine. Y appliquer, au dernier moment, une logique bureaucratique rigide relève d’une certaine audace administrative. Elle se paie cash : par le renoncement silencieux et peut être une rancœur durable.

Les tribunes vides ne sont donc ni un mystère ni un complot médiatique.

Juste la conséquence logique d’un système qui a oublié une règle simple. À savoir que pour remplir les stades, il faut d’abord laisser entrer les gens.

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