Lancée officiellement à Dakar mardi 7 mars par un collectif de militants, de magistrats et de journalistes de diverses nationalités, la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (Pplaaf) propose une assistance technique, juridique et médiatique à ces vigies de l’intérieur. Qu’ils viennent d’Afrique ou que l’information qu’ils souhaitent partager concerne l’Afrique, les lanceurs d’alerte peuvent, via le site Internet de la Pplaaf, trouver assistance grâce à un système de communication et de transmission de documents, ainsi qu’une ligne téléphonique protégée.
La Pplaaf rassemble de nombreux avocats de plusieurs pays, des associations de juristes et des organisations non gouvernementales, tous formés à les accompagner juridiquement avant, pendant et après le lancement d’alerte. La Plateforme pourra les mettre en relation avec des journalistes d’investigation du continent et d’ailleurs afin de faciliter les enquêtes et la divulgation d’informations tout en leur assurant l’anonymat.
La mission de la Pplaaf est aussi d’encourager les Etats africains à se doter de lois fortes et modernes pour protéger les lanceurs d’alerte contre des mesures de représailles.
William Bourdon (avocat), Baltasar Garzon (ancien juge, avocat),Jihan El-Tahri (scénariste et réalisatrice), Khadija Sharife (journaliste d’investigation), Henri Thulliez (militant) Alioune Tine (militant) et Mark Worth (militant) sont les membres fondateurs de la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique : www.pplaaf.org .