Alger, le clan Sellal a les doigts dans le pot de confiture 

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L’ambition financière de Farida et de Farès Sellal, l’épouse et le fils du Premier Ministre, semble sans limites.
Après avoir fait briller l’écurie « Mazda » avec l’aide du richissime homme d’affaires Ahmed Mazouz, le jeune Farès, le fils du Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, ne cache plus son appétit dévorant. La dernière proie qu’il vise est la concession des véhicules Volkswagen et l’implantation d’une usine de montage de cette marque allemande. Autant de marchés fort juteux.
Le partage du gateau
Seulement voila, la niche particulièrement rémunératrice des concessions automobiles est déja solidement occupée. Ainsi Mourad Oulmi, l’actuel représentant de Volkswagen en Algérie a pu grâce à ce marche prometteur s’offrir, en 2006, le somptueux appartement de Nicolas Sarkozy à Neuilly qu’il rêgla via le Crédit Agricole à Genève.
Hélas, la vente de voitures étrangères n’est pas une sinécure. Le malheureux Mourad Oulmi rencontre, ces derniers mois, de fortes résistances pour obtenir les fameuses nouvelles licences d’importation. L’opposition du ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb, l’autre « caïd » du gouvernement algérien, contrarie ses ambitions. Il lui faut donc trouver des alliés. Et ces alliés, ce sera le clan Sellal.
Mourad Oulmi a donc fait savoir qu’il était prêt à partager « le gâteau » avec les proches du puissant clan présidentiel. Farès Sellal devrait profiter en toute vraisemblance, soulignent les sources de Mondafrique, de cette opportunité. Il partagera donc le marché des importations de véhicules Volkswagen et apportera dans la corbeille de mariage la fameuse licence d’importation. L’accord n’a pas été encore officiellement scellé. Mais les négociations secrètes sont en bonne voie. .
 Cherchez la femme
Le clan Sella est mené par Farida Sellal, la propre épouse du Premier ministre algérien, qui s’est transformée récemment en une véritable femme d’affaires. A la tête de l’association « Sauver l’Imzad », celle qui rêve d’être la première dame de l’Algérie a ramassé toutes les subventions possibles et imaginables. Autant de fonds dont on ne voit guère la trace dans les réalisations de terrain de l’association.
En 2014, cette femme décidément entreprenante a même utilisé un faux profil Facebook pour mener une campagne haineuse contre les opposants du 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika dont la campagne électorale était gérée par… son mari.Il aura fallu toute la persuasion de son époux pour qu’elle se fasse plus discrète.Pour combien de temps?
Luttes de sérail
Si le clan Sellal renforce ainsi sa position au sein de l’oligarchie algérienne, son affairisme commence à faire tache. Des hauts responsables envisagent de saisir Saïd Boutelfika, le frère et le principal conseiller du Président Bouteflika, afin qu’il rappelle à l’ordre le Premier ministre.
Ahmed Ouyahia, le chef de cabinet du palais présidentiel d’El-Mouradia, est également à la manoeuvre. C’est peu de dire qu’il n’aime guère Abdelmalek Sellal qui lui fait de l’ombre.
Autant de règlements de compte qui paraissent dérisoires alors que l’Algérie est frappée par la baisse du prix du pétrole et que l’austérité commence à se faire sentir durement.
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