Cameroun, une chercheuse de Human Rights Watch refoulée

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Sur fond dabus croissants, le gouvernement camerounais veut empêcher tout regard extérieur

(Nairobi, le 2 mai 2019) – Le gouvernement camerounais a refusé de laisser une chercheuse de Human Rights Watch, Ilaria Allegrozzi,entrer dans le pays le 12 avril 2019, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Cette mesure du gouvernement tente d’entraver l’émission de rapports sur les abus des forces de sécurité, mais Human Rights Watch continuera à documenter et faire connaître les violations des droits humains au Cameroun.

« Interdire à notre chercheuse dentrer sur le territoire constitue clairement un pas en arrière pour le Cameroun », a déclaré Philippe Bolopion, directeur adjoint du plaidoyer mondial au sein de Human Rights Watch. « Le gouvernement cherche à dissimuler aux yeux du monde les abus qu’il est en train de commettre, mais il ny parviendra pas. »

Des recherches sur tous les abus

Dans sa demande de visa, la chercheuse avait expliqué qu’elle comptait se rendre dans les régions anglophones du pays pour mener des recherches au nom de Human Rights Watch sur les abus commis à la fois par les forces du gouvernement et des séparatistes armés, ainsi que sur l’impact de la crise sur les personnes handicapées.

À Douala, on n’a fourni à Ilaria Allegrozzi aucune explication sur le refus d’entrée sur le territoire camerounais.

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