L’EIGS au Burkina: « celui qui vole, on lui coupe la main »

Des militants de l’État islamique au Sahel (EIGS) publient une vidéo de quatre voleurs condamnés en vertu de la charia.

L’incident a eu lieu le 17 mai dans la zone du village de Daewoo dans le nord du Burkina Faso. L’orateur derrière la caméra est Abu Ibrahim (voir la photo de groupe ci dessus), un commandant djihadiste local qui, selon certaines sources, est le nouveau numéro deux du mouvement, des fonctions occupées jusqu’à présent par Abdul Hakim.

Abu Ibrahim est un Burkinabè à la triste réputation, qui cherche à asseoir sa nouvelle autorité. Dans la vidéo, il dit : « Celui qui vole, on lui coupe la main ! Que vous soyez une femme ou un homme ! Qui vole sur les routes, il faut le tuer ! On ne parle pas de prison ! Il n’y a pas de prisons dans les hadiths ».

EIGS, le vent en poupe

Le récent massacre dans la nuit du 4 au 5 juin dans le village de Solhan au Burkina toujours où 160 personnes ont trouvé la mort semble être le fait de l’EIGS. L’organisation qui avait semblé très affaibli en 2020, pris en tenaille entre la force Barkhane et le JNIM de Iyad Ag Ghali qui l’a combattu tout au long de cette année-là, semble renaître de ces cendres et ses attaques contre les populations civiles augmentent de façon exponentielle

Le Burkina Faso au bord de l’implosion

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)

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