Au Congo Brazzaville, c’est la jeunesse qu’on assassine

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L’opposant et bloggeur congolais Bienvenu Mabilemono réagit après le décès mystérieux de treize jeunes dans un commissariat de Brazzaville, sans que le régime du président Sassou ne réagisse.

Le monde entier a appris avec horreur et consternation la mort de treize jeunes garçons au commissariat de police de Chacona, à Mpila, dans le 6eme arrondissement de Brazzaville. D’autres jeunes sont portés disparus

Une affaire d’Etat. 

Le flou entretenu par le régime sanguinaire et corrompu de Brazzaville autour de cette affaire laisse penser que nous sommes là manifestement face à une véritable affaire d’État. Par conséquent, Denis Sassou Nguesso doit s’exprimer sur le sujet car les faits sont très graves.

En effet, selon nos informations, il y a des morts par balle parmi les victimes. Pire, ils voulaient jeter les corps dans le fleuve mais une partie des policiers s’y est opposée. Alors la question est : Les corps sans vie des jeunes portés disparus ont-ils été jetés dans le fleuve ? En tout cas cette question mérite d’être posée.Il n’est pas surprenant que ceux qui connaissent cette terrible vérité essayent de l’occulter par tous les moyens.

C’est pourquoi nous exigeons une enquête internationale indépendante de nature à clarifier les circonstances de ce drame et établir toutes les responsabilités.

Les corps des victimes retenus

Ce d’autant plus qu’en dépit de la gravité des faits, ce vieux dictateur sanguinaire et corrompu, qui est habité par un sentiment de toute-puissance depuis son retour au pouvoir par les armes avec l’aide d’armées étrangères, continue de narguer le peuple au point de refuser de remettre aux familles les corps des victimes.

Aussi, nous exigeons également qu’une autopsie soit faite par des médecins légistes indépendants et que les corps des victimes soient remis à leur famille.

Cette affaire est symptomatique de ce pouvoir tyrannique qui se croit invincible.

Nous présentons nos condoléances les plus profondes et notre solidarité aux familles des victimes et invitons le souverain peuple du Congo à méditer sur cette très belle citation de Montesquieu : « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».

Relever le défi

C’est la demande que nous formulons à l’égard du peuple souverain du Congo, seul détenteur du pouvoir absolu, d’arrêter ce pouvoir sanguinaire, clanique et corrompu qui se croit invincible.

Oui, peuple congolais, il est temps de relever ce défi que nous adresse ce régime sanguinaire, clanique et corrompu. C’est une obligation, c’est un impératif absolu.

Nous ne pouvons pas faire autrement au risque de nous trouver confrontés à des problèmes toujours plus graves et sans fin.

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