Le harcèlement d’AQMI contre Barkhane

Sergent Yvonne HUYNH et brigadier Loïc RISSER, du 2e régiment de hussards, décédés à Menaka le 2 janvier 2020.
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Six militaires français de l’opération Barkhane ont été blessés dans une nouvelle attaque hier matin au Mali, a annoncé l’état-major des armées. Trois d’entre eux, dont deux grièvement touchés, ont été rapatriés aujourd’hui vers la France.

Les militaires ont été victimes d’une attaque kamikaze à l’aide d’une voiture piégée, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Hombori, dans le Gourma malien. Le véhicule a tenté d’infiltrer le convoi mixte franco-malien en mouvement et le kamikaze a déclenché la charge explosive alors qu’un véhicule blindé de combat d’infanterie l’avait repéré et s’était interposé, indique Ouest-France.

Cinq soldats de la force Barkhane tués

Cinq soldats ont péri la semaine dernière au Mali dans deux attaques distinctes à l’aide d’engins explosifs improvisés.

Plusieurs artificiers aguerris d’Al Qaida au Maghreb islamique, notamment Ami Taher Abou Saad, alias Aljazaïri, ont été libérés en octobre dans le cadre de l’échange de plus de 200 prisonniers contre 4 otages, dont la Française Sophie Pétronin.

AQMI, ainsi que l’un de ses groupes, Al Morabitoune, détiennent une expertise de longue date en matière de véhicules piégés. On s’attendait à assister à une reprise des attaques de grande ampleur et des attaques complexes contre Barkhane au Mali après les libérations d’octobre. AQMI a plusieurs fois exigé le départ de Barkhane et des forces étrangères déployées au Mali. Elle doit, en outre, venger son émir, Abdelmalek Droukdel, tué en juin par l’armée française. La pression contre l’armée française se fait très soutenue depuis le début de l’année, alors qu’il est question de revoir la taille du dispositif français, un an après le surge annoncé au sommet de Pau.

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