Après Tariq Ramadan, son frère Hani mis en cause

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Le gouvernement français a décidé de geler pour six mois les comptes du prédicateur suisse Hani Ramadan, le frère de l’islamologue Tariq Ramadan, grâce à un article du code monétaire qui vise les personnes qui « tentent de commettre, facilitent ou financent des actes de terrorisme, y incitent ou y participent ».

Le gouvernement français a décidé de geler les avoirs de l’islamologue suisse controversé Hani Ramadan, frère de Tariq Ramadan, dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, selon un arrêté publié au Journal officiel. Frère de Tariq Ramadan, Hani Ramadan avait été expulsé de France vers la Suisse en avril 2017, après avoir fait l’objet d’une interdiction administrative. Il avait été présenté par le ministère de l’Intérieur comme ayant « dans le passé adopté un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l’ordre public sur le sol français ».

En septembre 2002, Hani Ramadan avait été licencié de son poste d’enseignant de français par le gouvernement genevois pour propos « contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l’école publique » car il avait fait scandale en défendant dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde l’application de la charia et la lapidation des femmes adultères.

En Suisse, plus récemment, Hani Ramadan avait aussi fait scandale après avoir expliqué à des collégiens que « la femme sans voile est comme une pièce de deux euros. Visible par tous, elle passe d’une main à l’autre. » Hani Ramadan est également un spécialiste des discours complotistes. En 2016, il a déclaré, selon Nice Matin, que « Daesh est en fait une imposture qui sert les intérêts de l’alliance américano-sioniste pour justifier des ingérences dans la région. […] Si les Américains voulaient vraiment détruire Daesh ils l’auraient fait en quelques jours. »

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