Algérie, le vendredi de tous les dangers.

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Ce vendredi 1er Novembre, tous les regards sont tournés vers Alger où les réseaux sociaux ont demandé aux manifestants de converger, alors que l’armée veut à tout prix contenir la mobilisation populaire.

Une chronique de Djaffar Amokrane.. 

Le 1er Novembre 2019 est déterminant pour l’avenir du pays, aussi essentiel pour les manifestants du Hirak que pour la crédibilité du système militaire. A condition que les mobilisations populaires ne dérapent pas dans des formes de violence que le quadrillage d’Alger par les forces de l’ordre et les mots d’ordre des réseaux sociaux laissent craindre.

Un face à face inquiétant

D’un coté, le pouvoir militaire ne veut rien lâcher sur l’organisation d’une élection présidentielle le 12 décembre prochain alors que la mobilisation populaire considère comme un défi d’empêcher un tel rendez vous dans les conditions actuelles. Les deux grands acteurs de la crise algérienne confirment leurs postures antinomiques et leurs objectifs diamétralement opposés. D’où la crainte justifiée de graves débordements.

Le Hirak veut retranscrire la légende des « fils de la Toussaint » en réitérant l’immortelle formule de Benboulaid à la veille du 01 Novembre 1954 : « nous allons faire accoucher l’histoire ».  Quand une date à forte charge symbolique, dans l’histoire du pays, croise un choix politique majeur, à savoir la désignation ou pas d’un président, l’onde de choc est porteuse de tous les dangers.

L’enjeu est de taille pour les uns comme pour les autres. Le système est soucieux de la tenue des présidentielles coûte que coûte, il y va de sa crédibilité à l’extérieur et de sa survie politique à l’intérieur du pays. La pression populaire joue son tout va pour infléchir la trajectoire de l’histoire et proposer un autre dénouement de la crise politique qui secoue le pays depuis plus de huit mois.

L’absence d’une troisième force de proposition est à déplorer. Le pays ne doit pas être tenu en tenaille entre les aspirations des uns et la détermination des autres. 

Les calculs des réseaux DRS

 Dans ce bras de fer décisif aucun des protagonistes n’est enclin à des concessions. Les surenchères sont de mise et le risque d’usage de la violence devient possible. Il existe des éléments nuisibles venus de l’ancien DRS (services algériens) , dissimulés dans les interstices, qui veulent retourner la pression populaire contre l’armée. Pour ces partisans de la politique du pire, un contexte de tension maintenue est une occasion à saisir. Il y va de leur intérêt de faire durer le Hirak le plus longtemps possible afin de provoquer des affrontements. Heureusement il existe dans les rouages de l’Etat algérien des hommes et des femmes soucieux de préserver le pays de ces dérives. Le sang des algériens est plus précieux que les appétences politiques d’une poignée de revanchards du l’ex DRS. 

Le caractère pacifique « Silmia » est devenu la marque d’existence de la pression populaire. Cet étendard est reconnu. La raison doit l’emporter sur les ambitions. Il y va de la préservation du pays. 

Il est temps de placer le pays au-delà de toute considération idéologique, doctrinale, politique. Reporter la crise aux calendes grecques, ce serait imposer au peuple une crise économique qui avance à pas de géant. Le pays appartient à tous les Algériens. Un certain réalisme politique doit s’imposer de part et d’autre dans les plus brefs délais.

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reda
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reda

arrêter de dire importe quoi avec votre redondance sur les réseaux de.l’ex drs, vous vous cachez derrière cette stupidite d’esprit et dr désinformation .pour venir en soutien au régime pourri en Algérie qui a détruit le pays depuis 62 .
vos spéculations n’intéressent personne.