Algérie, le général Chengriha, l’anti Gaïd Salah

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Le cher d’Etat Major alg&rien, le général Saïd Chengriha, en se rendant en tenue civile aux Emirats, montre qu’il se démarque de la démarche de son prédécesseur, Gaïd Salah, qui avait pour habitude de se présenter devant Mohamed Ben Zayed, le prince héritier des Emirats Arabes Unis, en tenue militaire.

Une chronique du site « Algérie Patriotique« , un site bien informé proche de certains milieux militaires

Le général Saïd Chengriha a, dès sa première sortie médiatique, concentré son discours lu devant le haut commandement de l’ANP sur les aspects techniques et pratiques liés au métier de soldat et aux missions constitutionnelles de l’institution militaire. Les discours qui ont suivi ont abondé dans le même sens, le chef de l’armée se focalisant sur la nécessité de défendre l’intégrité du territoire des graves menaces qui pèsent sur la sécurité nationale, sans interférer aucunement dans les aspects politiques, abandonnant l’approche belliciste du général Ahmed Gaïd-Salah, qui s’était autoproclamé chef de l’Etat et est mort en tant que tel, puisqu’il sera enterré aux côtés des anciens présidents de la République. Ses portraits sont, par ailleurs, exhibés par quelques commis locaux nostalgiques de la courte ère de celui qui a marqué de son empreinte une des périodes les plus noires de l’histoire contemporaine du pays, en remplissant les prisons par pur esprit de vengeance.

La non ingérence revendiquée

Aux Emiratis, le général Saïd Chengriha a voulu marquer son rejet de toute tutelle des Al-Nahyane dont l’ingérence, à peine voilée, est décriée par les millions de citoyens qui continuent de battre le pavé de façon toujours aussi massive deux mois et demi après l’élection présidentielle controversée du 12 décembre. C’est donc en tenue civile que le chef d’état-major de l’ANP s’est déplacé aux Emirats pour lever toute équivoque quant à la doctrine immuable de l’armée algérienne, qui rejette toute velléité de se voir dicter la conduite à suivre par quelque Etat étranger que ce soit, fût-il un pays «frère». La décision du général Chengriha de troquer l’uniforme kaki contre le costume-cravate est loin d’être un simple choix «esthétique».

L’adepte du principe de l’ingérence Mohamed Ben Zayed a-t-il compris le message? 

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