Algérie, la stratégie du pourrissement

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Les manifestations de ce vendredi 12 Avril, menacées par des heurts entre les manifestants et les forces de sécurité, constituent sans doute une étape à haut risque du processus démocratique en cours en Algérie. Une chronique de l’universitaire Mohand Tamgout

« L’ennui avec nos hommes politiques, c’est qu’on croit faire leur caricature, alors qu’on fait leur portrait ». La boutade du caricaturiste Sennep  s’applique à la lettre aux dirigeants algériens et notamment aux 3 B, ces Bensalah, Belaiz, Bedoui- qui restent à la tète du Conseil de la Nation, du Conseil constitutionnel et du gouvernement. En adoptant l’option constitutionnelle, la Camarilla militaire au pouvoir  pense ainsi maintenir un contrôle sur le processus transitionnel. L’ANP et le clan présidentiel tentent une redéfinition de leurs prérogatives dans un système agonisant

Mais ce scénario oublie une variable devenue essentielle, à savoir le peuple lui même. Or une fois passée l’euphorie du départ du président Bouteflika, la rue devrait s’exprimer à nouveau, ce vendredi 12 avril, pour protester contre le rituel proposé.

Les camions anti émeutes qui ont été déployés dans les grandes villes algériennes et les heurts qui ont eu lieu ces derniers jours entre la police et les jeunes manifestants pourrait bien annoncer de sérieux dérapages, ce vendredi 12 avril, dans les rues algériennes. Dans une telle hypothèse, l’accord qui s’est dessiné avec bonheur entre l’armée et le peuple ces huit dernières semaines serait rompu.

Vers un plan B

L’armée est-elle habitée subitement par un esprit de légalisme ? Ou les militaires, en jouant cette carte constitutionnelle impopulaire, préparent-ils un plan de substitution ? Et si l’armée qui détient les clés du pouvoir réel depuis l’indépendance en 1962 ne comptait pas aujourd’hui l’offrir à un pouvoir civil légitime? Et si les généraux préféraient jouer le pourrissement en se plaçant dans une tradition de confrontation? Et si l’armée algérienne  cherchait à siffler la fin de la récréation populaire pour rester l’arbitre de la transition? Et si le chef d’état major, Gaïd Salah, était avant tout l’adepte d’une restauration autoritaire à la Sissi? Autant de questions légitimes qu’on ne peut pas aujourd’hui ignorer. 

D’un côté, la pression populaire, toujours mobilisée, aspire à se libérer d’un système oppressant jouant la carte d’expression pacifiste depuis le 22 février. De l’autre côté, un système désemparé parie sur l’essoufflement de la pression populaire. Ces deux forces opposées s’affrontent, l’une occupant la rue, l’autre squattant les institutions. Jusqu’à quand?

La tentation autoritaire

L’usage récent des moyens répressifs contre les manifestants augure-t-il un changement de cap dans le traitement de la crise ? L’analyse des évènements depuis le 22 février montre bien que l’armée a laissé faire tant que la dynamique de revendication populaire apportait de l’eau à son moulin. Fait majeur, le renseignement militaire (ou DCSA), bras armé des militaires, a récupéré la quasi la totalité des pouvoirs de l’ancien DRS (services algériens). Un coup de maître, sans doute, mais pour quelle perspective? Le retour de la police politique serait-il à l’ordre du jour?  

Habité par la crainte d’ingérence étrangère, dans un environnement régional hostile, l’armée laisse faire le personnel politique l’application des dispositions constitutionnelles dans une conformité magistrale. Mais, elle tend à maitriser tous les paramètres sécuritaires afin d’éviter tout dérapage. Elle laisse le personnel politique chargé de la transition occuper les devant de la scène tout en se réservant la possibilité d’intervenir au moment opportun.

Des risques de débordement

La stratégie de pourrissement, savamment conçue par les officines de l’armée, comporte de sérieux risques. Dans cette hypothèse, les réseaux du général Toufik, l’ancien chef tout puissant de l’ex DRS (services algériens), qui ne réagissent pas dans l’intérêt suprême du pays, ne resteront pas inactifs. Ils chercheront, y compris en manipulant certains manifestants, à imposer leur vison du pouvoir inspirée par le clanisme, le régionalisme et hélas un modèle proprement mafieux qu’ils ont expérimenté pendant tant d’années.

Le scénario caché pourrait, hélas, l’emporter lorsque l’équipe politique des trois B héritée de l’ère Bouteflika aura épuisé toutes les forces face à la pression populaire. Il est fort à parier de voir les démissions en cascade laissant le champ libre à une vacance de pouvoir que l’institution militaire sera trop heureuse de combler.

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Slogman
Invité
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La stratégie du pourrissement comme pour les Gilets jaunes !

Slogman
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Slogman

Grève générale pour le départ des 3 B et Sergent Garcia !

Janot
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Janot

Pourquoi ces 120 Généraux ont accepté ce voyou de Boutef avec son clan Marocain dans une illégitimité que le peuple lui impose depuis 1999?????l’Armée est infiltré depuis que Boumediene avait introduit  » 3 israelos-Marocains à des Postes importants au Ministere de la Defense .Ces Jeunes Officiers arrivés de Moscou en 1963 étaient bloqués dans la construction d’une grande base navale à Alger mais main mise de ces agents de Syks Picot sur cette base ,les deux sont jusqu’à maintenant en fonction avec Boutef contre le peuple Algerien.Ces Generaux n’ont enregistrés aucune raction envers ces ennemis de la Nation depuis 1962.

Slogman
Invité
Slogman

Mon miroir m’a dit: « Le coup d’Etat a déjà eu lieu ! Pauvre naïfs que de croire que la Révolution existe encore ! Depuis l’assassinat de Abane Ramdane et autres enfants de l’Algerie par des Algériens, ce pays est à jamais maudit ! Les cris des égorgés de Bentalha, et ceux des personnes ligotées jetées d’helicopteres en mer ou près de Medea (dont un avocat) , …. ces cris là perpétuent la malediction de ces peuples enracinés dans l’acceptation et le crime …. ! Pensez au dernier souffle de Abane Ramdane, peuple fier d’être inconscient (béni bambia) ! Pensez – vous vraiment qu’il suffit d’un Coup de balai pour faire disparaître la noirceur de ce peuple qui a goûté à la corruption ? Que de manifestants rêvent de Paix et de Bonheur … pour eux ! Ils ont perdu la notion de solidarité et de sacrifice pour la remplacer par… Lire la suite »

Youssef
Invité
Youssef

Une donne importante que l’auteur semble, soit ne pas connaître, soit occulter, est que ces heurts n’étaient pas entre les manifestants qui ont été à l’instar des 7 autres marches, pacifiques et citoyens. Ces heurts ont été provoqués par un groupuscule missionné pour tenter de ternir ces millions de citoyens sortis non seulement à Alger mais dans tous les coins d’Algérie. Il faut être à Alger pour constater ce genre de tentatives depuis le début.

si tahar
Invité

IL N’Y’AURA PAS DE COUP D ‘ETAT EN ALGERIE,CAR LES GENERAUX DE 1992 ( PROMO LACOSTE) NE SONT PAS LA,ET DE JEUNES OFFICIERS ONT JURE DE NE PAS SUIVRE NOTRE « SERGENT GARCIA » EN CAS DE DEBORDEMENTS SERIEUX,CAR LES REVENDICATIONS DU PEUPLE ALGERIEN SONT LIGITIMES ET PAS IMPOSSIBLES A REALISER

Slogman
Invité
Slogman

Faut bien que Gaid Salah joue à Zorro et sauve sa fortune comme avait gagné la sienne Hadad and Co !

Que fait le fils de Gaid Salah déjà ?

Pauvre Algériens qui croient que la Révolution a gagné !

Comme pour les gilets jaunes en France , on leur donne l’illusion d’une victoire …. D’être écouté et puis le manège continue avec les recyclables du FLN, RCD, RND, le parti imprononçable de Benflis, FfS, et PT qui ne pete pas plus loin que Hanoun la milliardaire qui joue à Marx !

maamar
Invité
maamar

vous censurez mes contributions pourquoi???????

maamar
Invité
maamar

Pauvre algérie.Un avenir incertain attend ce joyau que la France a bien enchainé son pouvoir de manière irreversible.Vous pensez que la soi disant fierté de son peuple sera d’un quelconque apport pour casser les chaines placées avec l’aide de la mafia des géneraux qui ont tout bousillé en transferant les milliards de dollars vers les paradis fiscaux et en prenant de gros interets dans l’hexagone sans oublier de faire déguerpir des milliers de cadres et en massacrant plus de 200.000 pauvres bougres.Tout est sinistré, grace à la rente petroliere plus rien n’est possible pour faire vivre des millions de personnes sans boussole ni projet d’avenir.Au jour à jour la populace finira par recourber l’échine et reviendra à ses habitudes de peuple maudit par l’histoire.

algerien et fier
Invité
algerien et fier

le peuple Algérien est toujours ignoré dans les calcules stratégiques, cette fois si, ce meme peuple fera échouer toute tentative contre révolutionnaire ni les forces cachés ni l’armée encore moins la bande a picsou de boutef pourraient écarter le peuple de l’équation