Alger, la diaspora hostile à la tenue des élections présidentielles

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« Algériens sans frontières » a organisé le 9 & 10 novembre 2019 une conférence à Genève ( Suisse) dans le but de permettre à des experts,
à des personnalités politiques connues et à des représentants de collectif d’algériens venus d’Algérie, d’Europe et des Etats Unis de se réunir et de débattre de leurs propositions de sortie de crise, une crise multidimensionnelle que vit le pays depuis le 22 février 2019.

Les relais traditionnels du pouvoir algérien en Europe et en France, comme l’Amicale des Algéries ou certains medias aux ordres, sont tombés, ces derniers mois, en catalepsie. Du coup, la disapora s’organise qui à l’image du Hirak en Algérie, s’oppose de plus en plus ouvertement aux initiatives de l’institution militiare aujourd’hui aux commandes.

Les services discrètement présents

La conférence organisée à Genève les 9 et 10 novembre a été organisée « dans le but de converger vers une solution de transition réaliste, émanant d’algériennes et d’algériens et par conséquent basée sur les critères et les caractéristiques relatifs uniquement à la société algérienne, à son histoire millénaire et à sa richesse culturelle”, a déclaré
Mr. Lachemi Belhocine, le président de Algériens sans frontières.

Chafik Ben Guesmia et Rym Bourezak, respectivement vice président et administratrice de Algériens sans frontières ,ont quant à eux tous deux insisté sur le caractère pacifique du Hirak et de la solution de transition qui devrait être implémentée également “ dans la paix, le calme et la sérénité et répondre complètement et sans failles aux revendications exprimées par le peuple algériens depuis le 22 février”. « La date du 12 décembre doit absolument ne pas être considérée comme une date butoir”, nous a souligné également Mr. Chafik Ben Guesmia.

Autant de prises de position qui n’ont pas échappé au pouvoir militiare à Alger dans la mesure ou les services secrets avaient discrètement envoyé quelques émissaires à cette réunion semi publique.

La conférence qui a réuni plus de 60 personnes a ratissé large sur le plan politique. Elle a aussi bien compté parmi ses intervenants Belaid Abane, médecin et neveu du Chahid Abane Ramdan, qu’Ahmed Benbitour, ancien premier ministre qui fut un moment le candidat du chef d’état major et maitre du calendrier politique algérien, Gaïd Salah, pour la présidentielle de décembre.

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