Alger, du rififi au sein du FLN

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A Alger, rien ne va plus entre Amar Saâdani, le patron du FLN, le principal parti algérien et plusieurs de ses lieutenants. Le courant notamment ne passe plus avec Mohamed Djemaï, le président du groupe parlementaire. Amar Saâdani avait promis à ce dernier de faire partie du nouveau gouvernement que toute l’Algérie attendait depuis l’adoption de la Nouvelle constitution par les deux chambres du Parlement.
Depuis l’élection présidentielle d’avril 2014, Mohamed Djemaï  s’est mis entièrement au service du clan présidentiel comme de nombreux acteurs politiques algériens. Mais après tant d’efforts, il s’attendait à un retour sur investissement.
La course aux postes
Le sieur Djemaï, originaire de la wilaya de Tébessa, à l’est du pays tout près de la frontière algérienne, a même mobilisé des sommes colossales pour satisfaire les projets de son clan. Réputé pour être l’un des propriétaires du groupe Starlight, un opérateur économique spécialisé dans l’électroménager, Djemaï a dépensé sans compter dans l’espoir d’être récompensé un jour par un portefeuille ministériel.
A la veille de l’adoption de la nouvelle constitution, Amar Saâdani a promis à son lieutenant le plus fidèle le poste de ministre des Sports et de la jeunesse. Mohamed Djemaï en rèvait.
Mais ce rêve ne se réalisera pas car au Palais d’EL-Mouradia, la Présidence Algérienne, le « provincial » Djemaï n’est pas apprécié. Cet homme de main issu des milieux de la contrebande est même méprisé par les proches de Bouteflika. Un Djemaï ministre ? Non, jamais.
Bouteflika sur la défensive
Le couperet est tombé lorsqu »une source autorisée » à la Présidence Algérienne apporte un cinglant démenti à toutes les spéculations : la démission de l’actuel gouvernement « n’est pas à l’ordre du jour ». Contre toute attente, Bouteflika bloque le remaniement ministériel et refuse de signer la feuille de route que les différents clans voulaient lui proposer.
Les Bouteflika se méfient de ces nouveaux noms qu’on voulait leur imposer.
Coup dur et camouflet pour Amar Saâdani qui ne doit pas perdre la face. Est ce qu’il ne paierait pas sa trop grande proximité avec le géénral Gaït Salah, l’homme dort aujourd’hui de l’institution militaire qui peut être tenté, un jour, d’abattre ses propres cartes sans se soumettre aux décisions du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika?
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