Tunisie, Abdelkrim Zbidi, possible candidat du Sahel à la présidentielle

Abdelkarim Zbidi takes the Tunisian Defence minister Oath of Office during the country's new government swearing-in ceremony on December 24, 2011 at the Carthage Palace in Tunis. The day before, Tunisia's constituent assembly overwhelmingly approved the north African country's new government, two months after the first free elections since its January revolution. The line-up unveiled Jebali of the moderate Islamist Ennahda party was approved in a confidence vote with 154 in favour, 38 opposed and 11 abstaining, after a full day's debate. AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)
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Les grandes manoeuvres en vue des élections présidentielles du 15 septembre prochain ont débuté dans une Tunisie qui ne croit plus guère aux partis politiques traditionnels.

Le ministre tunisien de la Défense, Abdelkrim Zbidi, prépare discrètement sa candidature aux élections présidentielles. Des sites internet influents connus notamment pour leur hostilité aux islamistes d’Ennahdha, appellent à une candidature de rassemblement incarnée par cet homme du Sahel, cette riche région côtière et touristique dont les élites, depuis l’Indépendance, gouvernent la Tunisie.

Le ministre tunisien de la défense accompagné du secrétaire d’Etat américain à la Défense

Médecin de formation, universitaire compétent et notable posé, Abdelkrim Zbidi a toujours eu la confiance de Beji Caïd Essebsi. Lequel, dès sa nomination comme Premier ministre en mars 2011, l’avait appelé à ses côtés et avait même tenté, en juin 2019, de le nommer chef du gouvernement au lieu et place de Youssef Chahed.

Kamel Eltaief à la manoeuvre

Le ministre de la Défense bénéficie du soutien de Kamel Eltaief, cet homme de l’ombre redouté qui, depuis Ben Ali dont il était l’intime et le principal conseiller jusqu’ai mariage de l’ex président tunisien en 1992,, fait et défait les carrières dans la police et la politique.

Ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi a eu des relations compliquées avec lesmilitaires français mais a favorisé en revanche la présence militaire américaine en Tunisie. L’appui de Washington à son éventuelle candidature constituerait naturellement un atout essentiel.

A condition naturellement que le parrainage américain reste discret face à une société tunisienne plus nationalsite qu’on ne le pense parfois.

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