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Notre semaine culturelle débute avec Nuits d’Afrique au Club Balattou à Montréal

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Des cordes de la kora mandingue aux guitares électriques de la rumba kinoise, des archives panafricaines projetées à Paris aux pages vibrantes d’un roman nigérian, l’Afrique culturelle circule et se réinvente cette semaine. À Montréal, Marseille ou La Cigale, artistes et œuvres déplacent les frontières, relient les diasporas et rappellent qu’il ne s’agit pas d’une périphérie créative, mais d’un centre en mouvement permanent

À Montréal, le Cabaret Nuits d’Afrique poursuit sa programmation au Club Balattou du 13 février jusqu’à la fin du mois. Concerts intimistes, artistes africains et diasporiques, rythmes métissés : une série de rendez-vous musicaux qui prolonge l’esprit du festival au cœur de l’hiver.

 

À Montréal, les Nuits d’Afrique ne s’arrêtent pas à l’été. Si le Festival international Nuits d’Afrique demeure l’un des grands rendez-vous culturels de juillet, son volet Cabaret assure une présence continue tout au long de l’année au Club Balattou, salle emblématique des musiques du monde.

À partir du 13 février, la programmation s’intensifie et enchaîne les concerts jusqu’à la fin du mois, confirmant la dynamique régulière de diffusion.

Le 13 février, Gabriel Schwartz (Trio Quintina) ouvre cette séquence avec un projet instrumental à la croisée des influences africaines, latines et méditerranéennes. Le format trio favorise l’improvisation et le dialogue entre les instruments, dans une approche sensible et structurée.

Le 14 février, place à Grèn Sémé. Le groupe réunionnais propose un univers mêlant chanson créole, reggae et rythmes afro-caribéens. Les textes engagés s’appuient sur une énergie scénique maîtrisée, sans surcharge, fidèle à l’esprit cabaret.

Le 15 février, The One Love Project investit la scène avec une proposition afro-fusion. Reggae, soul et afrobeat s’entrecroisent autour d’un socle rythmique solide. La dimension collective – percussions, harmonies vocales, groove – structure un concert pensé comme un moment de partage.

Après une courte pause, la programmation reprend le 19 février avec Kouadjo Marie-Rose et Le Djidji Band. L’artiste met en avant les traditions musicales ivoiriennes, portées par les percussions et le chant, tout en les inscrivant dans des arrangements contemporains.

Le 20 février, la scène accueille Zal Sissokho et Senny Camara, figures reconnues des musiques mandingues. La kora – harpe-luth emblématique d’Afrique de l’Ouest – dialogue avec la voix dans une approche épurée. Le concert s’inscrit dans une tradition orale transmise et réinventée, au plus près du public.

Le 21 février, le groupe Benkadi – dont le nom signifie « entente » ou « solidarité » – explore un répertoire d’Afrique de l’Ouest structuré autour des percussions et des chants collectifs.

Le 22 février, Afrovibes clôt cette séquence annoncée avec un projet afro-contemporain ouvert aux influences urbaines. Les rythmes traditionnels y rencontrent des arrangements modernes, dans une synthèse assumée.

Si ces dates structurent la seconde moitié du mois, le Cabaret Nuits d’Afrique ne s’arrête pas au 22 février. Fidèle à son principe de programmation continue, le Club Balattou poursuit les concerts au-delà de cette série, avec d’autres artistes annoncés progressivement.

Cette ouverture constitue l’un des atouts du dispositif : plutôt qu’un événement ponctuel, le Cabaret fonctionne comme une plateforme permanente de diffusion des musiques africaines et diasporiques à Montréal.

Le choix du Club Balattou n’est pas anodin. La salle, à taille humaine, privilégie l’écoute attentive et la proximité avec les musiciens. Loin des grandes scènes estivales, chaque concert repose ici sur la qualité de l’interprétation et l’interaction directe.

Dans un contexte hivernal, cette formule offre une alternative chaleureuse et immersive. Les musiques africaines et métissées ne sont pas présentées comme des objets folkloriques, mais comme des expressions contemporaines en circulation constante entre continents et diasporas.

Jusqu’à la fin février – et au-delà – le Cabaret Nuits d’Afrique confirme ainsi son rôle : maintenir vivante, semaine après semaine, la scène africaine à Montréal.  

 

Informations pratiques

Événement : Cabaret Nuits d’Afrique
Organisateur : Festival international Nuits d’Afrique
Lieu : Club Balattou, Montréal (Québec, Canada)
Période mise en avant : du 13 février jusqu’à la fin du mois (programmation ouverte au-delà)
Format : concerts intimistes – musiques africaines et afro-diasporiques
Billetterie : en ligne via le Club Balattou et aux guichets, dans la limite des places disponibles

 

Abi Daré et « La Fille qui ne voulait pas se taire », le pouvoir d’une voix

Dans ce roman puissant, Abi Daré raconte l’itinéraire d’une adolescente nigériane déterminée à conquérir son droit à l’éducation. À travers le destin d’Adunni, l’autrice explore mariages forcés, inégalités de genre et puissance libératrice de la parole.

Paru en anglais en 2020 sous le titre The Girl with the Louding Voice et publié en français en janvier 2026, La Fille qui ne voulait pas se taire de Abi Daré s’est imposé comme l’un des romans africains contemporains les plus lus à l’international. Porté par un bouche-à-oreille puissant, salué par des figures engagées pour l’éducation des filles, le livre conjugue émotion, dénonciation sociale et espoir lucide.

L’histoire se déroule au Nigeria. Adunni, quatorze ans, vit dans un village pauvre. Depuis l’enfance, elle nourrit un rêve simple et radical : aller à l’école, apprendre, devenir enseignante. Pour elle, l’éducation n’est pas seulement un moyen d’ascension sociale ; c’est la condition même de la dignité. Elle veut « avoir une voix », c’est-à-dire être capable de s’exprimer, de comprendre le monde, de décider pour elle-même.

Mais la réalité sociale la rattrape brutalement. Après la mort de sa mère, son père, accablé par la misère, la donne en mariage à un homme plus âgé, déjà polygame. En échange, il reçoit une dot. Le geste, présenté comme une nécessité économique, révèle surtout l’enracinement de pratiques patriarcales où le corps et l’avenir d’une jeune fille peuvent devenir une monnaie d’échange.

Chez son mari, Adunni découvre un univers de violence, de rivalités domestiques et d’isolement. Elle est réduite au silence, assignée à des tâches ménagères, sommée d’obéir. Le roman ne cède pas au sensationnalisme, mais il montre sans détour les conséquences du mariage forcé : interruption de la scolarité, maternité imposée, dépendance totale. L’autrice restitue avec précision les mécanismes sociaux qui rendent ces situations possibles et souvent invisibles.

Adunni finit par fuir. Son parcours la mène vers la ville, où elle travaille comme domestique dans une famille aisée. Là encore, les rapports de pouvoir sont présents : hiérarchie sociale, mépris de classe, exploitation. Pourtant, c’est aussi dans cet espace urbain que se dessine une possibilité de transformation. Au contact d’autres femmes, d’autres réalités, Adunni réactive son rêve d’éducation. Chaque page montre sa détermination intacte : apprendre à lire, à écrire, à parler « correctement » pour se faire entendre.

Abi Daré

Une voix comme acte de résistance

Le titre français met l’accent sur le refus du silence. Dans la version originale, l’expression « louding voice » – volontairement fautive – reflète la manière dont Adunni parle anglais. Ce choix stylistique est central. Abi Daré adopte une langue qui épouse la syntaxe et les hésitations de son héroïne. Loin d’être un effet folklorique, cette écriture incarne le processus même d’émancipation : maîtriser la langue, c’est conquérir un espace symbolique.

La voix d’Adunni n’est pas seulement individuelle. Elle devient celle de milliers de jeunes filles confrontées à des mariages précoces, à la pauvreté et à l’inégalité d’accès à l’éducation. Le roman s’inscrit dans un contexte nigérian précis, mais il dépasse largement ce cadre. Les tensions entre tradition et modernité, entre normes communautaires et aspirations personnelles, traversent de nombreuses sociétés.

Abi Daré ne caricature pas. Les figures masculines ne sont pas toutes monstrueuses ; certaines sont faibles, d’autres prisonnières de leur propre condition. De même, les femmes ne sont pas uniquement victimes : certaines participent à la reproduction des normes, d’autres deviennent des alliées inattendues. Cette complexité évite le manichéisme et renforce la crédibilité du récit.

Sur le plan documentaire, le roman éclaire des réalités chiffrées : au Nigeria, comme dans d’autres pays, les mariages précoces restent une problématique majeure. L’éducation des filles demeure un enjeu crucial de développement, avec des conséquences directes sur la santé, l’autonomie économique et la participation citoyenne. En mettant un visage et une voix sur ces statistiques, la fiction devient un outil de sensibilisation.

Le succès du livre tient aussi à son équilibre entre gravité et espérance. Malgré les épreuves, Adunni n’est jamais réduite à son statut de victime. Elle incarne une énergie, une capacité de projection vers l’avenir. Son rêve d’être enseignante symbolise une chaîne vertueuse : une fille éduquée peut à son tour en instruire d’autres.

La Fille qui ne voulait pas se taire est ainsi plus qu’un roman social. C’est une réflexion sur la parole comme pouvoir. Refuser le silence, c’est refuser l’effacement. À travers le destin d’Adunni, Abi Daré rappelle que l’éducation n’est pas un privilège mais un droit, et que donner une voix aux jeunes filles revient à transformer en profondeur les sociétés.

Informations pratiques

Titre : La Fille qui ne voulait pas se taire
Autrice : Abi Daré
Titre original : The Girl with the Louding Voice
Traduction française : publiée en janvier 2026
Édition française : disponible en format broché et poche
Nombre de pages : environ 400 pages (selon édition)
Disponibilité : en librairie et sur les principales plateformes de vente en ligne

 

Peinture et cinéma d’Haïti à Paris et Marseille avec Elsie Haas (18 et 19 février)

Le cycle CinéMansA consacre une double séance à l’artiste haïtienne Elsie Haas, à Paris puis à Marseille. Portrait filmé par Safi Faye, projection restaurée de Zatrap et rencontres publiques : une immersion dans une œuvre panafricaine entre peinture, cinéma et mémoire.

Le cycle CinéMansA élargit son format habituel et propose, les 18 et 19 février 2025, une double séance consacrée à l’artiste haïtienne Elsie Haas, peintre et cinéaste. Intitulée Regards sur Elsie Haas : peinture et cinéma d’Haïti, cette programmation se déploie à Paris puis à Marseille, autour de projections et de rencontres.

Conçu par Annabelle Aventurin, ce nouveau cycle met en lumière le cinéma panafricain à partir des archives de June Givanni, explorant leur rôle dans la transmission des mémoires cinématographiques et leur dialogue avec les créations contemporaines.

La séance s’ouvre avec Safi Faye, figure majeure du cinéma sénégalais, qui consacre en 1985 un court métrage à l’artiste : Elsie Haas, femme peintre et cinéaste d’Haïti (France/Sénégal, 8 min). Ce portrait offre une entrée directe dans le travail plastique de Haas, alors installée à Paris, et éclaire les liens entre sa pratique picturale et son regard cinématographique.

Le programme se poursuit avec Zatrap (France, 1978, 51 min), premier film réalisé par Elsie Haas. Tourné en créole martiniquais, le film propose une chronique du quotidien d’hommes et de femmes en Martinique. À travers une approche attentive aux gestes, aux voix et aux espaces, Zatrap restitue une réalité sociale rarement représentée à l’écran à la fin des années 1970.

La projection de la version numérisée récente de Zatrap est rendue possible grâce au soutien de University College London et de l’association Film Flamme, permettant de redonner visibilité à une œuvre peu diffusée mais centrale dans l’histoire des cinémas caribéens.

Une œuvre entre Haïti et la Caraïbe

Originaire d’Haïti, Elsie Haas développe une pratique multidisciplinaire qui traverse peinture, cinéma et performance. Son travail explore les réalités sociales et culturelles d’Haïti et de la Caraïbe, tout en s’inscrivant dans des circulations plus larges entre Europe, Afrique et Amériques.

Dans ses films comme dans ses toiles, la question de la mémoire occupe une place structurante. Il ne s’agit pas d’illustrer un passé, mais de travailler les traces : héritages coloniaux, transmissions familiales, langues créoles, représentations du quotidien. L’image devient un espace d’observation et d’affirmation identitaire.

Le dialogue entre le film de Safi Faye et Zatrap permet de saisir cette cohérence. Le portrait éclaire la démarche artistique ; le long métrage en déploie les principes formels et politiques.

À Paris, la séance du mercredi 18 février 2025 à 19h30 sera suivie d’un échange entre Elsie Haas et June Givanni, archiviste et fondatrice des archives panafricaines qui portent son nom. La discussion portera sur la circulation des œuvres, la préservation des archives et la place du cinéma caribéen dans l’histoire du cinéma mondial.

À Marseille, le jeudi 19 février 2025 à 19h30, la rencontre réunira Elsie Haas et Annabelle Aventurin. Ce second temps permettra d’élargir la réflexion aux enjeux contemporains de la création panafricaine et aux dialogues entre archives et productions actuelles.

En articulant projection et discussion, CinéMansA confirme sa volonté de faire du cinéma un espace critique et collectif. Le cycle ne se limite pas à la diffusion d’œuvres : il crée les conditions d’un échange direct entre artistes, chercheurs et publics.

Dans un paysage culturel où les cinémas afro-diasporiques demeurent encore sous-représentés, cette double séance constitue un moment de visibilité important pour une œuvre pionnière.

Informations pratiques

Événement : CinéMansA – Regards sur Elsie Haas : peinture et cinéma d’Haïti
Films projetés :
– Elsie Haas, femme peintre et cinéaste d’Haïti de Safi Faye (France/Sénégal, 1985, 8 min)
– Zatrap de Elsie Haas (France, 1978, 51 min – version numérisée)
Dates et lieux :
Paris – Mercredi 18 février 2025, 19h30 – Cinéma Le Grand Action
5 rue des Écoles, 75005 Paris
Marseille – Jeudi 19 février 2025, 19h30 – Cinéma La Baleine
59 cours Julien, 13006 Marseille

 

Soriba Sakho en concert à La Bellevilloise (20 février)

Le 20 février 2026, le musicien sénégalais Soriba Sakho investit La Bellevilloise pour un café-concert gratuit. Entre tradition mandingue et influences contemporaines, le joueur de kora propose une immersion dans l’héritage des griots d’Afrique de l’Ouest.

Le 20 février 2026, la scène de La Bellevilloise accueille Soriba Sakho pour un concert placé sous le signe des musiques mandingues. Organisée dans le cadre des cafés-concerts de la Halle aux Oliviers, la soirée met en avant un artiste profondément enraciné dans la tradition des griots d’Afrique de l’Ouest, tout en étant résolument ouvert aux influences contemporaines.

Originaire de la région de Tambacounda, au Sénégal, Soriba Sakho appartient à une lignée de musiciens et de conteurs. Il est joueur de kora, instrument emblématique de l’espace mandingue, à mi-chemin entre la harpe et le luth. Dotée de 21 cordes, la kora accompagne depuis des siècles les récits historiques, les chants d’éloge et les cérémonies communautaires. Elle occupe une place centrale dans la transmission orale des sociétés d’Afrique de l’Ouest.

Installé à Paris depuis 2007, Soriba Sakho a développé un projet artistique qui conjugue fidélité à la tradition et dialogue interculturel. À travers son groupe Esprit Mandingue, il propose un répertoire composé de pièces traditionnelles issues du Sénégal, du Mali ou de la Guinée, mais aussi de créations originales. Ces compositions intègrent des éléments empruntés à d’autres univers musicaux, comme la salsa, le reggae ou le mbalax sénégalais.

Le concert du 20 février s’inscrit dans cette dynamique. Dans la configuration intimiste de la Halle aux Oliviers, le public pourra entendre la kora dans toute sa richesse sonore : arpèges délicats, lignes mélodiques répétitives, variations rythmiques. La voix de l’artiste, portée par une diction claire et un timbre chaleureux, prolonge l’instrument en racontant des histoires de mémoire, d’exil, de transmission et de résilience.

La formule du café-concert renforce la proximité entre musiciens et spectateurs. À La Bellevilloise, le dispositif scénique favorise l’écoute attentive et l’échange direct. Loin des grandes scènes, l’espace permet de percevoir les nuances du jeu instrumental et les interactions entre les membres du groupe. Selon la formation réunie ce soir-là, Soriba Sakho peut être accompagné de musiciens à la basse, aux percussions ou à la guitare, offrant une palette sonore plus large tout en conservant la centralité de la kora.

Au-delà de la performance musicale, la venue de Soriba Sakho s’inscrit dans un paysage culturel parisien où les musiques africaines occupent une place croissante. Les scènes de la capitale accueillent régulièrement des artistes issus des diasporas africaines, contribuant à diversifier l’offre musicale et à renouveler les imaginaires sonores. Dans ce contexte, la présence d’un griot contemporain comme Soriba Sakho rappelle l’importance des traditions vivantes, loin de toute folklorisation.

 

Le concert du 20 février se distingue également par son accessibilité : l’entrée est gratuite, ce qui favorise un public large et diversifié. Cette gratuité participe d’une logique de diffusion culturelle ouverte, permettant à des auditeurs parfois peu familiers des musiques mandingues de découvrir cet univers.

Soriba Sakho ne se contente pas d’interpréter un patrimoine ; il le fait circuler. En jouant à Paris, il prolonge la trajectoire diasporique des musiques ouest-africaines, passées des cours royales mandingues aux scènes européennes contemporaines. La kora devient ainsi un pont entre continents, générations et cultures.

Informations pratiques

Artiste : Soriba Sakho
Date : vendredi 20 février 2026
Horaire : 20h – 22h (ouverture des portes à 19h)
Lieu : La Bellevilloise – Halle aux Oliviers
Adresse : 19-21 rue Boyer, 75020 Paris
Tarif : entrée gratuite, dans la limite des places disponibles

 

JB Mpiana à La Cigale à Paris (21 février)

Le 21 février 2026, JB Mpiana investit La Cigale pour un concert très attendu. Figure majeure de la rumba congolaise, l’artiste kinshasais promet une soirée intense, entre héritage musical, virtuosité orchestrale et communion festive avec le public parisien.

Le 21 février 2026, JB Mpiana se produira sur la scène de La Cigale, salle emblématique du boulevard de Rochechouart. L’événement marque l’un des temps forts africains de la saison hivernale à Paris et confirme la place centrale de la capitale française dans la diffusion de la rumba congolaise en Europe.

Né Jean-Bedel Mpiana Tshituka à Kinshasa, JB Mpiana s’impose dès les années 1990 comme l’un des leaders de la nouvelle génération de musiciens congolais. Cofondateur de Wenge Musica BCBG, formation mythique issue de la scission du groupe Wenge Musica, il contribue à redéfinir les contours de la rumba kinoise moderne. À la croisée de la tradition et du ndombolo, son style conjugue élégance vocale, puissance rythmique et sophistication orchestrale.

La rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, repose sur un équilibre subtil entre mélodie, polyphonie et séquences instrumentales dansantes appelées sebene. JB Mpiana maîtrise parfaitement cette architecture musicale. Ses concerts alternent passages lyriques et montées rythmiques, portées par des guitares électriques dialoguant avec la section rythmique. Le public, familier de ces codes, accompagne souvent les séquences dansées avec une ferveur collective.

La Cigale constitue un écrin idéal pour ce type de performance. Salle historique de la scène parisienne, elle offre une capacité intermédiaire permettant une véritable interaction entre artiste et spectateurs. Pour un concert de rumba, cette proximité est essentielle : la musique ne se limite pas à l’écoute, elle engage le corps, le mouvement et l’échange.

Au fil des années, JB Mpiana a construit une discographie solide, jalonnée de titres devenus des classiques auprès de la diaspora congolaise et des amateurs de musiques africaines. Ses textes abordent des thèmes universels – amour, relations sociales, ambition – tout en conservant les codes narratifs propres à la tradition musicale kinoise. Sur scène, il s’appuie sur un orchestre structuré, où chaque musicien occupe une place définie dans l’économie du son.

La venue de JB Mpiana à Paris ne relève pas du simple passage en tournée. Elle s’inscrit dans une continuité historique : depuis plusieurs décennies, la France constitue un espace privilégié pour les artistes congolais, en raison de la présence d’une importante diaspora et d’un public fidèle. Les concerts de rumba y prennent souvent la dimension d’événements communautaires autant que musicaux.

Le 21 février, le spectacle devrait s’articuler autour d’un répertoire mêlant morceaux emblématiques et titres plus récents. Fidèle à la tradition congolaise, la performance promet une mise en scène soignée, des costumes élégants et une dynamique collective forte. JB Mpiana, connu pour sa présence scénique charismatique, orchestre ses concerts comme de véritables cérémonies musicales.

Informations pratiques

Artiste : JB Mpiana
Date : samedi 21 février 2026
Lieu : La Cigale – 120 boulevard de Rochechouart, 75018 Paris
Genre : rumba congolaise/ndombolo
Billetterie : places disponibles via les plateformes officielles et le site de la salle
Accès : métro Pigalle ou Anvers

 

Deplick à l’Alhambra : la rumba congolaise à Paris (21 fevrier)

Le 21 février 2026, Deplick investit l’Alhambra à Paris pour une soirée dédiée à la rumba congolaise. Héritier de la grande tradition kinoise, l’artiste conjugue énergie scénique, patrimoine musical et sonorités contemporaines dans un concert très attendu.

Le 21 février 2026, la salle de l’Alhambra accueille Deplick, figure montante de la rumba congolaise. Annoncée comme l’un des rendez-vous africains majeurs de l’hiver à Paris, la soirée s’inscrit dans la continuité d’une présence forte des musiques d’Afrique centrale sur les scènes européennes.

Né à Kinshasa sous le nom de Fabrice Luangomba Nkoka, Deplick appartient à une génération d’artistes qui ont grandi dans l’ombre des grandes formations congolaises. Il a fait ses armes au sein de Wenge Musica Maison Mère, groupe emblématique dirigé par Werrason, véritable institution de la scène kinoise. Cette filiation artistique structure encore aujourd’hui son approche musicale.

La rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, repose sur un équilibre subtil entre guitares mélodiques, lignes de basse fluides, sections rythmiques précises et polyphonies vocales. Deplick s’inscrit pleinement dans cette tradition tout en la renouvelant. Son répertoire combine morceaux ancrés dans les codes classiques du genre et compositions originales plus contemporaines, influencées par le ndombolo et les musiques urbaines africaines.

Le concert parisien promet une immersion dans cet univers. Sur scène, Deplick est reconnu pour son énergie et son interaction constante avec le public. La rumba n’est pas uniquement une musique d’écoute : elle est indissociable de la danse, du mouvement, du collectif. Les séquences chantées alternent avec des passages instrumentaux où les guitares dialoguent, créant ces fameuses montées rythmiques caractéristiques des orchestres congolais.

L’Alhambra, salle historique du 10ᵉ arrondissement, constitue un écrin adapté à cette esthétique. Avec sa capacité intermédiaire et son acoustique travaillée, le lieu permet de restituer la richesse des arrangements sans sacrifier la proximité avec le public. Cette configuration favorise une ambiance festive mais maîtrisée, où chaque détail instrumental reste perceptible.

Au-delà de l’événement ponctuel, la venue de Deplick s’inscrit dans un contexte plus large : celui de la vitalité de la diaspora congolaise en France. Paris demeure l’un des principaux pôles de diffusion de la rumba hors d’Afrique centrale. Les concerts attirent un public composite, mêlant amateurs avertis, membres de la diaspora et curieux venus découvrir un pan essentiel du patrimoine musical africain.

 

Deplick incarne une génération qui ne rompt pas avec l’héritage, mais qui le prolonge. Ses textes abordent des thèmes universels — amour, relations sociales, ambition, réussite — tout en conservant les codes narratifs propres à la tradition congolaise. Le chant alterne douceur et puissance, soutenu par des arrangements dynamiques.

Le 21 février, le public parisien assistera ainsi à une performance qui conjugue tradition et modernité. La rumba congolaise, loin d’être figée, continue d’évoluer à travers des artistes comme Deplick. Ce concert à l’Alhambra offre l’occasion de mesurer la vitalité d’un genre musical qui a traversé les décennies et les frontières.

 

Informations pratiques

Artiste : Deplick
Date : samedi 21 février 2026
Horaire : ouverture des portes 18 h – concert 19h
Lieu : Alhambra
21 rue Yves Toudic, 75010 Paris
Genre : rumba congolaise/musique africaine
Tarifs : billetterie payante (selon placement)
Accès : métro République ou Jacques Bonsergent