Les otages, toujours une mine d’or pour Aqmi

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Contrairement à Daech qui ne négocie pas la vie de ses prisonniers, Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) continue de tirer un grand profit des négociations d’otages. Dans un message transmis le mardi 12 janvier au journal mauritanien « Al Akhbar », le groupe terroriste explique aux dirigeants sud-africains et suédois dont plusieurs ressortissants sont encore retenus au Sahel qu’il est prèt à négocier négocier leur libération. Et le groupe djihadiste précise même le mode d’emploi: pas question de passer par la France, présente militairement dans la région. Mieux vaut négocier directement. Les deux pays, précise le communiqué d’Aqmi, doivent accepter « les mêmes revendications que le gouvernement français a acceptées » pour délivrer les prisonniers. Dans un autre message réceptionné quatre jours plus tôt par le même journal, l’un des chefs d’Aqmi, Yaya Abou Hamam avait déclaré qu’en 2013, François Hollande avait « lui-même négocié la libération des otages français » capturés par AQMI, « en échange de la libération de sept jihadistes des prisons maliennes » et contre d’autres « conditions importantes ».

Depuis 2009, les dirigeants français ont versé à plusieurs reprises d’importantes rançons afin d’obtenir la libération de ses ressortissants en Afrique de l’Ouest. Ce qu’ils ont jusqu’à aujourd’hui toujours nié.

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