Brazzaville, des journalistes violentés par des nervis

Partages

Parmi les journalistes agressé par des civils non identifiés le 30 Novembre, se trouve Loïcia Martial Mbon, correspondant au Congo de RFI et AFP, ainsi que d’autres journalistes des rédactions étrangères dont BBC. Ils ont été agressés à Brazzaville. 

De nombreux cas des brutalités policières s’exerçant sur des journalistes sont, sans cesse, dénoncés. Comme cet incident survenu, ce jeudi 30 novembre, peu avant 17 heures, des hommes en civil (vraisemblablement des éléments de la DGST) ont entrepris un état de siège des locaux du bi-hebdomadaire La Semaine Africaine, à Brazzaville, où les journalistes ont répondu à l’appel de la conférence de presse des avocats de l’opposant André Okombi Salissa, incarcéré, depuis le 10 janvier 2017, à la Direction générale de surveillance du territoire (DGST). Parmi les chefs d’inculpation retenus contre cet ancien ministre de Sassou (il a occupé différents portefeuilles), figure l’« atteinte à la sûreté intérieure  » et « détention illégale d’armes de guerre ».

Agressions physiques et confiscation des matériels

 Le correspondant de RFI et AFP, Loïcia Martial Mbon ainsi que d’autres journalistes des médias locaux et étrangers, ont été violemment pris à partie. Micros, téléphones portables, enregistreurs…leurs matériels ont été confisqués. Loïcia Martial s’en tirerait avec de lésions à l’oreille, selon Africanews.

Le Congo – Brazzaville occupe la 115 e place au classement mondial de la liberté de la presse 2017.

 

Russel Morley Moussala

Partages
Publicités