Alger, des plaintes contre le général Bendaoud.

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Le général Abdelhamid Bendaoud, dit « Ali », ancien attaché du DRS (services algériens) à l’ambassade algérienne à Genève puis à l’ambassade d’Algérie à Paris pendant plus de dix ans, avait su ménager l’avenir en veillant dans les deux capitales aux intérêts financiers du clan Bouteflika, et notamment de la mère du chef de l’Etat. A Paris, le bon général avait réussi à tisser une formidable toile d’araignées en s’appuyant notamment sur le numéro deux de la Mosquée, toujours en fonctions, qui représente depuis des lustres les services algériens auprès du patron de l’institution, le recteur Boubekeur. Du bon travail!

Monsieur « Bons Offices »

Nommé à son retour à Alger conseiller à la présidence algérienne puis promu au grade de général major, le général Bendaoud réussit dans un premier temps à survivre à la tornade qui vit l’éviction de son ancien patron, le puissant général Toufik, de la tète du DRS. Hélas, ce gradé intelligent et habile fut limogé en juillet 2015 avec quatorze autres généraux restés proches de Toufik.

Pire, il est la victime de plusieurs hommes d’affaires, notamment kabyles, qui ont déposé plainte contre lui. D’après les accusations de ces derniers, des ingrats sans doute, il aurait tenté, alors qu’il était tout puissant, quelques missions bons offices bien rémunérées qui n’auraient guère abouti.

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)