Alger, l’empire Rebrab vacille

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Les déboires de Issad Rebrab, l’homme d’affaires le plus riche d’Algérie, se poursuivent. La filiale algérienne du géant américain Coca Cola a décidé de revoir sa collaboration avec le groupe Cevital, présidé par Rebrab, à partir du début de cette année 2018. Jusqu’à présent, Coca Cola achetait tout son sucre à Cevital pour fabriquer ses célèbres boissons gazeuses qui dominent largement le marché algérien.

Or à partir de ce mois de janvier, Coca Cola a décidé de changer de fournisseurs et la moitié des quantités de sucre dont elle a besoin seront désormais commandés chez le concurrent de Rebrab, la sucrerie et raffinerie du groupe La Belle appartenant à l’homme d’affaires Djilali Dahmani, partenaire du groupe français Cristal Union. Située à Ouled Moussa, Boumerdès, tout près d’Alger, c’est donc cette raffinerie qui fournira entre 40 à 50 mille tonnes de sucre à l’unité de production de Coca Cola dans la zone industrielle de Rouiba (Alger).

Un véritable coup dur pour Rebrab, un retournement de situation qui pourrait causer de sérieux préjudices financiers au richissime homme d’affaires qui doit se battre sur d’autres fronts contre plusieurs adversaires comme les Kouninef, qui s’apprêtent à mettre un terme définitif à son monopole dans la trituration de graines oléagineuses pour la production d’huile. L’empire Rebrab se retrouve un peu plus dans l’oeil du cyclone, alors que le richissime homme d’affaires était jusqu’alors habitué à régner sans partage du temps de ses amis les généraux Toufik, Nezzar et Touati.

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